Biographies - Haut Défi, c’est deux frères!
Frédéric Bleau
Né le 29 avril 1980, j’ai grandi et vécu à St-Bruno-de-Montarville en banlieue sud de Montréal. A 14 ans, j’escaladais le Mont Washington au New Hampshire pour la première fois en compagnie de mon père et mon frère. Depuis ce temps, j’ai connu un immense plaisir à vivre des expériences aventureuses au contact des milieux naturels.

C’est lors d’un voyage en Amérique du sud, à l’été 2000, que la passion de la haute montagne m’a envahi. Avec Eric Lavoie, nous avons tenté l’ascension du mont Misti 5700 m, un volcan mythique du Pérou. Ce fut un échec mais un échec très constructif. Il fallait maintenant comprendre la raison de cette tentative ratée et découvrir qu’elle était reliée à l’ampleur de l’altitude. En 2002, mon frère et moi sommes partis à la conquête de quelques sommets dans les rocheuses canadiennes. Au début de la vingtaine, la haute altitude me fascinait déjà. Durant la même année, je me joins à l’organisation Greenpeace. Un organisme qui correspond à mes valeurs et qui me permet d’utiliser mon professionalisme en escalade industrielle pour former des grimpeurs de haut niveau.

En juin 2003, les frères Éric et Robert Lavoie et moi avons décidé d’entreprendre un projet d’envergure, soit l’ascension des deux plus hauts sommets de l’Équateur, le Cotopaxi à 5975 m et le Chimborazo à 6310 m.
Le test fut très concluant et mon intérêt pour l’alpinisme en fut confirmé.
En 2004, j’ai retrouvé mon frère et Sébastien Duceppe pour un périple d’escalade de divers 6000 m à travers l’Amérique du sud. J’ai eu les mêmes partenaires pour notre expédition au Pic Lénine en 2006. En juin 2008, j’ai atteint le sommet du mont Mckinley avec mon frère et deux nouveaux partenaires, Yann Tissier et Frédéric Heymes. Mon regard se tourne aujourd’hui vers l’Himalaya.

Académiquement, j’ai terminé un baccalauréat en géographie à l’Université du Québec à Montréal en 2004. Depuis plus de cinq ans, je suis associé à Greenpeace Canada , où j’ai travaillé comme directeur-adjoint du bureau de Montréal. Toujours pour Greenpeace, j’ai traversé les mers avec un des bateaux de l’organisation, le très connu ’’Arctic Sunrise’’.

François-Xavier Bleau
C’est tout petit que le goût de l’aventure est né. Je me rappelle les nombreux abris ou "maisons" de carton et de couvertures que nous faisions mon frère et moi, voulant recréer un petit confort précaire à notre échelle, s’imaginant qu’il nous protégerait d’un extérieur menaçant. Cette idée de me retrouver dans des contextes où il faut combattre pour être bien et confortable, ainsi que le sentiment d’être petit et vulnérable dans un environnement géant m’a toujours animé et poussé à réaliser ces aventures.

Bien sûr, ceci s’est fait par une longue progression en commençant tout près de chez moi, au mont St-Bruno, colline de 218m, avec mes parents. Ensuite, mon père nous a amené gravir tous les collines montérégiennes et sommets de l’Estrie jusqu’au mont Mégantic, et avec ma mère au mont Albert dans les Chic-Choc. L’altitude de 1000m m’avait beaucoup marquée, cette fameuse zone alpine qui coiffe le sommet était pour moi le symbole de l’éloignement, de la nature que l’on ne contrôle plus. C’est alors que la quête de cette sensation m’a envahit et qu’il a fallu aller plus haut...
Les White Mountains et les Adirondacks sont devenus les nouveaux terrains de jeux pendant l’adolescence. C’est d’ailleurs au sommet du mont Washington, à l’intérieur du belvédère, que je me rappelle une photo du musée de la montagne où il y avait des grimpeurs qui le faisaient en hiver dans un décor des plus glaciaux. C’est à ce moment que le goût de l’alpinisme est né, je crois. C’était du moins le prochain défi.

Pour le faire l’hiver, il fallait de l’expérience. En tout cas, un peu, mais aussi beaucoup d’équipement pour vaincre le climat et les difficultés subséquentes. C’est seulement en mars 2001, après deux tentatives à l’hiver 2000, que j’ai gravi les 1920 mètres glacés du mont Washington avec un copain. Entre temps, j’avais eu l’occasion de faire mes premiers contacts avec l’altitude dans l’ouest canadien en 1998. Au massif du mont Blanc dans les Alpes en 1999; dans la chaîne des Carpates en Roumanie en 2000 et enfin dans les Andes péruviennes par le chemin des Incas (camino inca), qui m’a fait découvrir le Machu Pichu la même année.

J’étais donc initié à l’alpinisme. Après quelques cours de techniques en haute montagne, je retourne avec mon frère dans les Rocheuses gravir les sommets qui m’avaient fait rêver. Quelques échecs formateurs et une réussite, soit le mont Athabaska (3450m), la première véritable ascension alpine. Les grands projets sont maintenant lancés. Après un séjour au Japon où j’ai gravi le Fuji yama en 2003, nous préparons en 2004 une traversée des Andes, de la Bolivie jusqu’à la Patagonie. Sept sommets de plus de 5000m et 6000m seront gravis dont le point culminant des Amériques, l’Aconcagua (6962m).

Dans le but de préparer la prochaine expédition, j’ai monté le point culminant de l’Amérique centrale, le Tamujulco au Guatemala en janvier 2006 et le Pico de Orizaba au Mexique en avril 2006. Le retour au manque d’oxygène fut bien marquant dans ces ascensions rapides, ce qui nous a mis en garde et nous a rappellé quelques dangers qu’il fallait prendre en considération pour le Pic Lénine, qui dépasse les 7000 mètres. Ce dernier nous a échappé par cause d’un facteur humain, mais une bonne expérience en a résulté. Le Denali en Alaska pour 2009 pour une deuxième fois! Dernièrement, l’ascension jusqu’à 7700m sur le Manaslu au Népal.

Je suis en charge de la nouvelle agence de voyages de trekking et montagne, Terra Ultima, qui est une branche d’Explorateur Voyage.

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