Aconcagua 6 962 m, Argentine, en 2004
4 novembre au 29 novembre 2004.

Nous arrivons dans la région de Mendoza vers le 4 novembre, après avoir visité le nord de l’Argentine, le nord du Chili (désert d’Atacama) et le sud du Lipez en Bolivie. La ville de Mendoza deviendra rapidement un second "chez soi" tant l’ambiance est accueillante et chaleureuse. Nous y passerons en tout et partout 5 semaines, du premier jour jusqu’au moment de notre départ définitif vers l’est du pays et Buenos Aires.

PRÉPARATIONS:

Le but d’arriver 10 jours avant le début de la saison officielle d’ascension du Cerro Aconcagua est de parfaire au maximum notre acclimatation. En effet, il y a maintenant une semaine que nous avons quitté une altitude convenable au maintien de nos globules rouges acquis dans les hautes sphères boliviennes. De plus, la pression atmosphérique dans les Andes, à cette latitude, est reconnue pour être plus basse, donc plus difficile à combattre au niveau de l’effet du manque d’oxygène. Beaucoup disent que c’est un "petit 8 000", car la pression au sommet est similaire à celle des grands de l’Himalaya.

L’ascension d’acclimatation s’aligne alors vers le Cerro del Plata, un voisin de 6 300m, techniquement facile, outre son altitude, et parfait pour apprécier cette superbe région montagneuse des Andes. Nous prenons 4 jours pour réaliser cette ascension ce qui confirme que notre corps est prêt à affronter le géant andin. Du haut du Cerro del Plata nous pouvons apercevoir le mur de la face sud de l’Aconcagua, qui nous domine de plus de 600 mètres!

Retour sur Mendoza, retour à la chaleur de la culture argentine, de ces gens attachants, sans parler du vin délicieux et du boeuf abondant que l’on savoure en "parrilla", spécialité du pays (grillade de viande sur charbon de bois). Nous séjournons au Huellas Andinas (empreintes andines) pendant notre temps en ville, un endroit riche en contacts et en infos sur la vedette rocheuse du coin. Le propriétaire est aussi un guide de montagne de la région. Ce dernier nous réfère d’ailleurs aux meilleures agences locales pour les services au camp de base, pour l’obtention du permis d’ascension ainsi que pour le service de mules qui assureront le transport de nos 60 kg de bouffe et de matériel. Le tarif des mules inclu les services au Camp de Base (voir ci-bas)

Parlant de bouffe et de matériel, tout est trouvable sur place; magasins de location et de vente d’équipements sportifs (bottes en plastiques, crampons, cartouches de gaz, réchaud, tentes, vêtements de montagne, etc), supermarché avec tout ce que l’on peut trouver en Amérique du nord. Et du boeuf trois fois moins cher pour les premiers jours de trek!

Services au camp de base Plaza de mulas:

- Transport, allez seulement, jusqu’à l’entrée du parc (il faut payer pour les mules de retour)
- Tente centrale pour communication radio et coordination
- Tente messe pour cuisine et entreposage de matériel
- Toilette

Services des Guarda Parque:

- Sécurité et secours (jusqu’à Nido de Condores)
- Évacuation par hélicoptère
- Soins médicaux de base, dont test de santé obligatoire
- Prévision météo 2 fois par jour

Service de mules:

1 mule pour 60 kg max.= 100 $US (incluant le service de camp de base)

Permis d’ascension:

Le prix varie selon les saisons, de 100 à 300 $US. C’est le service de transport qui nous conduit au bureau d’administration des permis et à la banque pour payer le montant requis.

EXPÉDITION:

Le 15 novembre 2004, c’est le grand départ de notre expédition visant le ‘toit des Amériques’. Cette journée marque aussi l’ouverture officielle du Parque Provincial Aconcagua, dans lequel une trentaine de sommets de plus de 4 000 mètres règnent, montant la garde de leur illustre compagnon, l’Aconcagua, signifiant en langue quechua ‘la sentinelle de pierre’.

L’eau des rivières étant bien gelée, il a fallu faire fondre la neige afin d’envisager notre hydratation journalière, soit autour de 5 litres par personne. Cette mesure et notre exposition à l’altitude variée lors des multiples ascensions boliviennes sont devenues des atouts majeurs pour être dans un état d’acclimatation confortable.

Les services du parc vont du sac d’ordures à la présence du médecin sans oublier l’évaluation des prévisions météo faite par un "guarda parque" (garde de parc). Nous avons vu plusieurs équipes de grimpeurs abandonner. Quant à nous, la tentative finale de l’atteinte du sommet ne s’est réalisée qu’à la faveur d’un répit de vents violents au 13e jour.

Le 27 novembre, les frères Bleau, le Belge et le Tchèque contemplent, surexcités, un ‘horizonte grandioso’ à presque 7 000 mètres. Notre équipe est la première de la saison à vivre cette haute émotion, inconnue en bas. Voilà que nous avons accès au trésor gardé par cette ‘sentinelle de pierre’, un trésor personnel inscrit dans notre mémoire après avoir surmonté des obstacles nécessitant technique et surtout volonté. La sentinelle remplit le rôle mythique de l’adversité à vaincre, donc elle ne peut être que de pierre.

El diario de ascension:

- jour 1: marche jusqu’au camp Confluenzia 3 300m, 2 heures et demie de marche
- jour 2: trek d’acclimatation jusqu’à la Plaza Francia 4 200m, face sud
- jour 3: marche jusqu’au camp de base (Plaza de Mulas) 4 350m, nord-ouest
- jour 4: repos, marche pour trouver de l’eau... à 30 minutes du camp !
- jour 5: trek d’acclimatation jusqu’au camp Nido de Condores 5 400m, retour au camp de base
- jour 6: repos camp de base, on profite de la chaleur, 5 degrés...
- jour 7: montée jusqu’à Nido de Condores, installation du camp 1
- jour 8: montée jusqu’au campo Berlin 5 930m, retour Nido, froid -25 degrés
- jour 9: descente camp de base, tempête sur la montagne, vent 150km/h
- jour 10: journée à l’hôtel Refugio de l’Aconcagua, la tente reste en haut
- jour 11: autre journée a l’hôtel, vent encore plus fort, angoisse, la tente???
- jour 12: malgré la tempête, montée jusqu’à Nido et ensuite Berlin, 7 heures de marche
- jour 13: une belle journée s’annonce, on fonce, sommet ACONCAGUA à 14h40
- jour 14: marche de retour a partir du camp de base jusqu’à la civilisation, 7 heures sans arrêt
parce qu’on ne voulait pas rater l’autobus, c’est ’con’ parce qu’évidemment on l’a raté...
Dodo à Puente del Inca 2 700m et première douche en deux semaines.
- jour 15: Puente del Inca jusqu’à Mendoza 4 heures, 700m, l’air est bon !!!


Lien: www.aconcagua.com



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