Manaslu, 8156m, Népal, en 2010
Le Manaslu est le 8e plus haut sommet du monde à 8156 mètres d’altitude. Il est situé au nord-ouest de Kathmandou et à 60 km des Annapurna. Le trek d’approche, pour le camp de base du Manaslu, est situé à quelques 10 jours de marche de la ville de Gorkha, dans une vallée beaucoup moins connue et fréquentée que celle du Khumbu vers l’Everest. La meilleure saison pour en faire l’ascension est après la mousson népalaise en septembre et octobre. Jusqu’à maintenant, aucun québecois n’a atteint le sommet de cette montagne.

Ce sera notre prochain grand défi, nous y serons fin août 2010. Une aventure à suivre aussi sur notre nouveau site Internet dès octobre prochain! . www.hautdefi.ca/defimanaslu2010.html

ENTREVUE SUR KURV.TV



HORAIRE ASCENSION
Date Jour Description + Altitude
30-août Jour 1 Kathmandu arrival / transfer to hotel Marshyangdi / Temps libre en PM - 1320 m
31-août Jour 2 Préparation de l’équipement / permis d’ascension / nuit à l’Hotel Marshyangdi - 1320 m
01-sept Jour 3 Préparation de l’équipement / permis d’ascension / nuit à l’Hotel Marshyangdi - 1320 m
02-sept Jour 4 Route vers Arughat / over night in Arughat, possiblement + 1 jour de trek - 500 m
03-sept Jour 5 Arughat à Soti Kho - 710 m
04-sept Jour 6 Soti Khola à Machhakhola - 930 m
05-sept Jour 7 Machhakhola à Jagat - 1370 m
06-sept Jour 8 Jagat à Ngyak beshi - 1650 m
07-sept Jour 9 Ngyak beshi à Ghap - 1900 m
08-sept Jour 10 Ghap à Namrung - 2600 m
09-sept Jour 11 Namrung à Syale (Shyala) - 3330 m
10-sept Jour 12 Syale à Samagaon (Sama Gompa) - 3800 m
11-sept Jour 13 Samagaon à camp de base du Manaslu - 4800 m
12-sept Jour 14 Jours d’ascension 1 - Acclimatation camp de base - 4800 m
13-sept Jour 15 Jours d’ascension 2 - Acclimatation camp de base - 4800 m
14-sept Jour 16 Jours d’ascension 3 - Montée au camp 1 - 5600 m
15-sept Jour 17 Jours d’ascension 4 - Descente au camp de base - 4800 m
16-sept Jour 18 Jours d’ascension 5 - Repos au camp de base - 4800 m
17-sept Jour 19 Jours d’ascension 6 - Montée au camp 1 - 5600 m
18-sept Jour 20 Jours d’ascension 7 - Montée au camp 2 - 6300 m
19-sept Jour 21 Jours d’ascension 8 - Journée tampon en cas de mauvais temps - n/d
20-sept Jour 22 Jours d’ascension 9 - Descente vers le camp de base - 4800 m
21-sept Jour 23 Jours d’ascension 10 - Journée de repos au camp de base - 4800 m
22-sept Jour 24 Jours d’ascension 11 - Montée au camp 1 - 5600 m
23-sept Jour 25 Jours d’ascension 12 - Montée au camp 2 - 6300 m
24-sept Jour 26 Jours d’ascension 13 - Journée au camp 2 (acclimatation) - 6300 m
25-sept Jour 27 Jours d’ascension 14 - Montée au camp 3 - 6800 m
26-sept Jour 28 Jours d’ascension 15 - Journée tampon en cas de mauvais temps n/d
27-sept Jour 29 Jours d’ascension 16 - Descente au camp 2 - 6300 m
28-sept Jour 30 Jours d’ascension 17 - Descente au camp de base - 4800 m
29-sept Jour 31 Jours d’ascension 18 - Repos au camp de base - 4800 m
30-sept Jour 32 Jours d’ascension 19 - Montée au camp 2 - 6300 m
01-oct Jour 33 Jours d’ascension 20 - Montée au camp 3 - 6800 m
02-oct Jour 34 Jours d’ascension 21 - Montée au camp 4 - 7400 m
03-oct Jour 35 Jours d’ascension 22 - Journée de "Summit push" - descente camp 3 - 6800 m
04-oct Jour 36 Jours d’ascension 23 - Descente au camp de base - 4800 m
05-oct Jour 37 Camp de base vers Samagaon - 3800 m
06-oct Jour 38 Samagaon à Dharamsala - 4400 m
07-oct Jour 39 Dharamsala à Bhimathan over Larkya Pass ( 5,150m ) ( 7-8hrs / 15 km ) - 3660 m
08-oct Jour 40 Bhimtang à Tilije ou Dharapani ( Join Annapurna Circuit Trail here ) - 2240 m
09-oct Jour 41 Trek vers Tal - 1700 m
10-oct Jour 42 Tal à Syange - 1100 m
11-oct Jour 43 Syange à Khudi - 900 m
12-oct Jour 44 Route vers Kathmandu, depuis Khudi - 700 m
13-oct Jour 45 Journée de visite à Kathmandu ou route vers Pokhara Francois-Xavier
14-oct Jour 46 Départ de Katmandou vers Montréal de l’équipe - Repos à Pokhara Francois-Xavier
Journal d’expédition
Merci de votre présence
Le 25 juin, 2011
Merci d’être venus partager avec nous notre dernière grande aventure lors de la conférence de mardi dernier. Ce fut un plaisir de raconter et d’expliquer, dans nos mots, les émotions fortes que nous y avons vécues. On sort toujours plus fort de chaque expédition. En revanche, le retour à la réalité exige parfois plusieurs mois de réadaptation. Nous avons donc pris le recul nécessaire afin de bien saisir tous les éléments de cette expédition et sommes maintenant prêts pour de nouveaux défis. Suivez notre périple sur le plus haut sommet africain....
Conférence sur notre expédition au Manaslu
Le 11 juin, 2011
Bonjour à tous, nous organisons une conférence sur notre expédition Défi Manaslu 2010. À l’automne dernier, nous étions 4 alpinistes québecois, les frères Frédéric et François-Xavier Bleau ainsi que Pierre Boutin et Mathieu Morin à tenté l’ascension d’un des géants de ce monde, le mont Manaslu culminant à 8163 mètres.

Ce sera un plaisirs pour nous de partager notre expérience avec vous tous, qui nous avez aider d’une façon ou d’une autre à faire de ce rêve une realité. Nous présenterons plusieurs photos et un vidéo d’une durée d’environ 30 minutes. Le tout sera agrémenté d’un petit verre de vin et quelques bouchées.

C’est donc un rendez vous le 21 juin à 18h30 au 454 Laurier Est (à l’intérieur du prébystère).

Confirmez votre place à info@hautdefi.ca
Conférences Expédition Manaslu 2010
Le 25 février, 2011
Quelques dates sont confirmées pour notre conférence Expédition Manaslu, notre premier 8000!:

Le 18 avril, 19h, aux bureaux d’Explorateur Voyage à Montréal
328 Ontario Est, sur réservation au info@hautdefi.ca

Le 21 avril, 19h, chez MEC à Montréal
Contactez le comptoir de service au 514-788-5878, poste 0

Nous présenterons aussi notre conférence dans certaines écoles de la province dès le mois de mars. Si vous êtes intéressés à nous accueillir pour vous faire raconter cette merveilleuse aventure, contactez- nous par courriel à info@hautdefi.ca ou par téléphone au 514-466-1104.

Conférence sur l’Expédition Défi Manaslu 2010

Deux frères sur un 8000 m!



Frédéric et François-Xavier Bleau partageront l’expérience de leur ascension à quatre sur le Manaslu (8163m) de l’automne dernier. En revivant les derniers jours de leur périple sur le 8e plus haut sommet du monde, ils feront plusieurs retours en arrière sur des moments clés de l’expédition, mais aussi sur le long chemin qui les a menés jusqu’au Népal, cela en relatant leurs nombreux périples des années antérieures. C’est l’histoire de deux frères sur une grande montagne, de leurs apprentissages, de leurs anecdotes, de leurs obstacles, de leurs échecs et leurs réussites. 


1ère partie : Genèse d’un 8000 mètres

Diaporama de type Power Point retraçant le long parcours de deux frères depuis leur première ascension du mont St-Bruno en 1985, alors qu’ils avaient 5 et 7 ans, jusqu’au début du projet Manaslu en 2008. Réussites, échecs, apprentissages et anecdotes. Nous retraçons l’origine de l’idée d’un tel projet.
Durée : environ 10 minutes

2ème partie : Le projet Manaslu 2010

Diaporama de type Power Point illustrant le long processus de préparation pour un projet de cette envergure, le contexte du voyage, ainsi qu’une description technique de la montagne au niveau de la voie, des dangers et des défis à relever.
Durée : environ 15 minutes

3ème partie : L’expédition Défi Manaslu 2010

Présentation du film témoignant de tous les aspects de l’expédition, soit de Katmandou jusqu’aux derniers pas en direction du sommet, en passant par le trek d’approche et le soutien des Sherpas et des porteurs.
Durée : environ 35 minutes

4ème partie : Retour sur la montagne… sur nous

Retour sur l’expédition au niveau de la gestion émotionnelle et physique des 40 jours sur la montagne ainsi que de la dynamique entre les deux frères tout au long du voyage. Nous terminerons par une période de questions.
Durée : environ 15 minutes

Conférenciers : François-Xavier Bleau et Frédéric Bleau
Conférence Expédition Manaslu 2010, 12 février à Québec
Le 31 janvier, 2011
Conférences relatives à notre première expérience sur une montagne de plus de 8 000 mètres, le Manaslu (8 163 m.), au Népal, l’automne dernier. Une conférence vidéo qui vous fera vivre l’intensité émotionnelle d’un tel projet, lequel s’est déroulé dans un petit paradis méconnu du Népal, la région du Parc de conservation du Manaslu.

Conférence de montagne The North Face, le 12 février prochain, dans le cadre du festival ’’Québec en glace’’.
Conférences sur l’expé Manaslu
Le 7 janvier, 2011
Nous sommes à élaborer une conférence vidéo sur notre expérience au Manaslu en octobre dernier. Elle aura pour titre: Le Manaslu, notre premier 8000!. Nous planifions visiter plusieurs villes de la province comme Montréal, Québec, Trois-Rivières, Gatineau, Chicoutimi et Sherbrooke. Les dates sont donc à confirmer et seront affichées sur le site d’ici la fin du mois. Au plaisir de vous y voir!
Après le Manaslu, les Annapurnas (suite)
Le 4 novembre, 2010
Une fois trouvé ce chemin, une pancarte nous apparaît comme un signe de vie. Et nous redescendons jusqu’au village, si connu, sur le parcours des Annapurnas: Manang. Tarte aux pommes et café expresso croisent nos regards à travers une foule de touristes et d’agences commerciales. Plus tard, nous nous engageons dans une région ouverte au tourisme depuis 2002: le Naar Phu. Après avoir discuté avec un groupe de trekkers, ayant parcouru cette région, nous laissons la tente afin de se sentir plus ’’aérien’’. Il y a très peu de trekkers dans cette région, soit un ou deux groupes par jour. Aussi nous étions les seuls sans porteur, sans guide et chez ’’l’habitant’’. Une région au nord des Annapurnas, à la frontière du Tibet, donc aride, peu habitée mais qui est plongée dans ses traditions. Que dire de Phu, une village de 45 maisons perchées sur un monceau de terre au creux d’une vallée aride, qui constitue un incontournable de notre voyage. Il s’agit d’un village d’époque médiévale.

Nous avons dormi dans la seule chambre du village qui accueille des voyageurs, soit une chambre de murs et de planches de boue séchée, humide avec odeur de moisissure authentique. Nous y restons deux jours à l’aise parmi des villageois sympas. Mieux encore, il y avait le Festival de la récolte comprenant des hommes habillés d’une tenue traditionnelle à cheval vers le monastère après quoi ils proposent des compétitions de course à cheval et de tir à l’’arc, mêlées de cérémonies et évidemment de ’’tchan’’, un alcool autochtone fait de riz. Ni plus ni moins qu’une journée mémorable.

De retour sur le chemin, nous allons à Naar, un village peu plus important et toujours traditionnel dans lequel nous somme témoins des étapes relatives à la récolte ancestrale du blé incluant le battage. Quel moment sacré que celui de l’’écho sonore du battage résonnant en montagne, une activité qui s’effectue vers 3 heures du matin. Sublime ! Ensuite, un col admirable à 5 200 m avec une vue indescriptible sur le massif des Annapurnas côté nord. Ce trajet se termine en présence de tous les trekkers du tour des Annapurnas alors que tout ce monde doit arriver assez tôt au village dans le but d’avoir une place dans un hôtel. Finalement, le retour à Jomsom avant le vol pour Pokhara, deux jours plus tard.
Après le Manaslu, les Annapurnas (suite)
Le 3 novembre, 2010
Bien entendu nous avons enfin trouvé ce chemin, nous sommes guides n’est-ce pas ! Mais l’aventure était loin d’être terminée car il fallait redescendre sur un glacier-moraine, aux mille détours, dans la roche instable, avec une belle couche de neige fraîche camouflant le tout. Avant le coucher du soleil, nous étions au lac où une équipe de Népalais, laquelle accompagnait des grimpeurs français qui avait tenté le mont Tilicho (7 126 m), nous a accueillis ave du thé. Couchés sous un ciel magnifique étoilé à plein, se demandant comment poursuivre notre route tout en sachant que notre chemin devait nous mèner du côté sud du lac par un sentier ballisé. Le niveau du lac ayant monté le sentier périphérique n’était pas praticable à cause de falaises verticales. Aussi sur notre super carte, il était indiqué qu’il était possible d’atteindre la rive sud par un 2e col à 5 300 m. Quelle chance !

à suivre
Après le Manaslu, les Annapurnas
Le 2 novembre, 2010
Geneviève et François-Xavier, bien reposés, quittent Pokhara pour Jomson au coeur des Annapurnas. Il s’agit de ne pas suivre les trekkers du circuit standard des Annapurnas mais d’envisager un trajet hors des sentiers battus. A partir de Jomsom, c’est l’autonomie complète avec tente, réchaud et nourriture dans un secteur sans village, sans ’’tea house’’ et sans abri. En quelque sorte, un Népal à l’état sauvage. Des sacs à dos de 18 à 25 kg, un dénivelé de 2 500 m à compléter, une progression lente dans un sentier pas facile à repérer avec une carte pourrie ! Pour profiter des vacances, des petites journées de 3 à 4 heures de marche conviennent mais dans ces conditions, c’est impossible. Heureusement, des paysages exceptionnels tout en essayant de trouver le col menant au lac Tilicho, là où trois Israéliens nous ont rattrapés, ils suivaient nos traces dans la neige. Maintenant cinq, nous examinons la carte afin de découvrir le passage final vers le col.

à suivre
Entrevue à Radio-Canada
Le 28 octobre, 2010
Nous étions en entrevue, hier soir, en direct à la radio de Radio-Canada. C’était l’émission ’’Culture physique’’ animée par Claude Quenneville, lequel nous a invité à parler de notre expérience au Mont Manaslu. Eh oui, le fameux Claude Quenneville, celui qui animait la soirée du hockey Molson à Radio-Canada le samedi soir, il y a un siècle de cela.
Voici le lien http://www.radio-canada.ca/emissions/culture_physique/2010-2011/
C’était en deuxième partie de l’émission du 27 octobre 2010, vers la 20 ième minute.
Montréal,,Saint-Adèle, Verdun et le tour de l’Annapurna
Le 13 octobre, 2010
Bonjour,

Nous sommes tous de retour dans nos petits coins du globe. Séparés, mais un lien spirituel très fort nous uniit encore. L’expérience a été inoubliable, d’une intensité qui nous a réveillé la nuit en sursaut, en rêves et même en cauchemar selon les souvenirs les plus perçants du moment.
Retour
Le 2 octobre, 2010
Bonjour à tous, nous sommes présentement dans le petit village de Samagaon au pied du Manaslu. Nous avons atteint l’altitude de 7700 mètres, mais les vents forts et l’accumulation constante de neige nous a privés du sommet. Après plus de 30 jours d’expédiition, nous réfléchissons à cette aventure incroyable tout en dégustant un bon repas et une boisson bien meriités. D’ici quelques jours, nous vous commmuniquerons tous les détails de l’expédition.
Inoubliable cette montée !
Le 1 octobre, 2010
7 700 mètres et des flocons. Si vous saviez ce que c’est qu’un 8 000 mètres et ce qui vient avec. Une avalanche de passage, une tempête de neige interminable. Un refroidissement pire que pire. Une aventure humaine secouante et déstabilisante. Des tentes de plume, nos souffles à bout. Nous revenons bientôt. En attendant, gardez vos offrandes les plus chères pour nos âmes.
L’assaut vers le sommet, rien d’autre
Le 29 septembre, 2010
L’adrénaline est en nous, vous vous en doutez bien. IUne énergie qui doit être rassemblée parce que la poussée physique est présente mais il y a le mental à ne pas isoler. C’est quelque chose, nous vous l’assurons. Nous visons une atteinte du sommet durant les premières de la nuit. C’est le 30 aujourd’hui. Il y a encore de la place pour vos offrandes. Les ondes de toutes sortes voyagent certainement plus vite en hauteur.
Un sommet nous attend !
Le 27 septembre, 2010
Nous sommes en forme, confiants, reposés et excités parce que cette semaine en est une de progression jusqu’à l’atteinte du sommet prévue pour le 1er octobre. Tout converge vers cette étape exaltante; des sherpas d’altitude préparent les cordes fixes et balisent le chemin, le soleil nous fait signe dorénavant, la moitié de nos discussions journalières gravitent autour de la stratégie sommitale. Nous sommes su camp 2 et nous avons donc décidé d’aller de l’avant. Il n’est plus question de redescendre. Le couple Mexicain est là de même que l’Italien et l’Espagnol. L’autre moitié de nos échanges journaliers nous concernent, les 4, prêts à vibrer et à sourire. Envoyez-nous des offrandes personnelles !
Tout est dans l’aller-retour
Le 25 septembre, 2010
Deux bonheurs surgissent aujourd’hui, les ’’patates frites’’ et le soleil. Il faut bien avouer que le soleil a été rare ces derniers jours nous laissant dans l’ombre de la pluie tenace. Inspiré, peut-être par ce retour de lumière, notre cuisinier nous offre des crêpes, des oeufs et d’incomparables ’’patates frites’’. Comment des ’’patates frites’’ peuvent combler des humains à ce point, voilà un mystère aussi magique qu’un rituel gurung. Il n’y a pas de réponse. Or, nous n’avons pas eu besoin de questions pour écouter religieusement les récits uniques de ce couple de Mexicains recroisé. Il a 53 ans, elle 46. Ils ont gravi sept sommets de 8 000 mètres et plus. Tout de même.

Chroniques horizontales

Tandis que les chorten, les villages, les rivières du Népal sont des lieux protégés contre les esprits menaçants, contre les shrindi-revenants, contre tous les malheurs possibles, nous, grimpeurs toujours ravivés par l’image d’un Everest à atteindre, apparaissons quelquefois comme des guerriers; à l’assaut du sommet, à l’attaque d’une voie difficile, à devoir battre en retraite, à même planter un drapeau et crier Victoire. Pourtant, le spectacle de la montagne nous incite volontiers à l’évasion, à la rêverie, à des réflexions existentielles ou mieux encore à l’idée d’échanger avec nos proches. C’est pourquoi, ce matin, cette lumière attendue n’a pas qu’éclairer le ciel, elle a fait exister en nous une grande joie, une joie enveloppante. Tout est possible dans ce haut monde.
Le souci de boire
Le 23 septembre, 2010
François-Xavier et Mathieu frôlent les 6400 mètres, installés dans leur tente à boire et boire encore afin de ne pas laisser prise aux désagréables maux de tête. Pendant ce temps, Pierre et Fred, plus bas, fréquentent le camp 1; demain ou après-demain nous seront réunis. Dès que le processus d’acclimatation sera complété, cette fameuse ’’poussée vers le sommet’’ deviendra un moment enthousiasmant. Cela fait tout de même 20 jours que nous baignons dans l’étendue himalayienne. Quant aux autres équipes dispersées, aucune ne dépasse notre hauteur. Nous sommes solidaires parce qu’en grimpant, en redescendant pour s’acclimater et en se dépassant, tous nos gestes réchauffent le paysage.
Nous remontons!
Le 20 septembre, 2010
Enfin, une belle journée de beau temps. Nous avons pu admirer le Manaslu et en profiter pour faire sécher nos vêtements et nos équipements. Il devrait faire beau toute la semaine de sorte que demain nous repartons pour le camp 1 et ensuite pour le camp 2. L’équipe de Russell Brice ouvrira la voie demain entre le camp 1 et le camp 2. Ce qui veut dire que tout devrait être en place pour notre acclimatation. Il est à noter que les communications risquent d’être un peu plus limitées pour les prochains jours. Ne vous étonnez pas si les nouvelles s’espacent au 3 ou même 4 jours! Le moral des troupes est à son meilleur!
Ah! Comme la neige a neigé!
Le 19 septembre, 2010
Il neige, il pleut et il neige encore. Après avoir reçu 20 à 30 cm de neige mouillée, à chaque jour, depuis notre montée au Camp 1, nous avons pris la sage décision de redescendre au camp de base. Cette grosse neige mouillée déclenche des avanlaches dans la montagne et certaines tentes ont même de la difficulté à tenir le coup! Nous avons donc laissé notre tente la plus solide au camp 1 avec tous nos équipements et avons redescendus au camp de base. Toutes les équipes ont fait de même. Il ne nous reste plus qu’à attendre quelques jours avant que le beau temps revienne et que les conditions de neige s’améliorent. Nous avons très hâte de la voir cette montagne!

Cette situation d’attente nous permet de faire connaissance avec d’autres équipes: un couple de Mexicains avec qui nous pratiquons notre espagnol, un Israélien, dans la soixantaine, toujours heureux de nous voir et ainsi nous avons été invités à prendre le thé dans la tente de Russell Brice, directeur de la compagnie Imex (Himalaya Expericence) qui organise des ascensions commerciales en montagne depuis 1974! Un expert unique de l’Himalaya.
Camp 1
Le 17 septembre, 2010
Nous sommes bel et bien rendus et installés au camp 1, soit à 5700 mètres d’altitude. Nous avons quitté le camp de base pour environ 1 semaine afin de s’acclimater. Aujourd’hui, c’est une journée de repos et d’acclimatation. Nous sommes la seule équipe a être montée au camp 1, malgré la pluie et la neige. Le temps devrait s’améliorer ce week-end. Les autres équipes envisagent donc de nous rejoindre. Nous attendrons que quelques équipes de sherpas ouvrent la voie, enneigée pour le moment, avant d’entreprendre l’ascension jusqu’au camp 2! Toute l’équipe va bien.

Chroniques horizontales

Notre monde moderne ne connaît plus guère les lieux de culte, la portée des prières ni les esprits maléfiques. Or, à plus de 5 000 mètres, nous, chevaliers armés de cordes et de piolets, avons pu momentanémant ’’sortitr’’ de notre temps profane grâce à une cérémonie d’offrandes animée par un lama gurung.

Ce personnage religieux, dont les rêves mêmes sont habités de mythes variés, nous a transportés dans ce Temps primordial dans lequel vivaient les dieux. Un Temps primordial sacré redevenu présent par ce rituel tissé de paroles poétiques, d’incantations et de ses petits drapeaux colorés qui clament l’événement du jour.

Nous prenons conscience que le lama a pour devoir religieux de purifier le temps profane, le cumul de nos expériences passées et même d’effacer toutes les fautes individuelles et communautaires dans le but d’actualiser ce Temps d’origine que le bouddhisme invoque depuis que la cosmogonie existe pour eux.
Puja!
Le 14 septembre, 2010
Depuis hier, nous sommes tout près du camp 1 où nous avons installé une tente et y avons déposé nos équipements ainsi qu’une partie de la nourriture dont nous aurons besoin pour l’’ascension. La première portion de l’ascension vers le camp 1 traverse la moraine du glacier. Nous devons ensuite s’encorder à des cordes fixes afin de traverser un glacier crevassé! Tout s’est bien déroulé, la condition physique de chacun est bonne et l’acclimatation se fait bien. De retour au camp de base, nous avons pu profiter d’une bonne nuit de sommeil.
Aujourd’hui, nous avons reçu la Puja! Un lama gurung est monté au camp de base depuis Samagaon afin de bénir nos équipements et tous les membres de l’expédition. Nos piolets et crampons ont été déposés sur un autel de pierre avec des offrandes. Une tige au sommet de l’’autel laissait battre au vent des drapeaux de prières. Le lama nous a donc récité des prières afin que la montagne accepte notre présence et nous protège. Tout cela, bien entendu, sous la pluie qui est toujours présente!
Camp de base
Le 13 septembre, 2010
Nous sommes arrivés samedi au camp de base! La montée a été moins pénible que prévu, seulement 3heures 30 de marche, mais un petit mal de tête nous attendait au camp de base. Nous nous sommes trouvés un espace parmi les quelques 70 tentes individuelles déjà présentes, en plus des tentes-cuisines. Environ 10 équipes sont déjà sur place, dont une importante équipe commerciale. Le camp base est bien situé sur un sol rocailleux étant donné la proximité des glaciers, sans compter une vue innommable sur le Manaslu.

Notre équipe est maintenant réduite à 8 personnes: 4 grimpeurs, 2 sherpas d’altitude, 1 cuisiner et son assistant. Nous sommes probablement la plus petite équipe au camp de base. Après une bonne journée de repos (sous la pluie), à relaxer dans nos tentes, nous partons aujoud’hui pour le camp 1 afin de faire un dépôt d’équipement et de poursuivre notre processus d’acclimatation. L’ascension tant souhaitée du Manaslu est commencée! Toutes les bonnes vibrations nous animent.

Chroniques horizontales

Si c’est au degré d’intensiité que l’on reconnaît une passion authentique, alors l’ascension d’une montagne est assurément, pour nous, une telle passion. Aussi, inutile de nous demander si la fierté, l’humilité ou la réussite personnellle prend place en nous, tous les sentiments sont, dans notre quête actuelle, passionnément ressentis. Tous, y compris pour nos proches, lesquels, incidemment, ne nous quittent plus à cette hauteur d’âme.

Après avoir traversé de petits ponts, nous sommes prêts à affronter ces démons que sont la fatigue, la rareté de l’air ou encore l’instabilité du temps atmosphérique. Paradoxalement, vers le haut la fragilité nous guette malgré l’image de force majestueuse que dégage la haute montagne. Nous offrons à la montagne notre énergie acclimatée, notre souffle raccourci ainsi que nos rêves développés depuis si longtemps. Ce qu’elle nous offre, cette montagne, est de devenir notre centre du monde actuel. Un centre envoûtant qui nous grise, nous rend incomparables.
Changement de porteurs
Le 10 septembre, 2010
L’altidtude commence à se faire sentir, la cadence des derniers jours nous ralentit. Nous ne sommes donc pas arrivés à Samagaon comme prévu. Nous avons dormi en chemin à Lho et repris la route le lendemain. Arrivés vers 10h le matin à Samagaon, nous avons changé d’équipe de porteurs. C’est une restriction pour les équipes d’expédition afin de faire travailler les porteur locaux. Une grande partie des équipements nécessaires à l’installation du camp de base sont entreposés à Samagaon pour les expéditions sur le Manaslu. Deux chargements de 600 kg et 500 kg seront portagés depuis Samagaon jusqu’au au camp de base à quelques jours d’intervalle par les porteurs de Samagaon qui feront deux fois l’aller-retour.

Demain, une grosse journée de marche nous attend: 7 heures de marche et 1300 mètres de dénivelé pour atteindre le camp de base à 4800 mètres d’altitude. Cet effort sera récompensé par 2-3 jours de repos et d’acclimatation avant de commencer l’ascension du Manaslu.
Nos sherpas Dawa et Nima nous apprennent quelques mots de népalais à tous les jours. Après 45 jours d’expédition avec eux, nous serons sûrement en mesure de parler cette langue hautement appréciée 1
Sama!
Le 8 septembre, 2010
Il pleut, il pleut et il pleut encore! Ce qui n’aide pas à faire diminuer l’humidité dans l’air. Nous avons quitté Ghap (2380 mètres) tôt ce matin pour entreprendre les 8 heures de marche qui nous séparent de Sama (3390 mètres), le dernier village avant le camp de base du Manaslu! Malgré cette pluie, les villageois sont toujours aussi accueillants et souriants. La végétation «tropicale» et verdoyante a fait place à une forêt de conifères. C’est une bonne chose, c’est un signe que l’on gagne de l’altitude!
Sur le trek
Le 6 septembre, 2010
Après avoir traversé de petiits villages bordés de rizières, nous sommes entrés dans une étroite vallée très encaissée. Le sentier longe une rivière où des centaines de chutes s’y déversent. La nature est luxuriante et éblouissante. On comprend biien maintenant comment cette humiditité nous fait tordre nos t-shirts! Heureusement, il y a la rivière pour nous rafraîchir! Toute l’équipe va très bien. Quant à notre sherpa Dawa, il s’occupe à merveille de nous jusqu’à maintenant.. Nous débutons nos journées tôt afin de profiter de la fraîcheur matinale. Nous avons passé les 2 dernières nuits dans des villages composés seulement de quelques maisons, soit Lapubesi et Dhoban.

Nous avons pu profiter de l’unique «lodge» dans chacun de ces villages pour y installer notre campement et profiter ainsi de leur salle commune pour y manger. Si nous continuons à ce rythme (7 heures de marche par jour), nous serons au camp de base dans 2-3 jours! Hier, nous avons pu sentir un peu de fraîcheur en fin de journée. Quel bonheur! Il faut dire que nous sommes maintenant à 1300 mètres d’altitude! A vous de calculer, encore quelques 6863 mètres...

Chroniques horizontales

Se souhaiter bonne route en bordure de la rivière Buri Gandaki, d’Arughat vers Jagat et éventuellement Sama, c’est retrouver une fois de plus un effet de tension propre aux hautes montagnes. Cet effet est à l’image des précautions qu’il faut prendre pour franchir les ponts ou les passerelles, le long de notre ascension, qui reposent, instables, sur des rochers et des éboulis.

En même temps que notre tête et notre corps réagissent à divers obstacles contraignants, notre volonté éprouvée de contempler et de dominer le paysage rejaillit constamment. S’ajoute à cela une autre dimension particulière, celle d’envisager que le grimpeur avance à reculons; son temps passe du monde des villages étagés à celui des alpages avant de se mesurer au monde minéral où s’accrochent de rares manifestations de vie qui se retireront devant les conditions climatiques sévères du monde sommital. Même le temps de respiration du grimpeur va reculer. Toujours cette opposition entre l’insécurité et cette force agissante qui nous guide vers un accomplissement souhaité.
Et c’est un départ!
Le 3 septembre, 2010
Notre route vers Arughat à bord des 4X4 a été plutôt longue et très humide! Malgré la tenacité des chauffeurs, nous ne nous sommes pas rendus à bon port (une métaphore maritime). Les 4X4 ce sont enlisés dans la boue, nous avons dû complété à pied tous les quatre, accompagnés des 2 porteurs Dawa et Nima. Une ambiance tout à fait différente s’est installée, un contraste saisissant entre la folie de la ville et le calme des petits villages de montagne. Les autres membres de l’équipe nous rejoindront ce soir. Nous avons donc bel et bien commencé notre trek qui se poursuivra pour les 9 prochains jours!

Chroniques horizontales

Le passage initiatique de la ville de Kathmandou a eu lieu. Une ville où les divinités sont dans les temples, les roches, les maisons, partout. Il y a les divinités bienfaisantes qui sont vénérées mais l’imaginaire népalais a, depuis des siècles, été surtout captivé par les yeux rouges de visages sombres qui inspirent l’effroi. En ce sens, les légendes d’ici racontent que les dieux et donc les rois possédaient des qualités qui ressemblaient aux défauts des démons. Bien sûr, l’ordre du monde suppose un certain désordre.

En quittant cette ville démesurée, l’évidence des sommets dépasse ce que nos yeux nous offre de spectaculaire; à lui seul, le territoire himalayen porte le Ciel. L’Himalaya est un continent en élévation qui provoque une vision dont il s’agit d’absorber l’effet. Laisser nos traces dans un sentier de l’Himalaya, c’est aussi s’élever. Ici, dans cette autre dimension de la Terre, notre parcours est à la fois un voyage, une ascension et une initiation vers un type de Surnaturel. Nous déambulons comme si nous n’avions pas à nous convaincre que l’expérience aventurière de la montagne est la plus grande des ferveurs pour l’âme.
En route vers le trek...
Le 2 septembre, 2010
À bord de deux grands minibus, nous sommes en route vers le départ du trek. Une équipe importante voyage avec nous, près de 35 porteurs, 1 chef cuisinier et ses assistants ainsi que nos deux sherpas dont l’un gère tout ce beau monde! Une équipe très efficace de pros. Sauf que nous n’avons pas pu nous rendre à destination, la route étant très accidentée dû à la mousson qui se termine en septembre. Nous sommes donc à Dhading Beshi où nous allons passer la nuit, les fourmis dans les jambes, le trek nous appelle! Très tôt demain, nous embarquerons à bord de gros 4X4 afin de parcourir les derniers 6 heures de route (mais non les moindres) dans le but d’atteindre le village où se trouve le départ du trek du Manaslu: Arughat. La grande aventure à pied débutera donc demain!
Entrevue sur Kurv.tv
Le 1 septembre, 2010
Jetez un coup d’oeil sur l’entrevue que nous avons fait avec Yan Blanchard de Kurv.tv!

ENTREVUE SUR KURV.TV
A travers la ville
Le 31 août, 2010
Aujourd hui, 31 aout, nous avons fait la rencontre des 2 sherpas d’altitude qui vont accompagner François-Xavier et Mathieu. Dawa Tenzig et Lhakpa Nuru Sherpa, sont deux super mecs avec des années et des années d’expérience en montagne. Pour sa part, Dawa a réussi 2 fois le sommmet de l’’Everest et Lhakpa, quant à lui, pas moins de 14 fois le sommet du toit du monde. Et oui, il a posé les pieds 14 fois sur l’extrême!. Ce sera également une excellente source d informations pour Pierre et Fred qui vont tenter l’ascension sans sherpa d’altitude.

De plus, nous avons passé une partie de la journée à parcourir et visiter la ville. Le Boudhanat est le lieu de prières le plus fréquenté au Népal par les boudhistes. Quant au Pashupathinat, c’est l’endroit où les hindouistes pratiquent la crémation des morts sur la rivière Bagmati.

Mercredi, 1er septembre, les dernières courses sont complétées et nous en avons profité pour visiter le Dunbar Square, un site religieux mondialement connu de Kathmandou, en pleine fête de Krishna! Nous avons même vu la Kumari, l’enfant sacré incarnant les dieux hindous. Demain, à 7h, nous partirons enfin pour le trek du Manaslu où nos premiers pas se feront en direction de l’objectif ultime!

Chroniques horizontales

La ville et aussi la vallée de Kathmandou englobent une très grande variété de monuments religieux avec un raffinement et un style architectural qui fixent la vie socio-religieuse de la population. Les espaces urbains sont saturés de sacré, ce sont de véritables mandalas, à l’image de ceux dont se servent les prêtres pour méditer. Il y a ici le souci de reproduire le macrocosme dans le microcosme urbain; une harmonie s’est créée entre l’univers céleste et la terre. Contrairement à nos sociétés occidentales, ici l’existence entière est reliée au sacré, même pour celui qui meurt. Ici, c’est une scène humaine tellement orchestrée par deux grands systèmes religieus que sont l’hindouisme et le bouddhisme. En ce sens,l’on pourrait facilement imaginer que la foi du népalais cogne dans sa poitrine tous les jours alors que pour nous, aventuriers de la montagne, nous anticipons sereinement les coups de coeur propres à notre conduite à risques.


Kathmandou
Le 30 août, 2010
Nous sommes bel et bien arrivés à Kathmandou! Après 30h de vol et de transits, nous avons été accueillis chaleureusement par des népalais. Nous avons vécu (pour certains) nos premiers moments au Népal, plus particulièrement dans la ’’folie’’ de Kathmandou. Quelques jours de préparatifs et de rencontres avec l’équipe locale avant le grand départ le 2 septembre prochain, soit le débur du trek.

Chroniques horizontales

Selon la légende, le roi Lakshmi Narasimha Malla, au début du 17e siècle, aurait fait construire, à partir d’un seul arbre, le temple appelé Kastha Mandap, ou maison de bois, d’où vient le nom de Kathmandou. L’importante dynastie des Malla a régné, à l’époque de la vie du Bouddha, du 13e au 18e siècle dans la vallée de Kathmandou. Les souverains malla, tout en étant surtout hindous, ont respecté les divinités bouddhiques et ont donc édifié des sanctuaires aux dieux des deux religions. Sous les mallas, le Népal a connu un essor qui s’est manifesté dans les domaines économique, commercial, spirituel, artistique et architectural. Au point où les rois du Tibet, qui appréciaient tellement la qualité des artistes népalais, les ont fait venir à Lhasa pour se joindre aux artistes et architectes tibétains, chinois et indiens. Ce fut le sommet de l’art népalais.
Départ
Le 25 août, 2010
Ça y est, après plusieurs mois de préparation et d’entraînement, c’est le grand départ ce samedi le 28 août. Plusieurs petits détails restent à finaliser mais l’essentiel est prêt. Le mont Manaslu sera notre prochain défi et nous avons bien hâte de commencer l’ascension. Vous pouvez suivre l’expédition en direct sur ce site que nous allons alimenter régulièrement. Si vous avez des commentaires ou des mots d’encouragement vous pouvez les envoyer à l’adresse info@hautdefi.ca. L’équipe est consitué de Frédéric et François-Xavier Bleau, Pierre Boutin et Mathieu Morin.
Montréal - Québec, c’est fait!
Le 19 juillet, 2010
Mission accomplie, nous avons franchi les 285 km reliant Saint-Bruno-de-Montarville à Québec en 9 heures 10 minutes, soit une moyenne de 31 km/h! Nous devons remercier les cyclistes du Cyclo Défi contre le cancer qui faisaient la route jusqu’à Trois-Rivières. Nous nous sommes joints à eux depuis Berthierville afin de profiter de l’aspiration de certains pelotons. Nous avons même eu une bonne main d’applaudissements à notre arrivée à Trois-Rivières. L’exercice fut très bon pour le moral car nous savons maintenant que nous sommes capables de faire une activité sportive intense, ensemble!
St-Bruno - Québec à vélo (285 km)!
Le 10 juillet, 2010
Aujourd’hui, deux gars de l’équipe Défi Manaslu 2010 partent, en matinée, de St-Bruno-de-Montarville, leur ville natale, pour se rendre à Québec aller voir un show du Festival d’été! Blague... Ils se lancent un défi de taille en préparation à un autre défi de taille, celui de l’ascension de leur premier 8000 mètres. Le parcours consistera à remonter jusqu’à Sorel par les rangs agricoles, ensuite prendre le traversier jusqu’à Berthierville, pour finalement rejoindre la route du Roi (138) jusqu’aux Plaines d’Abraham à Québec, où une ancienne partenaire de montagne nous y attend. Le tout devrait prendre environ 10 heures à une vitesse moyenne de 25 km/h. Bon, c’est pas le Tour de France, mais c’est naturel.... Ce périple peut être suivi sur le Facebook de François-Xavier en direct. Nous nous souhaitons bonne chance, à une heure du départ!
L’équipe Défi Manaslu 2010 au Mont Saint-Bruno
Le 19 mars, 2010
C’est demain le 20 mars que nous participerons à une journée promotionnelle au centre de ski mont Saint-Bruno. Ce sera, pour nous, une bonne occasion de faire connaître davantage notre projet Défi Manaslu 2010, ainsi que d’offrir une bonne visibilité à nos commanditaires actuels et futurs! La journée consistera à faire l’ascension de la montagne par une piste de ski pour grimper l’équivalent du dénivelé du Manaslu, soit une trentaine de montées! L’évènement commencera dès l’ouverture du centre pour se terminer vers 12h, quelques minutes avant le début d’une autre activité, soit la traversée d’un lac en ski, offerte pour tout le monde par le centre du mont St-Bruno. Cette montagne nous a vu grandir, elle nous a motivés et ouvert les portes vers les plus hauts sommets de la planète. Nous lui rendrons alors hommage à notre manière! Venez nous encourager! Voici une photo de l’équipe en compagnie de SKIGOLO la mascotte du Mont Saint-Bruno
Événement promo au mont St-Bruno
Le 17 février, 2010
Nous aurons la chance de participer à une journée promotionnelle au centre de ski mont St-Bruno le 20 mars prochain. Ce sera,,pour nous, une bonne occasion de faire connaître davantage notre projet Défi Manaslu 2010, ainsi que d’offrir une bonne visibilité à nos commanditaires actuels et futurs! La journée consistera à faire l’ascension de la montagne par une piste de ski pour grimper l’équivalent du dénivelé du Manaslu, soit une trentaine de montées! L’évènement commencera dès l’ouverture du centre pour se terminer vers 13h30, quelques minutes avant le début d’une autre activité, soit la traversée d’un lac en ski, offerte pour tout le monde par le centre du mont St-Bruno. Cette montagne nous a vu grandir, elle nous a motivés et ouvert les portes vers les plus hauts sommets de la planète. Nous lui rendrons alors hommage à notre manière! Venez nous encourager!
Présence au festival des films de montagne de Banff
Le 19 janvier, 2010
Bonjour tout le monde ! A peine revenus de notre expédition au Cerro Negro (massif du Mercedario) en Argentine, nous devons nous remettre dans le bain de la prochaine expédition, soit celle du Manaslu en septembre prochain. Pour cela, nous serons présents comme exposant au Festival des films de montagne de Banff du 21 au 23 janvier prochain pour présenter notre plus grand projet de montagne à vie. Ceci grâce à la revue Espaces qui organise l’évènement! Venez nous visiter et, pourquoi pas, mieux connaître cette montagne de l’Himalaya, le huitième plus haut sommet au monde. À bientôt!
C’est maintenant le Manaslu pour 2010!
Le 28 septembre, 2009
Notre équipe vient de prendre une décision très importante concernant notre imposant projet de haute montagne pour 2010, nous irons vers le Manaslu (8156m) plutôt que l’Everest, un projet que nous organisions depuis 2008. En effet, nous avons réalisé que le financement d’un tel projet représente une montagne quasi plus haute que l’Everest lui-même! Aussi, étant donné nos boulots et nos vies, nous avons opté pour une montagne plus accessible du point de vue financier et beaucoup plus près de nos valeurs profondes, dans la perspective où elle est moins connue et dans un coin du Népal à découvrir. Il sera donc plus facile de la gravir sans laisser de trace et dans une vision ’’pure’’ de la haute altitude, c’est-à-dire sans l’apport d’oxygène d’appoint. L’attrait de marcher sur le toit du monde reste très présent dans nos esprits, mais il nous faut respecter les étapes de l’altitude et nos propres étapes de progression. Nous avons réalisé qu’il nous fallait d’abord un 8000 mètres ’’plus petit’’ avant de nous attaquer à l’Everest. Autre point qui peut être motivant, le sommet de cette montagne n’a jamais été atteint par des québécois!
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