Nouvelles
Vidéo de notre dernier voyage à l’Aconcagua
Le 22 mai, 2013
Vidéo réalisée par Cédric Charron sur le voyage à l’Aconcagua que nous offrons avec Terra Ultima. À voir!

Au sommet du Mexique
Le 25 janvier, 2013
Le 10 janvier dernier, nous partions pour l’ascension de L’Iztaccihuatl une montagne qui culmine à 5220 mètres et qui signifie la femme blanche. Les aztèques l’on appelé ainsi due à se forme qui ressemble à une femme couchée sur le dos. L’aventure fut incroyablement remplie d’imprévues et de spontanéités. Dû à notre fébrilité et notre impatience, nous avons tenté d’atteindre son sein gauche (le sommet) un peu trop tôt dans notre phase d’acclimatation. Nous avons rebroussé à 5000 mètres d’altitude mais avec un paysage hallucinant et une expérience inoubliable.

La deuxième phase, mais surtout l’ultime étape du voyage, fut l’ascension du Pico d’Orizaba. Du haut de ses 5640 mètres, il est et troisième sommet en hauteur à travers l’Amérique du Nord. Après notre aventure sur L’Iztaccihuatl notre acclimatation était à point. Mais nous avons quand même maximisé nos chances en passant une nuit et une journée au pied du glacier Jamalapa situé sur la face nord du Pico d’Orizaba. Nous sommes partis durant la nuit du 17 janvier vers 00h30 pour atteindre le sommet vers 8h am. La montagne, pour nous seuls, pendant plus de 11 heures d’aventure, à partir du camp base jusqu’au sommet. Mais Anecdote notable : Au refuge, durant notre courte période de repos juste avant le début de notre ascension nocturne, nous avons eu la visite de 50 soldats mexicains qui sont arrivés sans prévenir et nous on forcé à quitter le refuge. On emballe notre équipement et hop! On se casse ! Pas question de rester dormir avec 50 soldats armés jusqu’aux dents qui font du bruit et aux tempéraments instables. Mais après toutes ces années d’alpinisme, nous avons appris à avoir le sac à dos prêt à partir sur le champ en cas de toute éventualité… comme celle-ci.
Volcans Mexicains en Janvier 2013
Le 13 décembre, 2012
C’est le temps des fêtes et des vacances qui approche. Donc le temps pour une expédition au Pico de Orizaba. Notre dernière visite de ce sommet remonte à avril 2006. C’est un volcan située au Mexique, il ne comporte pas de difficultés techniques, mais culmine jusqu’à 5636 mètres. Pour s’acclimater et découvrir le pays nous allons faire l’ascension de L’Ixtaccihuatl un autre volcan de la région d’une altitude de 5286 mètres. Départ le 9 janvier de Mexico pour l’ascension des 2 sommets et si le temps et la forme est au rendez vous nous allons enchaîner avec une autre montagne la Malinche.
Vidéo de l’expédition au Mont Manaslu
Le 9 juin, 2012
Voici la vidéo de notre dernière expédition en Himalaya. Le Mont Manaslu 8163 mètres fut pour nous une aventure inoubliable.

Mont Fuji février 2012
Le 15 mars, 2012
Pour commémorer le triste anniversaire de la catastrophe de Fukushima, nous avons participé à une expédition internationale de Greenpeace afin de faire l’ascension du plus haut sommet du Japon. Le Mont Fuji est en temps normal très accessible pour le commun des randonneurs, mais faire la montée durant l’hiver est un tout autre défi. Le 28 février nous nous sommes rendus au point culminant à 3776 mètres. Voici deux liens avec des photos et un résumé de l’expédition ainsi que les raisons pour lesquelles nous devons sortir du domaine du nucléaire et opter pour des énergies propres.



http://www.greenpeace.org/canada/fr/Blog/un-message-du-japon/blog/39279/

http://www.flickr.com/photos/greenpeace_switzerland/sets/72157629485903337/show/
Prochain défi: Aconcagua 2012
Le 20 décembre, 2011
Notre aventure sur l’Aconcagua commençera le 8 janvier prochain. Vous pourrez suivre notre périple sur la page Facebook de Terra Ultima à tous les 2 jours, puisque nous donnerons des nouvelles via téléphone satellite en direct de la montagne. Une splendide occasion de vivre l’expédition avec nous en temps réel ou presque... Faites passer le message. Hasta prunto!
En vélo sur la côte ouest américaine
Le 19 octobre, 2011
Nous avons roulé 215 km en 3 jours sur une route ayant passablement de côtes, mais avec de très beaux paysages. Les plages du Pacifique sont superbes !
Il faut souligner que nous avons pas mal de petits problèmes mécaniques, ce qui nous ralentit. Aujourd’hui nous avons fait tout réparé dans un ’’bikeshop’’, donc ça devrait être mieux ! La conséquence est que nous avons maintenant 2 jours de retard sur l’itinéraire original... Serons-nous amenés à prendre un bus? Ajoutons qu’Il fait très beau! Un chaud 20 degrés C tous les jours.
Sommet du Kilimanjaro
Le 14 septembre, 2011
L’ascension fut éprouvante toutefois 11 participants sur 12 ont atteint le sommet!!! Nous sommes tous d’accord pour affirmer que ce fut une expérience incroyable. De retour de cette longue nuit et une longue journée de marche, nous sommes épuisés mais la tête et le cœur bien remplis !

Voyage de Terra Ultima
Matinée pluvieuse
Le 9 septembre, 2011
Une matinée pluvieuse pour la route qui nous mène à Moshi, lieu de départ de toutes les expéditions. Le Kilimandjaro se veut encore discret, nous n’avons pas pu en voir la silhouette depuis notre arrivée. Plus tard, aujourd’hui, nous grimperons à plus de 3000 mètres d’altitude, c’est-à-dire au dessus du plafond nuageux qui le dissimule d’en bas. Nous apercevrons enfin ce massif cône volcanique, au loin sur le plateau de Shira, qui est la source de nos inspirations depuis un certain temps. C’est maintenant le moment de faire le vide et de se concentrer pleinement sur l’expérience unique que nous vivrons. Ce soir, dodo à 3 350 m. au premier camp de l’expédition!
Kilimanjaro prise 2
Le 5 septembre, 2011
Premier jour du voyage et c’est déjà l’aventure! Tout le monde est arrivé à Arusha en pleine forme, mais avec quelques heures de sommeil à reprendre. Deux d’entre nous n’ont pas leurs bagages... mais il reste 2 jours avant de partir pour le Kili. Hakuna matata! Demain, mise en jambes sur les flancs du mont Meru pour s’imprégner le plus possible de la culture locale.

Arusha est une ville au nord de la Tanzanie. Son principal intérêt, pour les touristes, est d’ être une ville de départ pour les ascensions du Kilimandjaro et du mont Meru. De plus pour les safaris.
A suivre...
Sommet du Mont Athabasca
Le 4 août, 2011
Nous sommes arrivés au sommet du Mont Athabasca à 8h20 hier matin. La vue était magnifique et l’équipe en pleine forme. En raison des conditions météorologiques, nous avons décidé de prendre la voie AA col, aller-retour. Il y a eu des précipitations durant la nuit, donc les risques d’avalanches étaient plus élevés. La voie AA col est vraiment impressionnante offrant même des passages à 45 degrés. Après onze heures de marche et d’escalade, nous sommes revenus à la voiture sains et saufs.
Mont Athabasca
Le 1 août, 2011
Nous sommes depuis 2 jours au pied du Mont Athabasca. Nous avons pu expérimenter les différentes techniques de montagne de sorte que le groupe est maintenant prêt pour le vrai defi. Nous partirons cette nuit vers 2 am pour tenter le Mont Athabasca par la voie du glacier nord (voie normale) et allons redescendre par la route AA col qui est plus sécuritaire quant à la possibilité d’avalanches. Tout le monde est en forme et motivé. Souhaitez-nous une bonne météo...
Sommet du mont Rundle
Le 31 juillet, 2011
C’est un premier défi réussi pour tous les participants de notre équipe de Greenpeace. En effet, après 4hres 30 de marche soutenue nous avons eu le privilège de contempler les Rocheuses tout en haut des 2 950 mètres du mont Rundle. Après quoi, il fallait comme il se doit descendre prudemment afin d’être d’un seul morceau pour déguster une bonne bière froide dans le centre-ville de Banff. Demain, notre équipe va retrouver toute l’énergie nécessaire dans le but de gravir le mont Temple.
Mont Rundle
Le 31 juillet, 2011
Changement de destination, nous partons à l’instant pour le Mont Rundle, une ascension qui va nous permettre de se faire un peu les jambes.
Rocheuses Canadiennes édition 2011
Le 30 juillet, 2011
Malgré tout ce que l’on peut dire de l’Alberta concernant la destruction de l’environnement soutenue par un gouvernement en faveur du pétrole. Or c’est dans cette même province que l’on retouve un joyau de la nature encore intact. Nous retournons donc cette année dans les Rocheuses canadiennes, afin de tenter l’ascension de différents sommets. Cette fois-ci nous serons accompagnés de 4 grimpeurs qui en seront à leurs premieres expériences en montagne. C’est un plaisir pour nous de partager notre savoir-faire et de revivre avec eux les émotions du tout début. Nous entreprendrons demain l’ascension du Mont Temple. lequel est situé près du Lac Louise pour ensuite poursuivre notre périple sur les flancs du mont Athabasca. Suivez-nous en direct....
Le toit de l’Afrique
Le 12 juillet, 2011
Le 11 juillet 2011 au matin, à 8h15 am plus précisement, l’Afrique au complet se dessinait sous nos yeux. Le Kilimandjaro culmine à 5895 mètres, ce qui en fait le plus haut sommet de ce continent. De la base au sommet, l’ascension s’est faite en 6 jours en passant par la voie Shira. Des centaines de personnes étaient présentes, dont plusieurs inexpérimentées. Cette montagne est devenue tellement populaire qu’il est normal de penser qu’elle est accessible à tous. Or, comme pour toute ascension, sans les précautions necessaires et le respect de ses propres limites, on peut faire face aux pires dangers. Même l’alpiniste chevronné ne peut prendre cette montagne à la légère. Il y fait froid, l’acclimatation y est rapide et les conditions peuvent changer drastiquement. Malgré ces inconvénients, l’aventure en valait la peine, pour l’expérience humaine et les paysage à couper le souffle.

Merci de votre présence
Le 25 juin, 2011
Merci d’être venus partager avec nous notre dernière grande aventure lors de la conférence de mardi dernier. Ce fut un plaisir de raconter et d’expliquer, dans nos mots, les émotions fortes que nous y avons vécues. On sort toujours plus fort de chaque expédition. En revanche, le retour à la réalité exige parfois plusieurs mois de réadaptation. Nous avons donc pris le recul nécessaire afin de bien saisir tous les éléments de cette expédition et sommes maintenant prêts pour de nouveaux défis. Suivez notre périple sur le plus haut sommet africain....
Conférence sur notre expédition au Manaslu
Le 11 juin, 2011
Bonjour à tous, nous organisons une conférence sur notre expédition Défi Manaslu 2010. À l’automne dernier, nous étions 4 alpinistes québecois, les frères Frédéric et François-Xavier Bleau ainsi que Pierre Boutin et Mathieu Morin à tenté l’ascension d’un des géants de ce monde, le mont Manaslu culminant à 8163 mètres.

Ce sera un plaisirs pour nous de partager notre expérience avec vous tous, qui nous avez aider d’une façon ou d’une autre à faire de ce rêve une realité. Nous présenterons plusieurs photos et un vidéo d’une durée d’environ 30 minutes. Le tout sera agrémenté d’un petit verre de vin et quelques bouchées.

C’est donc un rendez vous le 21 juin à 18h30 au 454 Laurier Est (à l’intérieur du prébystère).

Confirmez votre place à info@hautdefi.ca
Conférences Expédition Manaslu 2010
Le 25 février, 2011
Quelques dates sont confirmées pour notre conférence Expédition Manaslu, notre premier 8000!:

Le 18 avril, 19h, aux bureaux d’Explorateur Voyage à Montréal
328 Ontario Est, sur réservation au info@hautdefi.ca

Le 21 avril, 19h, chez MEC à Montréal
Contactez le comptoir de service au 514-788-5878, poste 0

Nous présenterons aussi notre conférence dans certaines écoles de la province dès le mois de mars. Si vous êtes intéressés à nous accueillir pour vous faire raconter cette merveilleuse aventure, contactez- nous par courriel à info@hautdefi.ca ou par téléphone au 514-466-1104.

Conférence sur l’Expédition Défi Manaslu 2010

Deux frères sur un 8000 m!



Frédéric et François-Xavier Bleau partageront l’expérience de leur ascension à quatre sur le Manaslu (8163m) de l’automne dernier. En revivant les derniers jours de leur périple sur le 8e plus haut sommet du monde, ils feront plusieurs retours en arrière sur des moments clés de l’expédition, mais aussi sur le long chemin qui les a menés jusqu’au Népal, cela en relatant leurs nombreux périples des années antérieures. C’est l’histoire de deux frères sur une grande montagne, de leurs apprentissages, de leurs anecdotes, de leurs obstacles, de leurs échecs et leurs réussites. 


1ère partie : Genèse d’un 8000 mètres

Diaporama de type Power Point retraçant le long parcours de deux frères depuis leur première ascension du mont St-Bruno en 1985, alors qu’ils avaient 5 et 7 ans, jusqu’au début du projet Manaslu en 2008. Réussites, échecs, apprentissages et anecdotes. Nous retraçons l’origine de l’idée d’un tel projet.
Durée : environ 10 minutes

2ème partie : Le projet Manaslu 2010

Diaporama de type Power Point illustrant le long processus de préparation pour un projet de cette envergure, le contexte du voyage, ainsi qu’une description technique de la montagne au niveau de la voie, des dangers et des défis à relever.
Durée : environ 15 minutes

3ème partie : L’expédition Défi Manaslu 2010

Présentation du film témoignant de tous les aspects de l’expédition, soit de Katmandou jusqu’aux derniers pas en direction du sommet, en passant par le trek d’approche et le soutien des Sherpas et des porteurs.
Durée : environ 35 minutes

4ème partie : Retour sur la montagne… sur nous

Retour sur l’expédition au niveau de la gestion émotionnelle et physique des 40 jours sur la montagne ainsi que de la dynamique entre les deux frères tout au long du voyage. Nous terminerons par une période de questions.
Durée : environ 15 minutes

Conférenciers : François-Xavier Bleau et Frédéric Bleau
Conférence Expédition Manaslu 2010, 12 février à Québec
Le 31 janvier, 2011
Conférences relatives à notre première expérience sur une montagne de plus de 8 000 mètres, le Manaslu (8 163 m.), au Népal, l’automne dernier. Une conférence vidéo qui vous fera vivre l’intensité émotionnelle d’un tel projet, lequel s’est déroulé dans un petit paradis méconnu du Népal, la région du Parc de conservation du Manaslu.

Conférence de montagne The North Face, le 12 février prochain, dans le cadre du festival ’’Québec en glace’’.
Conférences sur l’expé Manaslu
Le 7 janvier, 2011
Nous sommes à élaborer une conférence vidéo sur notre expérience au Manaslu en octobre dernier. Elle aura pour titre: Le Manaslu, notre premier 8000!. Nous planifions visiter plusieurs villes de la province comme Montréal, Québec, Trois-Rivières, Gatineau, Chicoutimi et Sherbrooke. Les dates sont donc à confirmer et seront affichées sur le site d’ici la fin du mois. Au plaisir de vous y voir!
Après le Manaslu, les Annapurnas (suite)
Le 4 novembre, 2010
Une fois trouvé ce chemin, une pancarte nous apparaît comme un signe de vie. Et nous redescendons jusqu’au village, si connu, sur le parcours des Annapurnas: Manang. Tarte aux pommes et café expresso croisent nos regards à travers une foule de touristes et d’agences commerciales. Plus tard, nous nous engageons dans une région ouverte au tourisme depuis 2002: le Naar Phu. Après avoir discuté avec un groupe de trekkers, ayant parcouru cette région, nous laissons la tente afin de se sentir plus ’’aérien’’. Il y a très peu de trekkers dans cette région, soit un ou deux groupes par jour. Aussi nous étions les seuls sans porteur, sans guide et chez ’’l’habitant’’. Une région au nord des Annapurnas, à la frontière du Tibet, donc aride, peu habitée mais qui est plongée dans ses traditions. Que dire de Phu, une village de 45 maisons perchées sur un monceau de terre au creux d’une vallée aride, qui constitue un incontournable de notre voyage. Il s’agit d’un village d’époque médiévale.

Nous avons dormi dans la seule chambre du village qui accueille des voyageurs, soit une chambre de murs et de planches de boue séchée, humide avec odeur de moisissure authentique. Nous y restons deux jours à l’aise parmi des villageois sympas. Mieux encore, il y avait le Festival de la récolte comprenant des hommes habillés d’une tenue traditionnelle à cheval vers le monastère après quoi ils proposent des compétitions de course à cheval et de tir à l’’arc, mêlées de cérémonies et évidemment de ’’tchan’’, un alcool autochtone fait de riz. Ni plus ni moins qu’une journée mémorable.

De retour sur le chemin, nous allons à Naar, un village peu plus important et toujours traditionnel dans lequel nous somme témoins des étapes relatives à la récolte ancestrale du blé incluant le battage. Quel moment sacré que celui de l’’écho sonore du battage résonnant en montagne, une activité qui s’effectue vers 3 heures du matin. Sublime ! Ensuite, un col admirable à 5 200 m avec une vue indescriptible sur le massif des Annapurnas côté nord. Ce trajet se termine en présence de tous les trekkers du tour des Annapurnas alors que tout ce monde doit arriver assez tôt au village dans le but d’avoir une place dans un hôtel. Finalement, le retour à Jomsom avant le vol pour Pokhara, deux jours plus tard.
Après le Manaslu, les Annapurnas (suite)
Le 3 novembre, 2010
Bien entendu nous avons enfin trouvé ce chemin, nous sommes guides n’est-ce pas ! Mais l’aventure était loin d’être terminée car il fallait redescendre sur un glacier-moraine, aux mille détours, dans la roche instable, avec une belle couche de neige fraîche camouflant le tout. Avant le coucher du soleil, nous étions au lac où une équipe de Népalais, laquelle accompagnait des grimpeurs français qui avait tenté le mont Tilicho (7 126 m), nous a accueillis ave du thé. Couchés sous un ciel magnifique étoilé à plein, se demandant comment poursuivre notre route tout en sachant que notre chemin devait nous mèner du côté sud du lac par un sentier ballisé. Le niveau du lac ayant monté le sentier périphérique n’était pas praticable à cause de falaises verticales. Aussi sur notre super carte, il était indiqué qu’il était possible d’atteindre la rive sud par un 2e col à 5 300 m. Quelle chance !

à suivre
Après le Manaslu, les Annapurnas
Le 2 novembre, 2010
Geneviève et François-Xavier, bien reposés, quittent Pokhara pour Jomson au coeur des Annapurnas. Il s’agit de ne pas suivre les trekkers du circuit standard des Annapurnas mais d’envisager un trajet hors des sentiers battus. A partir de Jomsom, c’est l’autonomie complète avec tente, réchaud et nourriture dans un secteur sans village, sans ’’tea house’’ et sans abri. En quelque sorte, un Népal à l’état sauvage. Des sacs à dos de 18 à 25 kg, un dénivelé de 2 500 m à compléter, une progression lente dans un sentier pas facile à repérer avec une carte pourrie ! Pour profiter des vacances, des petites journées de 3 à 4 heures de marche conviennent mais dans ces conditions, c’est impossible. Heureusement, des paysages exceptionnels tout en essayant de trouver le col menant au lac Tilicho, là où trois Israéliens nous ont rattrapés, ils suivaient nos traces dans la neige. Maintenant cinq, nous examinons la carte afin de découvrir le passage final vers le col.

à suivre
Entrevue à Radio-Canada
Le 28 octobre, 2010
Nous étions en entrevue, hier soir, en direct à la radio de Radio-Canada. C’était l’émission ’’Culture physique’’ animée par Claude Quenneville, lequel nous a invité à parler de notre expérience au Mont Manaslu. Eh oui, le fameux Claude Quenneville, celui qui animait la soirée du hockey Molson à Radio-Canada le samedi soir, il y a un siècle de cela.
Voici le lien http://www.radio-canada.ca/emissions/culture_physique/2010-2011/
C’était en deuxième partie de l’émission du 27 octobre 2010, vers la 20 ième minute.
Montréal,,Saint-Adèle, Verdun et le tour de l’Annapurna
Le 13 octobre, 2010
Bonjour,

Nous sommes tous de retour dans nos petits coins du globe. Séparés, mais un lien spirituel très fort nous uniit encore. L’expérience a été inoubliable, d’une intensité qui nous a réveillé la nuit en sursaut, en rêves et même en cauchemar selon les souvenirs les plus perçants du moment.
Retour
Le 2 octobre, 2010
Bonjour à tous, nous sommes présentement dans le petit village de Samagaon au pied du Manaslu. Nous avons atteint l’altitude de 7700 mètres, mais les vents forts et l’accumulation constante de neige nous a privés du sommet. Après plus de 30 jours d’expédiition, nous réfléchissons à cette aventure incroyable tout en dégustant un bon repas et une boisson bien meriités. D’ici quelques jours, nous vous commmuniquerons tous les détails de l’expédition.
Inoubliable cette montée !
Le 1 octobre, 2010
7 700 mètres et des flocons. Si vous saviez ce que c’est qu’un 8 000 mètres et ce qui vient avec. Une avalanche de passage, une tempête de neige interminable. Un refroidissement pire que pire. Une aventure humaine secouante et déstabilisante. Des tentes de plume, nos souffles à bout. Nous revenons bientôt. En attendant, gardez vos offrandes les plus chères pour nos âmes.
L’assaut vers le sommet, rien d’autre
Le 29 septembre, 2010
L’adrénaline est en nous, vous vous en doutez bien. IUne énergie qui doit être rassemblée parce que la poussée physique est présente mais il y a le mental à ne pas isoler. C’est quelque chose, nous vous l’assurons. Nous visons une atteinte du sommet durant les premières de la nuit. C’est le 30 aujourd’hui. Il y a encore de la place pour vos offrandes. Les ondes de toutes sortes voyagent certainement plus vite en hauteur.
Un sommet nous attend !
Le 27 septembre, 2010
Nous sommes en forme, confiants, reposés et excités parce que cette semaine en est une de progression jusqu’à l’atteinte du sommet prévue pour le 1er octobre. Tout converge vers cette étape exaltante; des sherpas d’altitude préparent les cordes fixes et balisent le chemin, le soleil nous fait signe dorénavant, la moitié de nos discussions journalières gravitent autour de la stratégie sommitale. Nous sommes su camp 2 et nous avons donc décidé d’aller de l’avant. Il n’est plus question de redescendre. Le couple Mexicain est là de même que l’Italien et l’Espagnol. L’autre moitié de nos échanges journaliers nous concernent, les 4, prêts à vibrer et à sourire. Envoyez-nous des offrandes personnelles !
Tout est dans l’aller-retour
Le 25 septembre, 2010
Deux bonheurs surgissent aujourd’hui, les ’’patates frites’’ et le soleil. Il faut bien avouer que le soleil a été rare ces derniers jours nous laissant dans l’ombre de la pluie tenace. Inspiré, peut-être par ce retour de lumière, notre cuisinier nous offre des crêpes, des oeufs et d’incomparables ’’patates frites’’. Comment des ’’patates frites’’ peuvent combler des humains à ce point, voilà un mystère aussi magique qu’un rituel gurung. Il n’y a pas de réponse. Or, nous n’avons pas eu besoin de questions pour écouter religieusement les récits uniques de ce couple de Mexicains recroisé. Il a 53 ans, elle 46. Ils ont gravi sept sommets de 8 000 mètres et plus. Tout de même.

Chroniques horizontales

Tandis que les chorten, les villages, les rivières du Népal sont des lieux protégés contre les esprits menaçants, contre les shrindi-revenants, contre tous les malheurs possibles, nous, grimpeurs toujours ravivés par l’image d’un Everest à atteindre, apparaissons quelquefois comme des guerriers; à l’assaut du sommet, à l’attaque d’une voie difficile, à devoir battre en retraite, à même planter un drapeau et crier Victoire. Pourtant, le spectacle de la montagne nous incite volontiers à l’évasion, à la rêverie, à des réflexions existentielles ou mieux encore à l’idée d’échanger avec nos proches. C’est pourquoi, ce matin, cette lumière attendue n’a pas qu’éclairer le ciel, elle a fait exister en nous une grande joie, une joie enveloppante. Tout est possible dans ce haut monde.
Le souci de boire
Le 23 septembre, 2010
François-Xavier et Mathieu frôlent les 6400 mètres, installés dans leur tente à boire et boire encore afin de ne pas laisser prise aux désagréables maux de tête. Pendant ce temps, Pierre et Fred, plus bas, fréquentent le camp 1; demain ou après-demain nous seront réunis. Dès que le processus d’acclimatation sera complété, cette fameuse ’’poussée vers le sommet’’ deviendra un moment enthousiasmant. Cela fait tout de même 20 jours que nous baignons dans l’étendue himalayienne. Quant aux autres équipes dispersées, aucune ne dépasse notre hauteur. Nous sommes solidaires parce qu’en grimpant, en redescendant pour s’acclimater et en se dépassant, tous nos gestes réchauffent le paysage.
Nous remontons!
Le 20 septembre, 2010
Enfin, une belle journée de beau temps. Nous avons pu admirer le Manaslu et en profiter pour faire sécher nos vêtements et nos équipements. Il devrait faire beau toute la semaine de sorte que demain nous repartons pour le camp 1 et ensuite pour le camp 2. L’équipe de Russell Brice ouvrira la voie demain entre le camp 1 et le camp 2. Ce qui veut dire que tout devrait être en place pour notre acclimatation. Il est à noter que les communications risquent d’être un peu plus limitées pour les prochains jours. Ne vous étonnez pas si les nouvelles s’espacent au 3 ou même 4 jours! Le moral des troupes est à son meilleur!
Ah! Comme la neige a neigé!
Le 19 septembre, 2010
Il neige, il pleut et il neige encore. Après avoir reçu 20 à 30 cm de neige mouillée, à chaque jour, depuis notre montée au Camp 1, nous avons pris la sage décision de redescendre au camp de base. Cette grosse neige mouillée déclenche des avanlaches dans la montagne et certaines tentes ont même de la difficulté à tenir le coup! Nous avons donc laissé notre tente la plus solide au camp 1 avec tous nos équipements et avons redescendus au camp de base. Toutes les équipes ont fait de même. Il ne nous reste plus qu’à attendre quelques jours avant que le beau temps revienne et que les conditions de neige s’améliorent. Nous avons très hâte de la voir cette montagne!

Cette situation d’attente nous permet de faire connaissance avec d’autres équipes: un couple de Mexicains avec qui nous pratiquons notre espagnol, un Israélien, dans la soixantaine, toujours heureux de nous voir et ainsi nous avons été invités à prendre le thé dans la tente de Russell Brice, directeur de la compagnie Imex (Himalaya Expericence) qui organise des ascensions commerciales en montagne depuis 1974! Un expert unique de l’Himalaya.
Camp 1
Le 17 septembre, 2010
Nous sommes bel et bien rendus et installés au camp 1, soit à 5700 mètres d’altitude. Nous avons quitté le camp de base pour environ 1 semaine afin de s’acclimater. Aujourd’hui, c’est une journée de repos et d’acclimatation. Nous sommes la seule équipe a être montée au camp 1, malgré la pluie et la neige. Le temps devrait s’améliorer ce week-end. Les autres équipes envisagent donc de nous rejoindre. Nous attendrons que quelques équipes de sherpas ouvrent la voie, enneigée pour le moment, avant d’entreprendre l’ascension jusqu’au camp 2! Toute l’équipe va bien.

Chroniques horizontales

Notre monde moderne ne connaît plus guère les lieux de culte, la portée des prières ni les esprits maléfiques. Or, à plus de 5 000 mètres, nous, chevaliers armés de cordes et de piolets, avons pu momentanémant ’’sortitr’’ de notre temps profane grâce à une cérémonie d’offrandes animée par un lama gurung.

Ce personnage religieux, dont les rêves mêmes sont habités de mythes variés, nous a transportés dans ce Temps primordial dans lequel vivaient les dieux. Un Temps primordial sacré redevenu présent par ce rituel tissé de paroles poétiques, d’incantations et de ses petits drapeaux colorés qui clament l’événement du jour.

Nous prenons conscience que le lama a pour devoir religieux de purifier le temps profane, le cumul de nos expériences passées et même d’effacer toutes les fautes individuelles et communautaires dans le but d’actualiser ce Temps d’origine que le bouddhisme invoque depuis que la cosmogonie existe pour eux.
Puja!
Le 14 septembre, 2010
Depuis hier, nous sommes tout près du camp 1 où nous avons installé une tente et y avons déposé nos équipements ainsi qu’une partie de la nourriture dont nous aurons besoin pour l’’ascension. La première portion de l’ascension vers le camp 1 traverse la moraine du glacier. Nous devons ensuite s’encorder à des cordes fixes afin de traverser un glacier crevassé! Tout s’est bien déroulé, la condition physique de chacun est bonne et l’acclimatation se fait bien. De retour au camp de base, nous avons pu profiter d’une bonne nuit de sommeil.
Aujourd’hui, nous avons reçu la Puja! Un lama gurung est monté au camp de base depuis Samagaon afin de bénir nos équipements et tous les membres de l’expédition. Nos piolets et crampons ont été déposés sur un autel de pierre avec des offrandes. Une tige au sommet de l’’autel laissait battre au vent des drapeaux de prières. Le lama nous a donc récité des prières afin que la montagne accepte notre présence et nous protège. Tout cela, bien entendu, sous la pluie qui est toujours présente!
Camp de base
Le 13 septembre, 2010
Nous sommes arrivés samedi au camp de base! La montée a été moins pénible que prévu, seulement 3heures 30 de marche, mais un petit mal de tête nous attendait au camp de base. Nous nous sommes trouvés un espace parmi les quelques 70 tentes individuelles déjà présentes, en plus des tentes-cuisines. Environ 10 équipes sont déjà sur place, dont une importante équipe commerciale. Le camp base est bien situé sur un sol rocailleux étant donné la proximité des glaciers, sans compter une vue innommable sur le Manaslu.

Notre équipe est maintenant réduite à 8 personnes: 4 grimpeurs, 2 sherpas d’altitude, 1 cuisiner et son assistant. Nous sommes probablement la plus petite équipe au camp de base. Après une bonne journée de repos (sous la pluie), à relaxer dans nos tentes, nous partons aujoud’hui pour le camp 1 afin de faire un dépôt d’équipement et de poursuivre notre processus d’acclimatation. L’ascension tant souhaitée du Manaslu est commencée! Toutes les bonnes vibrations nous animent.

Chroniques horizontales

Si c’est au degré d’intensiité que l’on reconnaît une passion authentique, alors l’ascension d’une montagne est assurément, pour nous, une telle passion. Aussi, inutile de nous demander si la fierté, l’humilité ou la réussite personnellle prend place en nous, tous les sentiments sont, dans notre quête actuelle, passionnément ressentis. Tous, y compris pour nos proches, lesquels, incidemment, ne nous quittent plus à cette hauteur d’âme.

Après avoir traversé de petits ponts, nous sommes prêts à affronter ces démons que sont la fatigue, la rareté de l’air ou encore l’instabilité du temps atmosphérique. Paradoxalement, vers le haut la fragilité nous guette malgré l’image de force majestueuse que dégage la haute montagne. Nous offrons à la montagne notre énergie acclimatée, notre souffle raccourci ainsi que nos rêves développés depuis si longtemps. Ce qu’elle nous offre, cette montagne, est de devenir notre centre du monde actuel. Un centre envoûtant qui nous grise, nous rend incomparables.
Changement de porteurs
Le 10 septembre, 2010
L’altidtude commence à se faire sentir, la cadence des derniers jours nous ralentit. Nous ne sommes donc pas arrivés à Samagaon comme prévu. Nous avons dormi en chemin à Lho et repris la route le lendemain. Arrivés vers 10h le matin à Samagaon, nous avons changé d’équipe de porteurs. C’est une restriction pour les équipes d’expédition afin de faire travailler les porteur locaux. Une grande partie des équipements nécessaires à l’installation du camp de base sont entreposés à Samagaon pour les expéditions sur le Manaslu. Deux chargements de 600 kg et 500 kg seront portagés depuis Samagaon jusqu’au au camp de base à quelques jours d’intervalle par les porteurs de Samagaon qui feront deux fois l’aller-retour.

Demain, une grosse journée de marche nous attend: 7 heures de marche et 1300 mètres de dénivelé pour atteindre le camp de base à 4800 mètres d’altitude. Cet effort sera récompensé par 2-3 jours de repos et d’acclimatation avant de commencer l’ascension du Manaslu.
Nos sherpas Dawa et Nima nous apprennent quelques mots de népalais à tous les jours. Après 45 jours d’expédition avec eux, nous serons sûrement en mesure de parler cette langue hautement appréciée 1
Sama!
Le 8 septembre, 2010
Il pleut, il pleut et il pleut encore! Ce qui n’aide pas à faire diminuer l’humidité dans l’air. Nous avons quitté Ghap (2380 mètres) tôt ce matin pour entreprendre les 8 heures de marche qui nous séparent de Sama (3390 mètres), le dernier village avant le camp de base du Manaslu! Malgré cette pluie, les villageois sont toujours aussi accueillants et souriants. La végétation «tropicale» et verdoyante a fait place à une forêt de conifères. C’est une bonne chose, c’est un signe que l’on gagne de l’altitude!
Sur le trek
Le 6 septembre, 2010
Après avoir traversé de petiits villages bordés de rizières, nous sommes entrés dans une étroite vallée très encaissée. Le sentier longe une rivière où des centaines de chutes s’y déversent. La nature est luxuriante et éblouissante. On comprend biien maintenant comment cette humiditité nous fait tordre nos t-shirts! Heureusement, il y a la rivière pour nous rafraîchir! Toute l’équipe va très bien. Quant à notre sherpa Dawa, il s’occupe à merveille de nous jusqu’à maintenant.. Nous débutons nos journées tôt afin de profiter de la fraîcheur matinale. Nous avons passé les 2 dernières nuits dans des villages composés seulement de quelques maisons, soit Lapubesi et Dhoban.

Nous avons pu profiter de l’unique «lodge» dans chacun de ces villages pour y installer notre campement et profiter ainsi de leur salle commune pour y manger. Si nous continuons à ce rythme (7 heures de marche par jour), nous serons au camp de base dans 2-3 jours! Hier, nous avons pu sentir un peu de fraîcheur en fin de journée. Quel bonheur! Il faut dire que nous sommes maintenant à 1300 mètres d’altitude! A vous de calculer, encore quelques 6863 mètres...

Chroniques horizontales

Se souhaiter bonne route en bordure de la rivière Buri Gandaki, d’Arughat vers Jagat et éventuellement Sama, c’est retrouver une fois de plus un effet de tension propre aux hautes montagnes. Cet effet est à l’image des précautions qu’il faut prendre pour franchir les ponts ou les passerelles, le long de notre ascension, qui reposent, instables, sur des rochers et des éboulis.

En même temps que notre tête et notre corps réagissent à divers obstacles contraignants, notre volonté éprouvée de contempler et de dominer le paysage rejaillit constamment. S’ajoute à cela une autre dimension particulière, celle d’envisager que le grimpeur avance à reculons; son temps passe du monde des villages étagés à celui des alpages avant de se mesurer au monde minéral où s’accrochent de rares manifestations de vie qui se retireront devant les conditions climatiques sévères du monde sommital. Même le temps de respiration du grimpeur va reculer. Toujours cette opposition entre l’insécurité et cette force agissante qui nous guide vers un accomplissement souhaité.
Et c’est un départ!
Le 3 septembre, 2010
Notre route vers Arughat à bord des 4X4 a été plutôt longue et très humide! Malgré la tenacité des chauffeurs, nous ne nous sommes pas rendus à bon port (une métaphore maritime). Les 4X4 ce sont enlisés dans la boue, nous avons dû complété à pied tous les quatre, accompagnés des 2 porteurs Dawa et Nima. Une ambiance tout à fait différente s’est installée, un contraste saisissant entre la folie de la ville et le calme des petits villages de montagne. Les autres membres de l’équipe nous rejoindront ce soir. Nous avons donc bel et bien commencé notre trek qui se poursuivra pour les 9 prochains jours!

Chroniques horizontales

Le passage initiatique de la ville de Kathmandou a eu lieu. Une ville où les divinités sont dans les temples, les roches, les maisons, partout. Il y a les divinités bienfaisantes qui sont vénérées mais l’imaginaire népalais a, depuis des siècles, été surtout captivé par les yeux rouges de visages sombres qui inspirent l’effroi. En ce sens, les légendes d’ici racontent que les dieux et donc les rois possédaient des qualités qui ressemblaient aux défauts des démons. Bien sûr, l’ordre du monde suppose un certain désordre.

En quittant cette ville démesurée, l’évidence des sommets dépasse ce que nos yeux nous offre de spectaculaire; à lui seul, le territoire himalayen porte le Ciel. L’Himalaya est un continent en élévation qui provoque une vision dont il s’agit d’absorber l’effet. Laisser nos traces dans un sentier de l’Himalaya, c’est aussi s’élever. Ici, dans cette autre dimension de la Terre, notre parcours est à la fois un voyage, une ascension et une initiation vers un type de Surnaturel. Nous déambulons comme si nous n’avions pas à nous convaincre que l’expérience aventurière de la montagne est la plus grande des ferveurs pour l’âme.
En route vers le trek...
Le 2 septembre, 2010
À bord de deux grands minibus, nous sommes en route vers le départ du trek. Une équipe importante voyage avec nous, près de 35 porteurs, 1 chef cuisinier et ses assistants ainsi que nos deux sherpas dont l’un gère tout ce beau monde! Une équipe très efficace de pros. Sauf que nous n’avons pas pu nous rendre à destination, la route étant très accidentée dû à la mousson qui se termine en septembre. Nous sommes donc à Dhading Beshi où nous allons passer la nuit, les fourmis dans les jambes, le trek nous appelle! Très tôt demain, nous embarquerons à bord de gros 4X4 afin de parcourir les derniers 6 heures de route (mais non les moindres) dans le but d’atteindre le village où se trouve le départ du trek du Manaslu: Arughat. La grande aventure à pied débutera donc demain!
Entrevue sur Kurv.tv
Le 1 septembre, 2010
Jetez un coup d’oeil sur l’entrevue que nous avons fait avec Yan Blanchard de Kurv.tv!

ENTREVUE SUR KURV.TV
A travers la ville
Le 31 août, 2010
Aujourd hui, 31 aout, nous avons fait la rencontre des 2 sherpas d’altitude qui vont accompagner François-Xavier et Mathieu. Dawa Tenzig et Lhakpa Nuru Sherpa, sont deux super mecs avec des années et des années d’expérience en montagne. Pour sa part, Dawa a réussi 2 fois le sommmet de l’’Everest et Lhakpa, quant à lui, pas moins de 14 fois le sommet du toit du monde. Et oui, il a posé les pieds 14 fois sur l’extrême!. Ce sera également une excellente source d informations pour Pierre et Fred qui vont tenter l’ascension sans sherpa d’altitude.

De plus, nous avons passé une partie de la journée à parcourir et visiter la ville. Le Boudhanat est le lieu de prières le plus fréquenté au Népal par les boudhistes. Quant au Pashupathinat, c’est l’endroit où les hindouistes pratiquent la crémation des morts sur la rivière Bagmati.

Mercredi, 1er septembre, les dernières courses sont complétées et nous en avons profité pour visiter le Dunbar Square, un site religieux mondialement connu de Kathmandou, en pleine fête de Krishna! Nous avons même vu la Kumari, l’enfant sacré incarnant les dieux hindous. Demain, à 7h, nous partirons enfin pour le trek du Manaslu où nos premiers pas se feront en direction de l’objectif ultime!

Chroniques horizontales

La ville et aussi la vallée de Kathmandou englobent une très grande variété de monuments religieux avec un raffinement et un style architectural qui fixent la vie socio-religieuse de la population. Les espaces urbains sont saturés de sacré, ce sont de véritables mandalas, à l’image de ceux dont se servent les prêtres pour méditer. Il y a ici le souci de reproduire le macrocosme dans le microcosme urbain; une harmonie s’est créée entre l’univers céleste et la terre. Contrairement à nos sociétés occidentales, ici l’existence entière est reliée au sacré, même pour celui qui meurt. Ici, c’est une scène humaine tellement orchestrée par deux grands systèmes religieus que sont l’hindouisme et le bouddhisme. En ce sens,l’on pourrait facilement imaginer que la foi du népalais cogne dans sa poitrine tous les jours alors que pour nous, aventuriers de la montagne, nous anticipons sereinement les coups de coeur propres à notre conduite à risques.


Kathmandou
Le 30 août, 2010
Nous sommes bel et bien arrivés à Kathmandou! Après 30h de vol et de transits, nous avons été accueillis chaleureusement par des népalais. Nous avons vécu (pour certains) nos premiers moments au Népal, plus particulièrement dans la ’’folie’’ de Kathmandou. Quelques jours de préparatifs et de rencontres avec l’équipe locale avant le grand départ le 2 septembre prochain, soit le débur du trek.

Chroniques horizontales

Selon la légende, le roi Lakshmi Narasimha Malla, au début du 17e siècle, aurait fait construire, à partir d’un seul arbre, le temple appelé Kastha Mandap, ou maison de bois, d’où vient le nom de Kathmandou. L’importante dynastie des Malla a régné, à l’époque de la vie du Bouddha, du 13e au 18e siècle dans la vallée de Kathmandou. Les souverains malla, tout en étant surtout hindous, ont respecté les divinités bouddhiques et ont donc édifié des sanctuaires aux dieux des deux religions. Sous les mallas, le Népal a connu un essor qui s’est manifesté dans les domaines économique, commercial, spirituel, artistique et architectural. Au point où les rois du Tibet, qui appréciaient tellement la qualité des artistes népalais, les ont fait venir à Lhasa pour se joindre aux artistes et architectes tibétains, chinois et indiens. Ce fut le sommet de l’art népalais.
Départ
Le 25 août, 2010
Ça y est, après plusieurs mois de préparation et d’entraînement, c’est le grand départ ce samedi le 28 août. Plusieurs petits détails restent à finaliser mais l’essentiel est prêt. Le mont Manaslu sera notre prochain défi et nous avons bien hâte de commencer l’ascension. Vous pouvez suivre l’expédition en direct sur ce site que nous allons alimenter régulièrement. Si vous avez des commentaires ou des mots d’encouragement vous pouvez les envoyer à l’adresse info@hautdefi.ca. L’équipe est consitué de Frédéric et François-Xavier Bleau, Pierre Boutin et Mathieu Morin.
Montréal - Québec, c’est fait!
Le 19 juillet, 2010
Mission accomplie, nous avons franchi les 285 km reliant Saint-Bruno-de-Montarville à Québec en 9 heures 10 minutes, soit une moyenne de 31 km/h! Nous devons remercier les cyclistes du Cyclo Défi contre le cancer qui faisaient la route jusqu’à Trois-Rivières. Nous nous sommes joints à eux depuis Berthierville afin de profiter de l’aspiration de certains pelotons. Nous avons même eu une bonne main d’applaudissements à notre arrivée à Trois-Rivières. L’exercice fut très bon pour le moral car nous savons maintenant que nous sommes capables de faire une activité sportive intense, ensemble!
St-Bruno - Québec à vélo (285 km)!
Le 10 juillet, 2010
Aujourd’hui, deux gars de l’équipe Défi Manaslu 2010 partent, en matinée, de St-Bruno-de-Montarville, leur ville natale, pour se rendre à Québec aller voir un show du Festival d’été! Blague... Ils se lancent un défi de taille en préparation à un autre défi de taille, celui de l’ascension de leur premier 8000 mètres. Le parcours consistera à remonter jusqu’à Sorel par les rangs agricoles, ensuite prendre le traversier jusqu’à Berthierville, pour finalement rejoindre la route du Roi (138) jusqu’aux Plaines d’Abraham à Québec, où une ancienne partenaire de montagne nous y attend. Le tout devrait prendre environ 10 heures à une vitesse moyenne de 25 km/h. Bon, c’est pas le Tour de France, mais c’est naturel.... Ce périple peut être suivi sur le Facebook de François-Xavier en direct. Nous nous souhaitons bonne chance, à une heure du départ!
De retour à Montréal
Le 28 juin, 2010
Voici une entrevue avec Radio-Canada (anglais) sur l expédition au Mont Logan.
www.cbc.ca/canada/north/story/2010/06/24/greenpeace-g20-mount-logan.html
Ainsi qu une entrevue avec la revue Espaces http://www.espaces.ca/categorie/actualites/entrevues/article/503-un-sommet-avorte-pour-le-climat
Fin de la progression!
Le 17 juin, 2010
Le mont Logan et toute la neige qui le recouvre en altitude ont eu le dessus sur notre capacité de progresser.. En effet, la tempête des 3 derniers jours arecouvert le sol de plusieurs pieds de neige couvrant ainsi les nombreuses crevasses entre le camp 3 et camp 4. Une d’entre elle ad’ailleurs aval.un des sacs des membres de l’expédition lors d’un affaissement d’un pont de neige lors de notre passage! Un de nous afait une chute spectaculaire qui a donné plus de peur que de mal, heureusement... De quoi donner des frissons et insérer le doute quant à la sécurité de la voie. Le phénomène des changements climatiques est une cause très importante, mais pas au point de ne pas pouvoir en témoigner plus tard!... Nous redescendrons alors vers le camp de base dès demain pour attendre ensuite le rapatriement en avion à partir du camp de base. Nous vous donnerons plus de nouvelle bientôt, quand nous aurons les deux pieds sur la terre ferme, en toute sécurité.
Ça grimpe, ça grimpe!
Le 15 juin, 2010
Nous atteignons aujourd’hui les camp 3 à 4600m d’altitude. Cette progression positive souligne l’anniversaire de Pierre qui fête ses quarante et quelques années sur terre! Bonne fête mon Pierre! Nous n’avons pas vraiment eu de difficulté à monter jusqu’ici, ce qui nous encourage pour notre montée au camp 4 mercredi. Si nous tous va bien jusque là, nous tenterons un "summit push" qui devrait prendre 2 jours. Donc, le sommet serait dans la mire autour du 18 juin! À suivre...
Départ vers le camp 3
Le 14 juin, 2010
Lundi 14 juin, 8h30, heure du Yukon; nous quittons enfin notre chère camp 2 après plus de 3 jours de tempête. Nous voyons maintenant plus haut, dans tous les sens du terme, et notre objectif d’aujourd’hui est d’atteindre notre cache à 4400m et de tout monter ensuite jusqu’au camp 3, situé près du Football Field. Vous aurez d’autres nouvelles dès ce soir! Enfin nous montons!
Vive le camp 2!
Le 12 juin, 2010
Apprendre à ne rien faire est primordial en montagne au même niveau que d’être à l’aise avec ces coéquipiers de cordée. À ce sujet, ’’péter’’ dans la tente et faire rire tout le monde est un bon diapason pour évaluer le moral des troupes! C’est ce que nous faisons depuis le 9 juin en attendant le beau temps, qui devrait arriver dimanche ou lundi? Blague à part, nous avons quand même eu l’opportunité de monter vers le camp 3, plus précisément à 4400m d’altitude, afin d’y laisser une cache de neuf jours de nourriture avant qu’un blizzard vienne nous bloquer toute progression plus haute. Nous sommes alors redescendus au camp 2 d’où nous vous parlons en ce moment, entre 2 parties de cartes.

Notre petit abri en tissu est notre seul refuge depuis jeudi. Imaginez-vous réunis à trois pendant plus de trois jours sur une superficie pas plus grande qu’un lit « King »! Aujourd’hui, dimanche, tout porte à croire que le beau temps reviendra demain afin que la montagne nous laisse grimper plus haut, même si elle n’est pas trop au courant que nous sommes là en ce moment…
Camp 2 déjà!
Le 9 juin, 2010
Hier, la route, vers le premier camp, s’est très bien passé. Nous avons eu du beau temps et il n’y avait presque pas de danger objectif dans le champ de crevasses puisque celles-ci étaient toutes ouvertes. Le chemin est déjà complété et nous ne sommes pas encore très haut en altitude. Profitons-en pendant que ça va bien!

Aujourd’hui, nous envisageons arrivés vers l’heure du souper au camp 2. Donc, encore une fois, en une seule étape de marche (pas de chache de matériel). Quand nous parlons de l’heure du souper, ici, c’est relatif puisqu’il fait noir très tard, même presque pas, donc c’est plutôt quand nous avons fain, soit avant de se coucher. L’avantage dans les montagnes du nord, comme le Logan ou le McKinley, c’est que nous profitons des journées de presque 24 h de clarté. Il faut juste s’obliger a suivre minimalement un horaire raisonnable pour ne pas être trop léthargiques.

Demain, nous prendrons une journée de congé afin de permettre une bonne acclimatation au manque d’oxygène. Nous aimons les journée de congé! Yé
En route vers le camp 1
Le 7 juin, 2010
Lundi matin, nous commençons la semaine de travail! À 7h30, il fait déjà clair depuis longtemps, nous sommes en train de démonter les tentes et de ranger notre équipement pour se rendre au camp 1 sans faire d’escale, c’est-à-dire ne pas faire de cache pour le matériel et d’exécuter un aller-retour. Un grand champ de crevasses sépare les deux camps sur 7 km de distance pour 600m de dénivelé. Les 4 derniers grimpeurs sont partis ce matin, nous sommes donc seuls dans un rayon de 1 heure en avion... une occasion unique de sentir l’immensité et la beauté de cette nature!
Premiers pas sur le glacier.
Le 6 juin, 2010
Nous avons finalement réussi à compléter le vol nous menant au camp de base sur le glacier. Nous avons croissé les 4 derniers grimpeurs qui attendaient leur chance de monter à bord du prochain vol de retour.Ainsi nous serons seuls sur le mont Logan quand ils quitteront… bonne occasion pour resserrer les liens dans l’équipe! Nous squattons un emplacement de tentes avec murets pour y passer la nuit, demain nous partirons tôt afin d’atteindre le camp 1 avec tout l’équipement. Un moyen de savoir si nous ne voyageons pas trop lourdement !
En attendant de voler!
Le 6 juin, 2010
Hier, 5 juin, Pierre et Jean-Philippe (il y a 2 passagers par vol seulement!) ont pu prendre leur vol vers le camp de base de la montagne, mais ils ont dû faire demi tour quelques minutes avant d’arriver. La météo capricieuse aurait bloqué l’avion au sol lors du retour, selon le pilote. Fred à donc vu ses deux coéquipiers revenir bredouille d’une première étape importante, l’attente de voler. En revanche, nous avons le réconfort de Cécile, une franco-manitobaine qui s’occupe du seul B&B de Silver City. Elle nous prépare de généreuses crêpes aux fruits des champs ou du pain doré avec saucisse pour le déjeuner.

Pour vous donner une idée à quel point l’être humain est rare ici, voici quelques chiffres ; il y a 32 000 habitants au Yukon, dont 25 000 habitent à Whitehorse, 100 âmes doivent résider à Haynes Jonction, au croisement de la Alaskan Hiway, 50 autres de l’autres côté du lac Kluane à Destruction Bay et quelques individus et un avion, ici, à Silver City, dont une dizaine sont de passage! Le sentiment d’éloignement commence avant même d’être sur la montagne.


Longue journée de transport!
Le 5 juin, 2010
Nous sommes maintenant à Kluane Lake depuis hier soir et attendons que les conditions météo permettent de s’envoler vers le camp de base du mont Logan. Nous avons passé une bonne nuit dans un B&B après une longue journée de transport à travers le Canada. Nous avons atterri à Whitehorse où nous attendait une camionnette de la compagnie d’aviation d’Andy William. Une petite visite de Silver City, ville fantôme issue de la ruée vers l’or, était prévue afin de nous mettre dans le contexte d’aventure et d’espoir qu’a incarné le Yukon d’autrefois et encore aujourd’hui, en particulier dans la mission que nous avons. Ce fût l’occasion de rencontrer une équipe de scientifiques qui séjourneront en même temps que nous sur la montagne afin de faire des études sur l’impacte du réchauffement climatique sur les glaciers.
Expédition verte
Le 2 juin, 2010
Haut Défi organise une expédition de trois semaines au mont Logan (5959 m), le plus haut sommet du Canada. Cette expédition aura lieu en conjonction avec le sommet du G8-G20 à la fin du mois de Juin. L’objectif est d’apporter une bannière au sommet de la montagne et d’envoyer un message direct aux dirigeants des différents pays présent lors de la réunion. Par le fait même nous voulons faire avancer la campagne énergie et climat de Greenpeace Canada. Cette expédition sera un exemple du début à la fin de la façon d’être respectueuse de l’environnement en région éloignée. Nous adoptons la politique SANS LAISSER DE TRACE. Nous partons de Montréal le matin du 4 juin. Suivez l’expédition en direct...
Traversée du lac Summit
Le 4 mai, 2010
La traversée du lac Summit fut une vrai partie de plaisir grâce à la puissance des vents et de nos voiles de paraski. En équipe de deux, nous traversons sans problème les 10 km du lac Summit en un peu plus d’une heure. Les paysages sont complètement hallucinants sur cette section du trajet avec l’effet de la poudrerie sur l’immensité blanche. Nous nous entrelaçons alors en zigzagant sur le lac pour arriver à l’embouchure du lac Glacier où nous établirons notre camp de base pour les 2 prochains jours. Il nous faut creuser dans plusieurs mètres de neige afin de protéger au maximum notre grande tente des rafales de vents puissantes. Nous profitons d’une très belle lumière de fin de soirée pour aller se balader au pied du glacier Turner. La vue sur le lac Glacier est tout simplement magnifique!
Du refuge Thor au lac Summit
Le 3 mai, 2010
Une bonne tempête de neige nocturne nous aide à progresser sur une surface maintenant plus glissante en direction du lac Summit. Un autre facteur est en notre avantage, le vent qui souffle dans notre direction! Benoît, qui a plusieurs années d’expérience en paraski, nous inities au plaisir de la voile. En effet, il réussit à tirer FX et Geneviève assis sur le kamutik sur plusieurs kilomètres dans une section très large de la rivière. Martin nous suit en paraski aussi, sans trop de problème. La voile fut un allié tout au long de cette journée, même dans les sections plus pentues où elle nous aida fortement à tirer nos charges. Dans cette section où nous gagnons plus de 100 mètres d’altitude, la glace affaiblie c’est brisé à quelques reprises sous nos pieds, remontant le niveau de vigilance au maximum.

Nous atteignons le lac Summit après quelques heures de marche seulement, mais il manque quelqu’un à l’appe?!? Où est Belle, le chien de Benoît, qui nous suit dans cette aventure polaire? La force du vent nous empêche de l’appeler et il nous est impossible de distinguer un point blanc sur un fond blanc… Benoît retourne donc sur nos pas pour la retrouver. Il revient 45 minutes plus tard en sa compagnie, elle était restée couché dans la neige à l’entrée du lac. C’est un chien très indépendant et très contemplatif!
Du refuge Overlord au refuge Thor
Le 1 mai, 2010
La pauvre qualité de la glace dans le delta de la rivière nous pousse à se lever vers 3h du matin afin de maximiser la solidité de celle-ci. Le cheminement est un petit casse-tête puisqu’il faut chercher constamment une surface de glace ou de neige suffisamment grande et solide pour faire progresser nos traîneaux, en particulier notre modeste kamutik de 300 livres. Le niveau d’eau des bras de rivière est très bas ce qui nous oblige souvent à tirer nos charges dans le sable, une bonne occasion de travailler en équipe. La technique était celle des chiens de traîneau, c’est-à-dire à trois côte à côte sur le même axe!

Le premier véritable obstacle est dans le rétrécissement de la rivière créé par le lac Crater et les moraines de son glacier. 750 mètres de cascade glacé et de champ de roches, le tout recouvert d’un bon pied de sable donnant l’illusion d’une plage. Nous investissons beaucoup de temps et d’effort afin de vaincre se premier passage et commençons à douter de la qualité et de la quantité de la glace pour supporter notre poids jusqu’au lac Summit? Nous complétons cependant notre journée jusqu’à Windy Lake sur une rivière considérablement gelée. Plus on s’éloigne du fjord de Pangnirtung, plus la température se refroidie, c’est bon signe.

Le Lendemain matin, nous comprenons bien le nom de l’endroit où nous sommes puisque des vents de face puissants ralentissent notre cheminement déjà difficile dans le deuxième corridor étroit autour de Windy Lake. La plage est encore présente sur un long kilomètre pour enfin aboutir sur un élargissement bien glacé de rivière dominé par l’élégance du mont Thor. Le moral reprend forme, et les traîneaux redeviennent légers. Nous campons au refuge Thor, 25 km de rivière sont dernière nous.
Départ pour Pangnirtung
Le 29 avril, 2010
À 5h30 du matin, le soleil reflète déjà fort sur la banquise recouvrant la baie de Frobisher. Nous nous envolons bientôt depuis Iqualuit vers notre destination finale d’où commencera l’aventure. Benoit Havard, un ami, nous attend à Pangnirtung pour se joindre à nous. Il a bien négocié notre transport en motoneige jusqu’à l’entrée du parc Auyuittuq avec son voisin Charlie, qui en plus d’être plombier et charpentier dans le village, organise des transferts motorisés pour l’entrée du parc Auyuittuq.

Les vols vers ces petites communautés dépendent beaucoup des aléas de la météo, particulièrement à Pangnirtung où les pilotes des avions Twin Otters doivent absolument avoir un contact visuel sur les montagnes environnantes. Un ciel couvert nous offre alors la possibilité d’aller au village suivant, Qikiqtarjuaq, en attendant une ouverture des nuages au dessus de Pang. Nous atterrissons finalement quelques heures plus tard pour enfin arriver chez Benoît. Nous avons l’après-midi pour terminer notre préparation, le départ pour le parc est prévu pour ce soir à 18h…
Retour
Le 16 avril, 2010
Nous sommes de retour, la tentative n’a pas fonctionne jusqu au sommet. Parcontre, nous avons eu DES moments fort en sensation. Le mont Blanc est mythique, son histoire est grande c’est le reve de l’alpiniste que de se tenir au sommet des Alpes. Nous avions choisit d’y aller en tout debut de saison, mais les precipitations record de cette annee, nous a rendu la tache difficile afin de tracer le chemin jusqu en haut en ski de randonnees. Mais la descente a ski fut tres agreable. Nous avons suivit le glacier des Bossons en zizaguant a travers les crevasses.
Tentative de sommet
Le 5 avril, 2010
Nous partons aujourd’hui depuis Chamonix pour le refuge du Grand Mulet, direction sommet du mont Blanc. Les conditions encore hivernales nous offrent la possibilité de faire la marche d’approche en ski de randonnée, car la neige est encore assée profonde. Nous devrions mettre 4 à 5 heures de marche pour atteindre ce refuge. Pour minimiser les risques d’avalanche et maximiser les conditions de neige, nous partirons aux petites heures de la nuit pour faire l’assaut finale vers le sommet. En théorie, mardi matin, heure d’Europe, le Québec et la France marcherons ensemble dans la même cordée sur le toit des Alpes... Si tout va bien!? Autre plaisir, les ski serviront à descendre beaucoup plus rapidement vers la chaleur de la vallée d’en bas!
Le Mont Blanc
Le 28 mars, 2010
Le 3 avril prochain, nous aurons rendez-vous à Chamonix avec notre ancien équipier de l’expé du mt McKinley de 2008, Frédéric Heymes! C’est une incroyable opportunité de se retrouver 12000 km plus à l’est, deux ans plus tard! Cette fois-ci, l’objectif est le plus haut sommet des Alpes. En plus, Sam, un autre ami français va également faire partie de notre équipe. Les conditions météo ne sont pas très stables à ce temps-ci de l’année, mais nous n’avons besoin que de 24 h de beau temps.

A suivre...
L’équipe Défi Manaslu 2010 au Mont Saint-Bruno
Le 19 mars, 2010
C’est demain le 20 mars que nous participerons à une journée promotionnelle au centre de ski mont Saint-Bruno. Ce sera, pour nous, une bonne occasion de faire connaître davantage notre projet Défi Manaslu 2010, ainsi que d’offrir une bonne visibilité à nos commanditaires actuels et futurs! La journée consistera à faire l’ascension de la montagne par une piste de ski pour grimper l’équivalent du dénivelé du Manaslu, soit une trentaine de montées! L’évènement commencera dès l’ouverture du centre pour se terminer vers 12h, quelques minutes avant le début d’une autre activité, soit la traversée d’un lac en ski, offerte pour tout le monde par le centre du mont St-Bruno. Cette montagne nous a vu grandir, elle nous a motivés et ouvert les portes vers les plus hauts sommets de la planète. Nous lui rendrons alors hommage à notre manière! Venez nous encourager! Voici une photo de l’équipe en compagnie de SKIGOLO la mascotte du Mont Saint-Bruno
Sortie de glace en Ontario
Le 1 mars, 2010
Voici quelques photos de notre dernière sortie d’escalade de glace. Nous sommes allés à Parry Sound, une petite ville au nord de Toronto. Notre ami Terry nous a fait découvrir son terrain de jeux. Terry et sa copine font de l’escalade depuis prés de 20 ans et possèdent une connaissance inépuisable en technique et en développement de matériel. Valérie possède la compagnie de corde ESPRIT ROPE dont Terry se fait un plaisir de tester les cordes avec des chutes multiples contrôlées. On peut voir, sur les photos, Terry commence en solo avec la corde derrière lui pour assurer le second. L’approche se fait en ski de fond jusqu’au pied de cette paroi de 50 mètres de glace.
Événement promo au mont St-Bruno
Le 17 février, 2010
Nous aurons la chance de participer à une journée promotionnelle au centre de ski mont St-Bruno le 20 mars prochain. Ce sera,,pour nous, une bonne occasion de faire connaître davantage notre projet Défi Manaslu 2010, ainsi que d’offrir une bonne visibilité à nos commanditaires actuels et futurs! La journée consistera à faire l’ascension de la montagne par une piste de ski pour grimper l’équivalent du dénivelé du Manaslu, soit une trentaine de montées! L’évènement commencera dès l’ouverture du centre pour se terminer vers 13h30, quelques minutes avant le début d’une autre activité, soit la traversée d’un lac en ski, offerte pour tout le monde par le centre du mont St-Bruno. Cette montagne nous a vu grandir, elle nous a motivés et ouvert les portes vers les plus hauts sommets de la planète. Nous lui rendrons alors hommage à notre manière! Venez nous encourager!
Présence au festival des films de montagne de Banff
Le 19 janvier, 2010
Bonjour tout le monde ! A peine revenus de notre expédition au Cerro Negro (massif du Mercedario) en Argentine, nous devons nous remettre dans le bain de la prochaine expédition, soit celle du Manaslu en septembre prochain. Pour cela, nous serons présents comme exposant au Festival des films de montagne de Banff du 21 au 23 janvier prochain pour présenter notre plus grand projet de montagne à vie. Ceci grâce à la revue Espaces qui organise l’évènement! Venez nous visiter et, pourquoi pas, mieux connaître cette montagne de l’Himalaya, le huitième plus haut sommet au monde. À bientôt!
De retour en ville!
Le 13 janvier, 2010
Ce matin, nous avons regardé le paysage à travers une fenêtre pour la première fois en dix jours! Et oui, nous sommes de retour en ville à Mendoza, depuis hier soir tard dans la nuit. Suite à notre accomplissement sur le Cerro Negro, Gilles et Mario ont eu le sentiment que c’était mission accomplie. En effet, ce couloir de 1300 mètres d’altitude à travers les ’’penitentes’’ typiques fut un exploit en soi pour notre équipe. Le Cerro Negro est alors devenu l’objectif principal de l’expédition par son engagement et sa difficulté. Nous avons pris deux jours pour redescendre vers Santa Ana en passant la nuit dans la vallée ’’del Colorado’’ pour une dernière fois. Autour du feu, nous partageons un ’’asado’’ avec une équipe d’Américains, venus à leur tour découvrir cet endroit magnifique et peu fréquenté..

C’est maintenant le temps de profiter des plaisirs de Mendoza en attendant notre perspective de retour vers le Québec !

Irish Spring
Le 10 janvier, 2010
De retour au camp, rien de mieux que de faire sa toilette. Digne d’une pub de Irish Spring, nous avons tous pris une douche en tenu d’Adam (désolé les filles..) en compagnie de millions de mouches qui nous tournaient autour comme des groupies.

Manuel nous a concocté un plat de poisson et pomme de terre succulent pour notre retour au camp. Un moment de répit bien mérité après cette palpitante aventure de 48 heures. Celeste nous sors 4 bières Andes bien froide quelques instant après s’être assis dans la tente messe, moment fort! Journée de repos demain pour profiter moments de chaleur de l’été argentin.

Le soir autour de la Cena (souper) nous avons une discution importante concernant ce que nous venons de réaliser. Pour Gilles et Mario, le Cerro Negro est devenu l’objectif principal de leur voyage. Cette traversée épique de plus de 30 heures, représente le même type de défi que l’était la traversée du Mercedario. Ils ont, comme nous les guides, un sentiment d’accomplissement vis-à-vis l’essence de l’expédition. Nous plannifions maintenant le retour vers Mendoza le coeur heureux et fière de se que nous venons de faire.
13 heures de grimpe ardue
Le 9 janvier, 2010
Allez hop, lever à 3 heures du matin avant les premiers rayons du soleil pour profiter des bonnes conditions de neige et de glace nocturne, solidifié par le froid. On s’encorde de façon sécuritaire et sommes prêts à grimper ce fameux couloir de 1300 mètres qui se dresse devant nous. L’encordement est crucial puisqu’en cas de chute, la personne tombe mais sans “débouler” de tout son poids. Étape par étape, pas par pas, nous venons au bout de 13 heures de marche ardue sur des pentes inclinées entre 30 et 50 degrés, à bout du sommet du Cerro Negro (5660m). C,est avec émotion et sentiment de dépassement que nous célébrons rapidement notre victoire, pour entreprendre la descente qui est tout aussi importante.

Manque de temps avant l’obscurité, et épuisé, nous décidons d’installer un bivouac d’altitude, un petit campement temporaire qui consiste à creuser un trou dans la neige ou se faire un abri de roche et qui nous permet de rester au chaud, protégé du vent. Ceci à une altitude de 5000m. Nous avons trouvé l’endroit idéal derrière une grande roche, à l’abri du vent. Nous avons pu y dormir un peu et récupérer des forces pour la descente du lendemain. Au moment des premiers rayons de soleil, nous nous sommes sentis comme de petites fleurs ouvrant leurs pétales grâce à cette lumière de vie! Nous étions à 3 heures de marche du camp de base où un bon repas nous attendait...
Grimpeurs, à vos piolets !!
Le 8 janvier, 2010
Notre décision de grimper la face sud du Mercadario repose sur le fait que cette partie possède une quantité impressionnante de neige et de glace, contrairement à la face nord. Notre première ascension sera donc le Cerro Negro, à une hauteur de 5660m, qui représente presque le même défi considérant l’inclinaison et la longueur de la voie. Nous avons atteint le camp avancé aujourd’hui et établi notre camp au pied d’un féerique couloir de neige et de glace. La nuit prochaine, lever à 3h du matin afin de profiter du froid et de la bonne qualité de neige pour commencer l’ascension de ce couloir long de 1300 mètres avec une inclinaison de 30 à 40 degrés. Cette première étape d’acclimatation et de réchauffement est nécessaire afin de nous permettre de passer à la deuxième étape de l’expédition: le Mercedario.

L’état de santé et le ’’moral’’ de chacun sont toujours A1 !
Repos et balade d’acclimation
Le 7 janvier, 2010
Au quatrième jour de notre expédition, nous nous offrons une petite balade d’acclimatation dans la vallée du Mercedario en direction de La Ramada (6410m), une partie du massif que l’on ne voit pas à partir du camp de base. La vallée sud nous permet de contempler aussi les sommets de l’Alma Negra (6100m), de la Mesa (6200m) et du Pico de Polacos (6150m), sans oublier les séracs immenses du glacier Italia. Nous marchons quelques heures à un rythme très relaxe pour atteindre l’altitude de 4000 mètres et revenir au CB. Nous profitons du soleil et du calme des lieux pour nous reposer le restant de l’après-midi. C’est rare d’avoir la sensation d’être seul au monde!
Sentiment d’éloignement dans la vallée du Mercedario
Le 6 janvier, 2010
C’est un fait ! Nous sommes, en théorie, situés géographiquement à l’autre bout du continent, au camp de base Pirca de Polacos (3615m). Or, la qualité du système de communication nous donne plutôt l’impression d’être sur la planète Pluton. En effet, Mario et Gilles, nos sympathiques compagnons et premiers clients, sont heureux comme des poissons dans l’eau, ou plutôt, comme les frères Bleau au sommet d’une montagne !!!.

Nous profitons de la journée de repos pour explorer le terrain et admirer la vue superbe sur les montagnes voisines : la face sud du Mercedario (6770m), la Ramada (6410m) et la Mesa (6200m). Le Mercedario contient une histoire fascinante sur les tribus Incas. Ce peuple a gravi cette montagne, il y a plus de 500 ans, et nous pouvons encore y voir des traces de leur passage datantt de cette époque. La légende veut qu’ils grimpaient cette montagne pour y faire des sacrifices et célébrer le culte du Soleil.
Nous nous couchons de bonne heure et le ventre plein. Demain, notre première ascension débute à des fins d’acclimatation…
Tête de mule..
Le 5 janvier, 2010
Nous avons entrepris une longue marche de 6 heures à partir de Santa Ana pour nous diriger vers le camp intermédiaire de Corredores. Six heures de marche dans un paysage paradisiaque avec une chaleur accablante, à engloutir des tonnes de litres d’eau pour rester bien hydratés.

On a beaucoup apprécié la compagnie de nos amies les mules qui sont vites devenus des compagnes de marche indispensables. Après avoir traversés cinq larges rivières, à très forts courants, notre équipement est toujours là, bien au sec en grande parti grâce à nos alliées à quatre pattes. Mais nous, on a du se déshabiller et se rhabiller pour ne pas trop se mouiller.

À notre arrivée, notre cuisto nous a préparé des énormes steaks de mules…non des steaks de bœuf cuits à la façon Asado, c’est à dire une technique de cuisson traditionnelle argentine qui se fait sur la braise. Miam miam… Le soir venu, on a eu droit a une chorégraphie d’étoiles filantes et nous avons fait chacun un vœu. On ne peut pas vous dire lequel mais on vous laisse deviner c’est quoi…
En route !!
Le 4 janvier, 2010
Le ’’moral’’ de la troupe est à son meilleur. Nous avons passé les deux derniers jours à régler les derniers préparatifs avec l’agence locale puis acheter la nourriture et le gaz dont nous aurons besoin durant la durée totale de l’expédition. Nous avons fait la rencontre de Manuel, notre sympathique cuisinier, juste avant de prendre la route vers la ville de Santa Ana, le point de départ de l’expédition. Le thermomètre indique un très chaud 30 degrés celsius mais heureusement nous savons que plus nous monterons en altitude, plus la température chutera.
Départ dans quelques jours!
Le 29 décembre, 2009
Après le "rush" des fêtes, nous voici dans le "rush" des préparatifs en vue de l’expédition au Mercedario, en Argentine. Nous avons tous rendez-vous à l’aéroport de Mendoza le 3 janvier pour commencer notre route dès le lendemain vers le camp de base, que nous atteindrons 2 jours plus tard. Je vous invite donc à suivre notre aventure sur Haut Défi où nous donnerons des nouvelles de notre progression via le téléphone satélitaire. Bon début d’année à tous!
Entrainement au Mt Washington
Le 10 décembre, 2009
En vue de notre prochaine expédition au mt Mercedario en Argentine, nous avons fait notre première sortie d’entrainement en montagne, au mt Washington, la fin de semaine passée. Le but était d’aller pratiquer nos techniques d’ascension en terrain pentu dans les couloirs de la Tuckerman Ravine, qui ont entre 35 et 55 % d’inclinaison. Nous avons réalisé l’ascension du Left Gully situé dans la partie gauche du ravin, une belle pente d’environ 350m de dénivelé. La fin se semaine à été une révélation pour tout le monde ainsi qu’une bonne occasion pour créer davantage un bon esprit d’équipe. Le départ pour l’Argentine est dans seulement 3 semaines!! À suivre...
Ho Chi Minh Ville et le retour!
Le 23 novembre, 2009
Nous avons pass. les deux derniers jours a Saigon ou Ho Chi Minh ville et profitons amplement de cette fin de séjour au Vietnam. Nous sommes maintenant au Japon pour un escale de quelques heures avant de prendre notre envol de 13 heures pour New York. Nous vous donnons plus d’info sur cette partie du voyage au retour a Montreal!!!! C’est fini! Merci de nous lire...
De la plage aux montagnes de Dalat.
Le 20 novembre, 2009
Nous sommes maintenant au sud du pays. Une nuit dans le train à couchettes nous à mené jusqu’à Nha Trang, une ville de plage et de party pour bien des touristes assoiffés de sable et d’eau salée. Pour nous, c’est plutôt une ville de transition pour rouler vers Dalat, dans les montagnes. L’autre raison d’arrêter à Nha Trang était de faire de la plongée sous-marine, mais nous y avons eu notre seule période de mauvais temps de tout le voyage...

Dalat est à 215 km de Nha Trang, et nous nous demandions s’il était possible de relier ces villes en deux ou trois jours? Au Vietnam, nous devons considérer d’autres facteurs que les simples kilomètres; il y a évidemment le dénivelé, la condition des routes, surtout pour celles qui sont dans les Highlands. Il faut penser aussi aux hébergements, qui sont absents à l’extérieur des villes touristiques, car il fallait bien ponctuer cette distance. Après analyse, nous optons pour un délai de 2 jours, donc des étapes de plus de 100 km chacune! Nous prenons le même itinéraire que les bus touristiques, mais nous remplaçons leur pause midi par une nuité.

La première journée est un cadeau pour cycliste. D’abord, les 45 premiers km sur une route toute neuve le long de la mer avec le vent latéral qui nous propulse. Nous enchaînons ensuite les 60 derniers km sur la route nationale qui est étonnamment calme et en bonn état! Nous arrivons à Phan Rang, notre ville étape, en 4h15 seulement. Bel hôtel, bonne bouffe, la vie est belle!

Nous savions, par contre, que le lendemain ne serait pas aussi rose, car nous sommes encore sur le bord de la mer et Dalat est à 1500m d’altitude dans le plateau central du pays. Les 50 premiers km se font sur un plat raboteux, nous revenons dans la réalité vietnamienne, jusqu’au début du col de Ngoan Muc (980m). C’est ici que nos jambes commencent à forcer! Nous atteignons la cime en 2 heures grâce à l’aide partielle de 3 camions sur lesquels nous nous accrochons. Contrairement à tous les cols, celui-ci ne redescend pas de l’autre côté, il monte!? En effet, quelques km plus loin, une autre montée, sur une route encore plus étroite nous amène sur le haut du plateau, soit à 1500m d’altitude. Nous faisons cette dernière partie avec un autre groupe de cyclistes anglais qui parcourt le pays pour une oeuvre de charité. Ils nous acceuillent même pour une pause sommet en nous offrant du carburant, soit du Coca Cola et des bananes!

Quelques kilomètres avant d’arriver à Dalat, en pleine noirceure, le pneu avant de Geneviève éclate dans une descente à cause des trous dans le pavé que nous voyons mal. Ça fait plus de 7 heures que nous roulons, il fait nuit, et il faut arranger un pneu si près du but? Solution, taxi! Pour 2$ tout est réglé et nous sommes à l’hôtel. Nous célébrons notre journée, un peu somnolent, dans un bon resto de Dalat avec trois plats pour deux, en plus des entrées!!
De Hué à Hoi An!
Le 17 novembre, 2009
La route entre Hué et Hoi An n’est que de 140 km, mais elle est beaucoup plus importante au niveau géographique. Dans cette distance, nous passons la barrière naturelle entre le nord et le sud par le col de Hai Van où les montagnes séparent les climats des deux grandes régions du Vietnam. En effet, du haut de ces 500m, les nuages gorgés d’eau stagnent à cette altitude et ne traversent pas vers le sud. C’est ce qui nous a permis de grimper au frais, sous la bruine, et non à 32 celsius sous un soleil suffocant!

De l’autre côté, nous trouvons un climat plus sec et moins chaud en se laissant descendre vers Danang, ce qui nous donne de l’énergie pour combler les 30 derniers km vers Hoi An en une heure. Nous roulons en petit ploton à la même vitesse que les motocyclettes dans un trafic assez dense merci. Nos 3 semaines d’expérience dans la circulation vietnamienne nous donnent des ailes!

À notre arrivée, en fin de journée, nous découvrons que nous ne sommes pas les seuls touristes à venir séjourner ici. En effet, Hoi An est certainement la ville la plus touristique de tout le Vietnam. On vient pour son charme et son style coloniauxl qui font revivre une ambiance du passé rarement préservée dans le pays. C’est qu’elle a été épargnée volontairement de la guerre américaine par une entente commune entre les 2 fronts pour sauver sa richesse historique.

Toutes les rues de la vieille ville sont consacrées à soutirer des dollars ou des euros des poches des touristes. Chaque bâtiment est un mignon restaurant, une boutique d’art ou un étalage de T-shirt à 2$ pas négocié. Marcher dans les rues de la ville demande beaucoup de concentration pour fair fi des centaines de "Mister, Madame, please have a look" ou "do you want buy something?" ou encore "rent motobike?", et se sentir dans une autre époque. Le 21e siècle nous rattrape asser vite! Nous succombons quand même, et achetons plusieurs souvenirs, dont un manteau fait sur mesure, avec un design que personne n’affiche à Montréal, cela pour 32$ seulement. C’est quand même encore l’époque des tailleurs et des couturiers qui résiste !
De Halong à Hué
Le 14 novembre, 2009
Pour fuir les hordes de touristes organisés et ceux qui courent après, nous avons pédalé les 140 km entre Halong city et Ninh Binh sur la route 10, un axe commercial et industriel qui relie plusieurs villes importantes du nord du Vietnam. Le tout ponctué d’une nuit agréable à Haiphong. Heureusement, cela a donné une pause bien méritée à nos oreilles et nos poumons endoloris par le bruit et l’odeur infernaux des camions et des milliers de motocyclettes. C’est incroyable la puissance que peuvent avoir les klaxons de camion, ça fait vibrer le corps en entier! Nous avons troqué les bus de touristes pour des camions de marchandises....

Nous avons pris une journée de pause à Ninh Binh pour visiter les alentours en scooter et à pied découvrant ainsi des paysages magnifiques, comme la rivière entourée de falaises de Tam Coc et les temples de Hoa Lu, l’ancienne capitale au 10e siècle.

Nous avons ensuite fait les 600 km d’autoroute nationale jusqu’à Hué en bus-couchette, une alternative que nous avons considéré meilleure que le train.... Erreur! Il nous a fallu des Gravols pour s’abstraire du trajet. En échange, Hué est une belle ville touristique avec sa citadelle et son palais impérial. Ce fut la capitale royale de la dynastie des Nguyen du début du 19e siècle et ce jusqu’en 1945. Les nombreuses guerres, depuis, l’ont beaucoup endommagé. Demain, un retour sur les bécanes direction Hoi An!
L’ile de Cat Ba et la baie d’Halong!!!
Le 9 novembre, 2009
Après Sapa, il ne fallait pas passer à côté de l’autre monstre touristique; la baie d’Halong. C’est le lieu maritime le plus connu du Vietnam, celui des bateaux à voile qui côtoient les îlots de calcaire escarpés. La ville de Cat Ba, située sur l’île du même nom, fut notre camp de base pour ces quelques jours de découverte d’un Vietnam qui a perdu son hospitalité au profit d’une économie touristique grossière et maladroite.

Nous savions qu’il y avait une multitude de bateaux qui parcourt la baie, mais, de là à tomber sur le pire d’entre eux est un comble de malchance ou une habitude de ne pas payer cher pour nos services! En plus, c’était l’embarcation référée par l’info touristique! Pire, notre dernière nuit sur Cat Ba fut dans un poste de l’armée puisqu’il n’y avait ni hôtel ni ’’guesthouse’’ dans le nord de l’île. Une référence de l’info... Personne ne voulait nous aider à l’exception de quelques-uns qui demandaient des tarifs hors de prix pour un lit chez eux. Tout est devenu compliqué et angoissant sur cette ile, car nous étions devenus des proies qui ne saisissaient pas leurs prédateurs, tout est devenu louche, on ne pouvait plus faire confiance a personne! Cependant, la baie d’Halong et l’ile de Cat Ba étaient aussi belles que sur les photos des brochures touristiques.
Fin des montagnes!
Le 5 novembre, 2009
Nous sommes présentement dans le train qui nous ramène vers Hanoï qui est notre point de départ de notre circuit montagnard dans le nord ouest du Vietnam. L’effort déployé et tous les moments intenses vécus créent une forme de nostalgie concluant bien ce chapitre du voyage. Les derniers jours à Sapa nous ont permis de bien vivre ce moment tout en faisant le plein de confort et de bonnes choses, comme de bons restos, un hôtel à la vue incroyable, une balade en scooter (4 heures pour 7$), et enfin de petites gourmandises occidentales. Au-delà de tout cela, nous découvrons, en partie, ce qu’il reste des populations indigènes en se promenant dans les petits villages autour de Sapa. Nous en apprenons un peu grâce au villageois qui ont troqué leur mode de vie traditionnel pour s’improviser guides. Les rizieres de la vallée sont presque désertées, car il est plus payant, à court terme, d’aller vendre de l’artisanat, des bouteilles d’eau ou des locations de ’’motobike’’ aux touristes.

Nous sommes maintenant en transition vers une autre étape, une autre ambiance, celle de la côte et des îles de la baie d’Halong. Nous avons bien hâte de découvrir ces paysages typiques du Vietnam, que nous avons tant vu dans les livres ou les magazines de voyage.

Voici quelques photos de nos journées d’errance à Sapa.
Enfin Sapa!
Le 3 novembre, 2009
Nous sommes maintenant rendus à Sapa, une petite ville touristique au nord du Vietnam, reconnue pour ses populations ethniques vivants dans les montagnes du Tonkin, comme les H’mongs et les Black Thai. Sapa représentait pour nous l’objectif à atteindre pour la première partie du voyage à vélo, celle des montagnes du nord. Notre satisfaction d’accomplissement a pris tout son sens dans les trois derniers jours où nous avons parcourru 280 km, soit entre Dien Bien Phu et Sapa, sur une route majoritairement en construction et parsemée de cols interminables. Pour atteindre notre but, il fallait franchir le plus haut col du Vietnam, soit celui de Tram Ton, à 1900m d’altitude.

Nous allons investir nos prochains jours à Sapa pour faire le plein d’energie et de confort. Nous sommes à l’attaque des restos Occidentaux, déjeûners aux oeufs et bacon, diner avec hamburger et souper au Steak House! Yeah! Petite pause de nouilles…
Poursuite vers le nord
Le 30 octobre, 2009
Le texte suivra bientot!!
Le nord montagneux!
Le 28 octobre, 2009
Les montagnes, pour nous attendre, ils nous attendaient! À la sortie de Hoa Binh la route nous offrait deux directions; une descendant le long d’une rivière et l’autre montant abruptemment dans la direction à suivre.... Il fallait s’attendre à cela un jour. Et bien, ce jour est venu rapidement.

Nous goûtons, tout de suite, à ce qui allait suivre pour les prochains jours, c’est-à-dire de longues montées sans répit où notre odomètre ne dépasse jamais un chiffre. Des montées comme ça, nous nous y avons déjà pensé, Or, une chaleur suffocante comme dans les films sur la guerre du Vietnam, jamais! Pour couronner le tout, Geneviève s’offre involontairement la première crevaison du voyage. À l’ombre, nous avons eu le soutien moral de tout le village, nous observant même silencieusement manipuler le caoutchouc.

Le rytme change à partir de la pause du midi, où nous rencontrons un groupe de 42 cyclistes qui amorce le même trajet que nous jusqu’à Sapa, pour différents organismes de charité. Nous les suivons tout le long de l’interminable montée d’environ 15 km pour atteindre le col menant à Mai Chau. Les 10 derniers kilomètres nous offrent une incroyable descente, sous la lumière de fin de journée, nous menant dans le pitoresque village de White Thaï au milieu d’une vallée de rizières. Nous passons la nuit dans une maison traditionnelle sur pilotis, appellé "stilt" en anglais. Un repos en paix loin du capharnaüm urbain.

Journée suivante, de Mai Chau à Moc Chau, nous anticipons de faire du denivelé, mais pas comme ça. Cette fois-ci, c’est 30 km de montée pour 1000m d’ascension! La récompense, un petit buibui dans un village perdu au milieu de la route 6. Au menu, du boeuf sauté et des légumes bouillis.... 4$ avec les bières! Nous croisons en chemin, accroché à un camion dans une montée, un cycliste américain qui retournait au Colorado, d’où il était parti il y a un an. Son but était d’amasser des fonds pour sa fondation Seize The World (www.seizetheworld.com). Ça nous a donné un peu d’énergie pour compléter la journée!
Sortie d Hanoi
Le 26 octobre, 2009
Hanoï fut notre point de départ en terrain vietnamien sur plusieurs plans. D’abord pour le rythme urbain complètement chaotique, à nos yeux occidentaux, où des centaines, voir des milliers de motocyclettes se taillent un chemin dans les rues étroites du vieux quartier de la ville. Ensuite, parce qu’il fallait y circuler, nous-mêmes, pour découvrir les lieux et aussi parce que nous devions nous débrouiller afin de faire redresser mon plateau de pédalier tordu par Vietnam Airline, en parlant un mot et demi de la langue locale. Mais ce n’est pas une pièce d’aluminium crochie qui allait les surpendre!

Dimanche matin, 5h30, 25 octobre, les yeux grands ouverts, la cacophonie hanoïenne reprend vie comme ses millions d’habitants. Après quelques arrêts, pour parfaire la mécanique de nos vélos, nous sommes prêts à affronter le traffic infernal pour y donner nos premiers coups de pédales. Maintenant sur 2 roues, nous aussi, nous nous infiltrons dans les rues de Hanoï, sifflet Fox 40 à la bouche, nous allons participer à la pétarade collective en direction ouest vers Hoa Binh.

Quelques heures afin de sortir de la périphérie urbaine, c’est-à-dire 40 km à se faire klaxoner par prévention, De l’encouragement ! A travers une banlieue polluée, bruyante et poussièreuse, et ce à 32 degrés celcuis avec un humidex de 90%!!! Vive le vélo!

À l’approche de Hoa Binh, les paysages se transforment tranquilement vers ce que nous imaginions du Vietnam, avec ses collines rocheuses escarpées et arrondies et ses rizières peuplées de buffles à longues cornes. Enfin, 75 km plus loin, nous sommes à Hoa Binh, situé à l’entrée des montagnes du nord, qui y seront certainement encore demain, nous attendant!
Lointain Vietnam!
Le 24 octobre, 2009
Ce matin, c’est-à-dire il y a 30 heures, nous quittions Montréal sous la pluie, près du point de congélation. Alors que la ville était aux portes de novembre, nous préférions prendre la sortie de secours pour se sauver au Vietnam, loin de la grisaille post-couleur automnale. Nous voulions éviter ce decrescendo obscur et déprimant menant à l’hiver.

Plus d’une journée complète ponctuée de sommeils comateux annonçant clairement un changement de rythme contrastant. Nos cerveaux bouillants refroidissent tranquillement dans cette longue transition. Notre corps, par contre, commence déjà à vouloir bouger. Il nous faudra trouver l’équilibre entre le corps et l’esprit! C’est une des quêtes principales de ce voyage à vélo, qui se veut un ressourcement malgré l’effort déployé.

Nous devons apaiser nos têtes, les laisser divaguer au rythme de la route défilant sous nos roues. Loin d’un horaire, nous vivrons le moment présent à chaque instant en laissant aller nos pensés libérées.

Ça, c’est ce que je pense en ce moment, tout juste avant de mettre les pieds pour la première fois en sol vietnamien, et avec mon expérience de voyageur à bicyclette. Mais comment sera la réalité? C’est ce que nous saurons bientôt, de jour en jour.....

Voici quelques photos de notre arrivée a Hanoi!
Le Cyclo-Mauricie, entrainement pour le Vietnam!
Le 20 octobre, 2009
En vue de notre voyage au Vietnam et pour qualifié notre forme physique, nous avons participé au Défi Cyclo-Mauricie dans le parc du même nom le 26 septembre dernier. Nous avions chacun notre défi, notre course! François-Xavier à fait le circuit de 105 km, qui consistait à faire l’aller-retour entre l’Esker et l’entrée de St-Mathieu-du-parc, et Geneviève la moitié du parcours, soit 53 km. Pour ceux et celles qui connaissent cette route, elle est une vrai montagne-russe avec plusieurs pentes de plus de 200m de dénivelé! C’était le meilleur test pour se préparer aux montagnes du Tonkin, dans le nord du Vietnam. Nous avons quand même bien fait, malgré un été d’absence sur les vélos, au profit de la rando dans les montagnes. FX à fait le 105 km en 3h50min et Gen le 53 km en 2h08min! Il nous reste un mois avant le grand départ, 30 jours pour se mettre en forme et faire les derniers préparatifs.
Notre présence au FESTIVA!
Le 14 octobre, 2009
Nous aurons un kiosque au prochain Festival du Film Voyage & Aventure, le FESTIVA, du 21 au 24 octobre prochain. Notre présence aura pour but de présenter notre projet Défi Manaslu 2010, soit celui de l’ascension du 8e plus haut sommet du monde, ainsi que de faire connaître cette montagne qui est peut-être encore dans l’ombre des autres géants, comme l’Everest, le Cho Oyu ou le K2. Ce sera aussi une bonne occasion d’aller voir des conférences et des films d’aventure et d’ouvrir votre curiosité sur d’autres horizons et sports de plein air. Allez jeter un coup d’oeil sur le site du Festival au www.festiva.ca pour examiner l’horaire et réserver vos billets, si ce n’est pas déjà fait!
C’est maintenant le Manaslu pour 2010!
Le 28 septembre, 2009
Notre équipe vient de prendre une décision très importante concernant notre imposant projet de haute montagne pour 2010, nous irons vers le Manaslu (8156m) plutôt que l’Everest, un projet que nous organisions depuis 2008. En effet, nous avons réalisé que le financement d’un tel projet représente une montagne quasi plus haute que l’Everest lui-même! Aussi, étant donné nos boulots et nos vies, nous avons opté pour une montagne plus accessible du point de vue financier et beaucoup plus près de nos valeurs profondes, dans la perspective où elle est moins connue et dans un coin du Népal à découvrir. Il sera donc plus facile de la gravir sans laisser de trace et dans une vision ’’pure’’ de la haute altitude, c’est-à-dire sans l’apport d’oxygène d’appoint. L’attrait de marcher sur le toit du monde reste très présent dans nos esprits, mais il nous faut respecter les étapes de l’altitude et nos propres étapes de progression. Nous avons réalisé qu’il nous fallait d’abord un 8000 mètres ’’plus petit’’ avant de nous attaquer à l’Everest. Autre point qui peut être motivant, le sommet de cette montagne n’a jamais été atteint par des québécois!
Le Vietnam à vélo
Le 23 septembre, 2009
Le 23 octobre prochain, nous serons à vélo sur les routes du Vietnam pour un périple de 1 mois du nord au sud du pays. En arrivant à Hanoi, nous nous dirigerons vers le nord à Sapa d’où nous donnerons nos premiers coups de pédales. Les montagnes du nord sont bien connues pour leurs routes pentues et leurs merveilleux paysages, et aussi pour les tribus traditionnelles qui y vivent. Ces celles-ci que nous découvrirons au cours des 2 premières semaines du voyage. Nous terminerons notre visite du nord par la baie de Hanong pour ensuite nous diriger en train vers le centre du pays. De là, nous descendrons de Hué jusqu’à Dà Lat, en passant par Dà Nang, le long de la côte de la mer de Chine méridionale. Nous reprendrons le train une dernière fois, pour le sud du Vietnam, pour parcourir le delta du Mékong vers notre destination finale qu’est Ho Chi Minh Ville. Si nous avons le temps, nous prendrons quelques jours pour visiter les ruines de la cité de Ankor au Cambodge ! À suivre, à partir du 21 octobre, pour être témoins de notre préparation et notre périple jusqu’au 22 novembre. À bientôt!
Péninsule de Kenai
Le 10 juin, 2009
Question de se changer les idées, nous avons fait du tourisme au sud de l’Alaska sur la péninsule de Kenai en longeant la Turnigan Arm, un long bras de mer entouré de montagnes. Au menu, plusieurs randonnées dans le coin de Seward, comme celle du mont Marathon et celle du Hardling Icefield près du Exit Glacier. Le mont Marathon est célèbre pour son marathon justement, lequel consiste à en faire l’ascension en courrant. Les meilleurs grimpent et descendent les 4600 pieds en un peu plus de 30 minutes!!! Nous avons fait l’aller-retour en 1h30... Pas si mal! Sinon, du côté du Kenai National Park, la rando est vraiment spectaculaire puisqu’à cette époque de l’année tout est encore recouvert de neige. Nous avions l’impression d’être sur la calotte glaciaire !
Images du McKinley
Le 9 juin, 2009
Voici quelques photos de l’ascension du Denali par le groupe de Mathieu Morin, avec Jeff, André et Véronique en mai 2009.
De peine et de misère!
Le 8 juin, 2009
Des nouvelles du Denali-McKinley ! Vendredi tout le monde attendait au Camp 5 pour une fenêtre de beau temps qui devait arriver dimanche. Ils étaient tous dans un état pas mal amoché et démoralisé. Hier, dimanche, André et Jeff ainsi que Véro et Mathieu ont continué vers le sommet du mont Denali-McKinley. Ils l’ont atteint vers 14h15 ! C’est avec émotion qu’ils ont contemplé la magnifique vue du toit de l’Amérique du Nord à presque 6200m d’altitude!

À l’heure actuelle, ils devraient tous être en route vers le Camp de base sur le glacier Kahiltna espérant pouvoir prendre leur vol de retour le même jour ! L’appel de la civilisation se fait sentir!!!
Période d’attente...
Le 1 juin, 2009
Il ne fait pas trop beau, même qu’il fait mauvais, et ceci pour les quatre prochains jours... Prochain éclaircissement jeudi, si on peut se fier à la météo des Rangers du mont Denali-McKinley!? D’ici là, ils vont en profiter pour récupérer, car certains d’entre eux sont épuisés de l’épisode des traîneaux et de la montée récente au Camp de 5300m pour faire un premier dépôt de matériel et de nourriture. Mathieu à un bon petit rhume pour faciliter son acclimatation! Un défi de plus mon Math! C’est un autre test que les grimpeurs doivent affronter au Denali, celui de l’attente du beau, souvent dans des conditions très froides, et/ou très venteuses. Sortons les cartes et apprenons à ne rien faire!
En route vers le Camp 4200m
Le 27 mai, 2009
Mathieu, Véronique. Jeff et André sont en route vers le camp à 4200m d’altitude, ou le camp 4, avec une progression normale, même agréable! Après avoir attérit sur le glacier Kahiltna dimanche 24 mai, l’équipe Yéti à tout de suite commencé sa route vers son objectif de la journée, le camp 1 au pied de Ski Hill, une longue pente qui est en quelques sortes un véritable test de force quand on traîne une charge de presque 100 livres! Aujourd’hui 27 mai, ils sont à leur deuxième passages de Windy Corner pour afin s’établir au pied du Denali pour le début de l’ascension en mode alpiniste. La première partie, celle du glacier, est davantage en mode expé polaire avec des traîneaux à tirer sur une étendue de glace et de neige. Il se mériterons un bon repos, libérés de ce poids!
Anchorage, sans saucissons!
Le 22 mai, 2009
André, notre coéquipier de France, s’est fait prendre avec son stock de bons saucissons d’Europe et ainsi s’est fait coller une amende de 300$US pour cette possession de viande sans la déclarer! Avec le retard engendré, il a dû passer la nuit à Seattle au lieu de me rejoindre à Anchorage en soirée. Les douaniers l’auraient probablement mangé! Bonne nouvelle, par contre, nous avons bel et bien reçu, à l’hôtel, les ensembles en une seule pièce de duvet de The North Face.. Encore une fois, merci à North Face pour ces habits, sans quoi nous nous les gèlerions davantage.

Par ailleurs, le reste de l’équipe vient nous prendre ici, à l’hôtel, avec la navette du Denali Overland pour se rendre à Talkeetna, village duquel les avions décollent vers le Camp de base du Denali. L’équipe de Mathieu Morin, notre partenaire de l’Everest 2010, sera là aussi dans le même autobus! Ce qui veut dire que ça va être le party au ’’West Rib’’ ce soir pour notre dernier vrai repas!

En espérant qu’il n’y aura pas d’autre péripétie aéroportuaire pour les autres membres de l’équipe ?

À suivre.

P.S: Certains messages seront écrits avec un clavier américain, donc sans accent, ni apostrophe..

De retour au mont Denali
Le 20 mai, 2009
Eh oui ! Nous sommes de retour au mont Denali pour la deuxième année consécutive. Cette fois-ci, un groupe d’amis de la région de Gatineau nous accompagne, sans oublier notre partenaire de l’expédition Everest 2010, Mathieu Morin. L’aventure commence ce vendredi 22 mai, alors que nous serons en route vers Talkeetna, village de départ des expéditions sur le Denali.

Nous donnerons des nouvelles de notre progression à tous les 2 ou 3 jours.

Nous nous souhaîtons volontiers bonne chance !!!!
Mont Washington
Le 5 mai, 2009
Depuis plusieurs années maintenant le Mont Washington fait partie de notre entraînement et même de notre vie tellement nous y allons souvent. Les conditions météorologiques que l’on y retrouve peuvent changer très rapidement et permettre donc d’apprécier un environnement similaire à la haute montagne. Voici quelques photos du Mont Washington dans la nuit du 28 au 29 avril. Nous avons également ajouté une liste personnelle d’équipement pour une randonnée nocturne fast and light.

Equipement (Vêtements)

- Bottes
- 2 paires de bas chaud et transpirant
- 1 paire de bas polypropylène
- Combinaison
- Short gris et bleu
- Pantalon imperméable
- Bobette x 2
- 1 chandail polypropylène
- Polar
- Coupe-vent
- Cagoule
- Tuque
- Lunettes de soleil
- Lunettes de ski
- Gant léger
- Mitaine
- ’’Doudoune’’ favorite


Équipement (Matériel)

- Lampe de poche frontale
- Bâtons de marche
- Trousse de premiers soins
- Couteau Suisse
- Montre altimètre
- Carte et GPS
- Thermos avec thé chaud(500ml)
- Gourde Nalgène (1 litre) x 2
- Sac à dos multi-sports ( 45 litres)
- Matelas de sol
- Crampons?

Nourriture
- 3 bons gros sandwichs
- 3 Bar cliff
- 3 Boost en gel
- 1 chips ketchup
- 1 gros morceau de fromage cheddar fort
Prochaine destination: L’EVEREST
Le 6 septembre, 2008
Après un DÉFI comme celui- là, il y a toujours une période de repos et de recul. Un moment pour soi où l’on retrouve son quotidien. Mais ce moment, dans notre cas, a assez duré et il est maintenant temps de voir plus loin, plus HAUT.
L’HIMALAYA est en vue, on a peine à y croire, après avoir conquis plusieurs sommets en Amérique et parcouru une partie de l’Asie centrale, notre regard fixera dorénavant les cieux des plus hauts sommets de ce monde. Nous apprivoisons la montagne depuis le début et notre apprentissage a été exemplaire tant au niveau physique que psychologique. Nous sommes enfin prêts pour le plus imposant de tous les défis, le mont EVEREST. Ce n’est plus le rêve d’enfant d’autrefois mais une réalité potentielle. Nous pensons au printemps 2010.

D’ici là suivez nos prochains projets préparatoires ainsi que les vidéos conférences sur le mont McKinley.


Tous de retour!
Le 18 juin, 2008
C’est à 12h30 hier, le 17 juin, que Yann et Fred H. ont mis les pieds sur la piste de l’aéroport de Talkeetna, en descendant de l’avion qui les avait pris sur le glacier Kahiltna une heure plus tot. Heureux, Fred H. a atteint le sommet du Denali le samedi 14 juin vers 18h dans une journée plus dégagée que la nôtre. Nos deux compagnons sont ensuite redescendus le lendemain, en partant du camp 5 jusqu’au camp de base dans la même journée, une rando de 12 heures avec les fameux traîneaux à tirer. Nous célébrons maintenant, tous ensemble, notre réussite autour d’une grosse bouffe dans la petite ville de Talkeetna. Vive les burgers du West Rib, et la Alaskan Amber!
Toujours dans la montagne
Le 16 juin, 2008
Pendant que François-Xavier et Fred Bleau attendent au pied du mont Denali en découvrant de fond en comble la petite ville de Talkeetna et ses quatres rues, Fred H. et Yan sont toujours sur la montagne.

Les Rangers, qui sont établis à tous les camps, et qui ont un contact-radio continuel avec la ville de Talkeetna, nous ont rassuré aujourd’hui en nous mentionnant que tout allait bien pour nos deux gaillards.

Reste à savoir si Frédéric H. a eu une fenêtre de beau temps pour atteindre le sommet. Son plan était de se joindre à une autre des nombreuses équipes qui tentaient l’ascension finale afin de sécuriser sa progression. Pendant ce temps, Yan au camp 5 garderait contact walki-talki avec lui, tout en préparant l’eau et la nourriture nécéssaires pour leur retour.

Souhaitons leur bonne chance !

De retour vers Talkeetna
Le 12 juin, 2008
Pendant que nous, Fred Bleau. et Françoix-Xavier, nous dirigeons vers l’avion qui nous conduira vers Talkeetna, petit village qui fut notre point de départ pour l’expédition. Fred Heymes et Yann sont en marche une fois de plus vers le sommet. Yann a décidé d’accompagner Fred H. qui avait préféré rester au camp hier pour des raisons de santé. Il n’est pas question pour Fred H. de repartir en France sans avoir touché au sommet et atteint son but !! Ils emprunteront le même parcours qui nous a permis, à Françoix-Xavier, Fred B. et Yann, d’y arriver la journée d’avant. Nous prévoyons nous retrouver ensuite à Anchorage afin de prendre un dernier verre pour souligner notre réussite avant de repartir chacun de notre côté. L’expérience fut mémorable pour chacun de nous !!
Pic de glace vaincu !!
Le 11 juin, 2008
Nous avons enfin atteint notre cible finale. Nous avons mis les pieds sur le sommet le 10 juin 2008, après 11 jours sur la montagne. Malgré les mauvaises prévisions météo des prochains jours, nous avons décidé de prendre notre courage à deux mains et de braver la tempête qui devait commencer dans les prochaines heures. Une décision difficile à prendre puisque nous avons même rencontré un groupe de trois personnes qui ont décidé de rebrousser chemin par crainte de ne pouvoir y arriver, cela en raison d’un froid intense et de conditions incertaines. Allons-y et voyons par nous-mêmes, quitte à redescendre.

Notre excellente condition physique et l’assurance de nos capacités, parfois trompeuses en montagne, ont eu le dessus sur nos peurs et nous ont permis d’atteindre notre but ultime. La sensation d’accomplissement ressentie au point culminant est sans mot. Mission accomplie pour l’équipe ! L’achêvement de ce à quoi nous nous sommes préparés et consacrés depuis plusieurs mois est maintenant réel. Notre joie est unanime. Malgré le froid, une chaleur et un bonheur intenses nous envahissent. Quelques appels à nos proches pour célébrer à fond et avec eux cette victoire et... nous sommes prêts à redescendre. Bref moment d’extase pour une quête tellement ardue mais combien intense.

Ce qui nous motive maintenant que le sommet est atteint; un steak, une bière ou deux et le confort d’un bon lit chaud...


Deuxième tentative vers le sommet
Le 10 juin, 2008
Nous tentons d’atteindre le sommet encore une fois. Les prévisions météorologiques ne sont pas favorables pour les prochains jours. Mais nous avons suffisamment récupérés pour espérer y parvenir cette fois-ci. Nous calculons environ 6 heures pour atteindre notre but. Nous reviendrons par la même voie, soit "The West Butress" Ainsi, nous pouvons partir allégés en laissant de l’équipement sur place. Cela nous aidera à accélerer le pas. On vous tient au courant de notre réussite à venir !!!
Notre 10e jour en montagne.
Le 9 juin, 2008
Une difficulté informatique nous a contraint à retarder notre compte-rendu quotidien. Voici donc le résumé des 3 derniers jours pour ainsi vous permettre de garder le fil de notre expédition. . .

Le ciel s’étant éclairci dans la journée de samedi, nous avions convenu de faire une première tentative vers le sommet, soit le dimanche matin. Après réflexion, nous avons finalement décidé de conquérir notre but ultime en empruntant la voie normale, soit la « West Butresss. »

Très tôt dimanche, nous sommes partis avec des conditions météorologiques parfaites. Par contre, après 5 heures de marche intense, le beau temps a soudainement fait place à un brouillard dense et à de violentes rafales de vents qui nous ont obligés à rebrousser chemin. Toutefois, une belle surprise nous attendait sur notre chemin de retour ; Nous avons croisé un bon ami, Jean-Pierre Danvoye, un passionné de montagne tout comme nous. C’est dire combien le monde est petit !!

En dépit de notre insuccès, nous sommes satisfaits d’avoir atteint, pour une première fois, les 5960 mètres (à 200 mètres du sommet ) et d’avoir réalisé qu’il nous fallait plus de temps pour bien réagir aux effets de l’altitude. Nous devrons réemprunter ce même chemin pour notre deuxième tentative prévue pour mardi le 10 juin. L’avantage est de connaître le chemin et les distance qui nous attendent.

Aujourd’hui, le 9 juin, nous avons deux activités prévues à notre agenda dont la première est très importante : faire la bascule à notre ami Yann pour souligner son anniversaire, puis installer un bivouac en guise de tente pour deux d’entre nous, afin de nous permettre de mieux dormir ce soir. En effet, nous avons tenté l’expérience de dormir 4 personnes, dans la même tente, la nuit dernière et ce fut éprouvant sur notre sommeil !!. Si tout va pour le mieux , nous repartirons demain pour notre deuxième tentative. À bientôt !!
Into the Wild
Le 5 juin, 2008
Nous sommes à la jonction de la voie West Rib Cut Off et la voie West Buttress au camp de base avancé: le camp 4. Nous avons finalement réussi, avec beaucoup d’efforts physiques épuisants, à emporter tout l’équipement à ce camp y compris les traîneaux chargés de 65 kilos, en plus de nos sacs à dos... de vrais brutes ’’testostéronales’’ mais sans nos femmes ! L’épuisement et l’altitude se sont fait ressentir pendant la nuit; de même que des maux de tête, de ventre et des sensations physiques peu agréables nous ont empêché de vivre un sommeil récupérateur. Heureusement, le matin était plus doux. Notre coéquipier Yann, médecin, nous aide à diagnostiquer nos malaises et par le fait même nous permet de mieux les gérer. L’activité des prochains jours se limitera à boire beaucoup d’eau pour favoriser l’acclimatation et reprendre les forces qui nous aideront à faire la première ascention vers le sommet... que nous ne voyons surprenamment pas encore, cela malgré 6 jours en montagne !

Nous sommes encore indécis en ce qui concerne la voie que nous allons emprunter, soit La West Butresss (la voie normale), soit la West Rib Cut Off, un peu plus escarpée. Nous verrons comment nous nous sentirons pendant les prochaines heures.

Il neige tous les jours, mais sous le soleil et à travers la brume... drôle de température !





Première journée de soleil !!
Le 4 juin, 2008
Après les jours gris, le beau temps !! En effet, nous pouvons enfin apercevoir le ciel bleu. Le soleil réchauffe notre bout du nez…gelé... Nous venons d’atteindre le camp 4, point où l’expé prend un autre rythme. C’est le camp de base avancé, à partir duquel l’ascension technique commence. Malgré nos quelques jours en montagne, nous ne voyons toujours pas le sommet du mont McKinley. Nous venons d’aller chercher notre nourriture enterrée sous la neige dans le but d’alléger la charge lors de la dernière montée et l’avions identifiée pour ne pas la confondre avec celle d’un autre groupe d’expédition. À bientôt !!
En route vers le camp 4
Le 3 juin, 2008
Nous sommes maintenant au camp 3 et tout se passe très bien. Nous ferons notre première ascension vers le camp 4 demain, en apportant la moitié de l’équipement et, par la suite, nous redescendrons au camp 3 pour récupérer le reste puisque la charge est beaucoup trop lourde. La montagne est belle. Il a tombé 10 cm de neige hier. Notre moral est très bon et la dynamique du groupe est super !!
Déjà au camp 3 !!
Le 2 juin, 2008
Ça y est !! Nous sommes arrivés au camp 3, après 5 heures de marche le premier jour, suivi de 2 heures le lendemain. De fortes rafales de vents mêlées à des précipitations de neige nous ont contraint à ralentir le pas et rester une journée complète au camp 3. Nous en profitons donc pour reprendre des forces et mettre à jour notre site. Tous les membres de l’équipe se portent très bien et le moral est à son meilleur pour continuer l’ascension aussitôt que la température le permettra. À suivre...
Sur le point de s’envoler !
Le 31 mai, 2008
Bonjour, nous sommes à Talkeetna depuis hier soir. Si tout va bien nous partirons aujourd’hui en début d’après-midi. Ce qui est très bien considérant le mauvais temps qui est fréquent dans cette région. Talkeetna est une ville typique du nord de l’Amérique avec ces maisons bric-à-brac et ces chemins en terre. C’est un village dans la forêt, comme dirait notre nouvel ami Frédéric Heymes. Nous profitons donc des derniers moments de confort avant le froid de la montagne. Que dire d’une grosse bouffe et de bonnes bières !
Arrivée à Anchorage
Le 29 mai, 2008
Après plusieurs heures d’avion et de complications, nous voilà enfin arrivés à Anchorage. Il est 21h 30 et le soleil illumine comme en plein après-midi. Nous avons tenu notre première réunion avec Frédéric Heymes notre coéquipier de France. Bien sûr, il a fait très bonne impression et surtout il possède une incroyable expérience en alpinisme. Il s’est joint à nous par le biais de notre site internet, il y a quelques mois de cela. Nous sommes à l’heure des derniers préparatifs et de la vérification de tout ce qui a été fait jusqu’à maintenant. Il y a plus d’une année maintenant que ce projet est en branle. Or, aujourd’hui nous savourons pleinement le début de cette grande expédition. Une fierté certaine nous habite sous notre équipement.
De retour du mont Rainier
Le 28 mai, 2008
Nous, Francois-Xavier et Yann Tissier, accompagnés de Mathieu Morin, sommes de retour du mont Rainier qui a eu le dessus en raison du mauvais temps. En effet, vers 3900m la zone sommitale a été recouverte d’un blizzard très dense qui nous a empêché de voir à plus d’un mètre devant nous. Nous avons attendu un bon moment pour un éventuel éclaircissement, mais en vain... Une décision logique nous a obligé à redescendre, malheureusement.

Quelques heures plus tard, le tonnerre s’abattait sur la montagne, ce qui nous a confirmé dans notre décision.

Cette période de l’année dans le nord-ouest américain est particulièrement capricieuse, c’est-à-dire qu’il y a beaucoup de précipitations et de mauvais temps. Donc, par le fait même beaucoup de neige au sol qui devient rapidement molle et granuleuse avec la chaleur du jour. Des conditions parfaites pour nous ralentir considérablement quand on decide de prendre une voie qui n’etait pas ouverte auparavant; la Wilson Glacier Headwall.

Le but de cette petite expédition était de nous préparer et de nous acclimater pour le Denali qui arrive à grand pas. En effet, dans 4 jours, nous aurons les pieds sur le glacier du mont McKinley en compagnie de nos deux autres partenaires, Frédéric Bleau et Frédéric Heymes.

A suivre...
Expédition Denali 2008
Le 15 mai, 2008
En septembre 2006, nous étions en Asie centrale à l’affût du Pic Lénine sur le territoire kirghize entourés de yourtes et de nomades. En mai 2008, au centre de la chaîne de l’Alaska, nous tenterons l’ascension du point culminant du continent nord-américain, le Denali-McKinley. C’est le grand sommet en tête de liste de nos projets incontournables d’alpinisme à haute altitude. Une montagne isolée et sauvage dans le territoire du Cercle polaire arctique, face à l’océan Pacifique. La hauteur reconnue du mont McKinley est de 6 194 mètres et permet des ascensions de toutes sortes de difficulté. Entre le 1er juin et le 15 juillet, il y a presque 24 heures de jour. Le soleil disparaît quelques heures sous l’horizon avant de réapparaître.

Les montagnes de l’Alaska sont très froides. Elles sont à la limite de la troposhère, là où les courants-jets du front polaire circulent de sorte que nous devons être prêts à affronter des vents exceptionnellement puissants. Contrairement aux Rocheuses, la belle température est peu fréquente. À cela s’ajoute immanquablement la contrainte reliée à la rareté de l’oxygène. De plus, aucune route ne peut nous conduire à moins de 50 km de ce grand sommet, l’approche se fait donc en avion et nous sommes déposés sur un glacier. Il faut être d’une vigilance extrême. Si nous voulons que cette expédition soit un succès, alors nous devrons nous préparer en conséquence.

Après plus d’une année de discussions, de planification et d’entraînement soutenu, pour nous le compte à rebours a bel et bien commencé. Le temps presse, il nous bouscule jusque dans notre quotidien et nous force à nous dépasser.


Suivez les préparatifs…
Traversée nocturne des Présidentielles
Le 28 avril, 2008
Dans le but de d’éprouver notre endurance et de profiter d’un entraînement en montagne pour l’expé au Denali, nous rééditons, pour la deuxième fois, notre Traversée nocturne des Présidentielles. Cette année, notre groupe s’est agrandi, même que nous partons en deux groupes différents qui devaient se rejoindre au milieu pour terminer ensemble. D’abord, Fred d’un côté, du sentier Osgood pour relier les monts Madison et Adam et fixer un camp à mi-chemin au pied du mont Jefferson. De l’autre côté, François-Xavier, Mathieu Morin et Jean-Pierre Danvoye avec des amis, partis du sentier Air Trail pour rejoindre le sommet du mont Washington au cours de la même nuit. Soit une randonnée de 28 km sans arrêt sur 12 heures de marche. Le deuxième groupe, parti à 21h10, la veille, arrive vers 9h au Pickam Notch Center quelques minutes avant la pluie. Fred, de son côté, s’est vu contraint de retourner par un autre sentier plus court à cause de très mauvaises conditions météo.

Photos de Fred à venir...
Entraînement sur la St-Maurice
Le 9 mars, 2008
Dans le but de nous préparer physiquement pour l’expédition au Denali, nous avons profité des conditions parfaites que procure la rivière St-Maurice pour l’entraînement en ski de fond avec charge sur le dos. En effet, nous devrons faire une longue approche sur le glacier Talkeetna jusqu’au camp de base à 4200m dans des conditions similaires à celles que nous avions durant la fin de semaine du 8 et 9 mars. Avec des vents très puissants venant du nord ainsi que les 45cm de neige qui est tombé, la progression à ski était des plus rigoureuses. Le lendemain, nous avons eu du mal à refaire les 10 km de la veille, heureusement le paysage était merveilleux et féérique. Il y avait tellement de neige nouvelle accumulée qu’il devenait préférable de marcher au lieu de skier. En ski, nous en avions jusqu’aux genoux!
White Mountains : Monts Adams et Madison, du 21 au 23 janvier 2008
Le 24 janvier, 2008
Autour d’une bière, bien au chaud dans un bar de la rue Mont-Royal, je convaincs deux amis à venir goûter aux plaisirs du camping et du trekking hivernal.

L’objectif est ‘’la voie présidentielle’’, située dans les White Mountains. Le parcours consiste à relier 4 sommets qui portent les noms d’anciens présidents des Etats-Unis, soit Madison, Adams, Jefferson et Washington. L’année dernière, mon frère et moi, avions réalisé ce trajet en 13 heures, de nuit. Cette fois-ci, j’informe Éric et Étienne, débutants en escalade de montagne, que nous avons 3 jours et 2 nuits pour le même objectif. Donc, pour eux, cette randonnée paraît plutôt facile.

Sauf qu’une fois sur le terrain, après plusieurs heures de marche et des conditions météo difficiles, mes compagnons, novices, se rendent bien compte du caractère imprévisible et exigeant propre à un défi montagnard. En ce sens, nous ne pouvions pas prévoir que la température serait à - 47 degrés Celsius au sommet du mont Washington. Conséquemment, nous ne nous sommes pas rendus à Jefferson. Pire encore, au retour en retirant ses chaussures près de l’auto, Étienne constate que ses deux gros orteils sont douloureuses et sont de couleur bleue.
Escalade de glace à Shawbridge : le 18 janvier 2008
Le 18 janvier, 2008
Située à 45 minutes au nord de Montréal, cette paroi n’est pas inconnue de tous. Actuellement, l’achalandage est sûrement son niveau de difficulté le plus élevé. Alors il faut mettre le cadran tôt afin de pouvoir profiter de cette merveilleuse voie verticale de glace. Ainsi, nous sommes les premiers arrivés sur les ‘’Diablerets’’ et nous profitons de ce moment de quiétude qui sera éphémère. Quelle journée formidable pour souligner notre retour à l’escalade de glace après plus d’un an. (faute de ne pas avoir été au pays)
Adirondacks : le Mont Algonquin : 12 janvier 2008
Le 12 janvier, 2008
Après quelques jours désagréables de pluie et de chaleur anormale, nous partons de Montréal en direction des Adirondacks. Ce n’est pas la température qui va prendre le dessus sur notre motivation de sortir dehors. Nous sommes optimistes et nous apportons tout l’équipement nécessaire (même les raquettes) pour les conditions hivernales. Or, nos prédictions ont été fructueuses car la pluie des derniers jours a peu affecté l’état des sentiers allant vers le sommet du Mont Algonquin. Mine de rien, nous faisons l’aller-retour en 5 heures et demie avec une pause bière et sandwich géant américain(voir photos). La visibilité était nulle ce qui a affecté la qualité de nos photos.
Le 16 décembre, 2007
De retour depuis déjà trois semaine, François-Xavier à presque oublié la chaleur des déserts et leurs vents arides tellement le contraste est énorme entre ici, au Québec, et la bas. Cependant, il na pas oublié son aventure pleine de découvertes, de rencontres et d’images qu’il présente dans le journal de son périple. Pour le découvrir et pour le voir en photo...

ACONCAGUA

Quelques infos pratiques avant de partir pour l’Aconcagua et le résumé de notre ascension en novembre 2004. Cliquez Aconcagua pour en savoir plus, ou sur info@hautdefi pour nous contacter. Nous avons aussi produit un film d’une soixantaine de minutes sur notre voyage de la Bolivie à l’Argentine: Aconcagua 2004, Au-delà des Andes.

PIC LENINE

Le résumé de notre dernière expédition en septembre dernier en textes et en photos
Le Caire et Alexandrie
Le 19 novembre, 2007
Les deux dernières étapes de mon périple furent Le Caire et Alexandrie, deux villes mythiques et distinctes quant à leur importance historique en Egypte. D’une part, la capitale actuelle du pays, Le Caire, qui a environ mille ans d’âge et qui a été fondée par les musulmans. Elle est le symbole et l’influence de l’époque arabe égyptienne établie depuis le VIIe siècle. D’autre part, il y a Alexandrie, qui réfère à l’Égypte antique et à la civilisation grecque. Facette que la ville fait renaître depuis le passage de Napoléon à la fin du XVIIIe siècle. C’est aussi une ville méditerranéenne aux multiples influences qui l’a distingue du reste du pays.

C’est donc dans ces deux mondes très urbains que nous, moi et mon père, avons passé les derniers jours du voyage. Nous avons profité au maximum des nombreux endroits à caractère historique, chargés d’un passé très riches, où plusieurs civilisations ont régnées et dont les traces sont si présentent encore aujourd’hui.
L’Egypte du Nil
Le 17 novembre, 2007
L’Egypte du Nil, l’Egypte touristique. D’abord, plus ou moins discret, dans la capitale Le Caire, le touriste commun est véritablement confronté lors de son passage aux Pyramides de Kheops et compagnie. C’est notre cas, moi et mon père, lorsque nous embarquons naivement dans la voiture d’un rabatteur nous offrant "gentilment" le transport vers Giza, aller-retour, pour 30 LE, soit 5 $, pour un trajet de 30 minutes... Je commence à comprendre lorsqu’il veut nous payer la bouffe lorsqu’on lui dit que nous avons faim... Arrivés, nous sommes automatiquement acceuillis par les chameliers pour une balade vers les pyramides?!? Très louche, et encore plus louche lorsqu’on nous dit le prix qu’il faut payer! Nous acceptons l’offre après avoir négocié la somme de 60%. La balade fut agréable! Au retour nous nous ’’tapons’’ le traffic cairote, soit 45 min pour quelques kilomètres, et au moment de payer le chauffeur, il nous demande 130 LE, soit 22$ ?!? "Pas 30..., 130 LE" nous répète- t-il. J’avais maintenant la confirmation de ma crainte. Notre ami n’a malheureusement pas, pour lui, reçu 1 pound de plus, mais plutôt quelques injures à la place...

Le même manège se reproduit à maintes reprises, sous diverses formes, dans les villes de Haute-Egypte comme Assouane et Louxsor, mais nous étions prêts à toute éventualité. Par contre, pour faire en sorte de toujours payer le bon prix, il faut toujours marchander et être à l’affut de la moindre arnaque ou augmentation dérisoire. Sans compter les centaines de demandes pour un tour de calèche, un tour de felouque (bateau typique du Nil) ou un taxi. Il faut vraiment trouver une maniere d’être plus clair que le mot "NON", ce qui n’est pas toujours évident.
Pour de ce qui est des choses à voir; les vestiges, les temples, les paysages et les scènes de la vie quotidienne égyptienne constituent un merveilleux spectacle qui vaut le deplacement... et les tracas.





Ste-Catherine et le Mont Sinai
Le 14 novembre, 2007
Plus d’une semaine sans nouvelle! C’est que le temps se fait rare au rythme où vont les choses en Egypte.

6 jours plus tôt alors, j’etais en train de parcourir les 125 km qui me séparaient de Ste-Catherine à partir de Dahab. Après une nuit passée seul dans le désert, je m’étais arrêté par manque de lumière et d’énergie, je me suis réveillé dans un décor fabuleux digne du Sinai, un désert montagneux aux couleurs éclatantes. La journée allait être épuisante, 80 km à la chaleur avec le vent dans la figure. J’étais quand même motivé, car je savais qu’il n’y en aurait plus beaucoup avant la fin du voyage en vélo...

En effet, mon pneu arrière, avait souffert tout le long du parcours, de la chaleur et de l’usure rapide provoquée par celle-ci. Une fissure d’environ 3 cm exposait la chambre à air à tout morceau pointu sur la route, et croyez moi il y en a !!! Comble de chance ou de malheur, le pneu a éclaté à 200 m avant mon arrivée, ce qui m’a sauve de bien des tracas. Donc, dernier kilomètre à Ste-Catherine, après un peu plus de 450 km sur 10 jours de vélo... Il faut dire que les distances sont relatives, ils m’ont paru le double!

Je ne pouvais pas avoir plus symbolique comme fin de périple que l’ascension du Mont Sinai (2250 m), lieu saint où Moise a recu les dix commandements, après un voyage en terre sainte. La vue sur la region au coucher de soleil est extraordinaire!

Par contre, ce que je retiens le plus de ces 3 jours au coeur du Sinai, c’est le peuple bédouin avec son hospitalité généreuse, ces innombrables thés offerts, et ces soirées autour d’un feu sous la tente pour réchauffer les nuits froides du désert. Rien de comparable avec l’effervescence du Caire et du reste de l’Egypte touristique...

Sur la côte du Sinaï
Le 7 novembre, 2007
Le passage vers l’Égypte est une longue épreuve, pas tant pour la distance que pour la durée!
En effet, quand on prend le traversier régulier partant vers les 23h, il faut savoir que nous traversons avec tous les Jordaniens, et presque pas de touristes, sauf un polonais et une minuscule japonaise voyageant seule!?! C’est long parce que les procédures d’immigration pour les locaux sont longues et pénibles. La douane de Nuweiba est très rudimentaire et c’est un véritable chaos pour franchir les étapes de transitions. Imaginez pour les Jordaniens, qui devaient retrouver leurs bagages pendant que j’étais déjà dans le bus pour Dahab. Eh oui, après une nuit presque blanche, il était 6h a.m. le vélo a pris le bord, ou le bus...

Dahab est une ville très touristique, mais avec une ambiance très décontractée. Un mélange caraibo-arabe avec mer et appel à la prière en toile de fond!!! Ici le touriste est un véritable signe de ’’piastre’’, c’est pour cela qu’il vaut mieux aller se cacher dans le fond de la mer avec les poissons et le corail. C’est ce que j’ai fait en complétant mon cours de Advance Open Water, soit 6 super plongées avec une instructrice privée, en français. Disons que j’ai pas mal décroché du vélo depuis 4 jours! Il va falloir par contre que je m’y remettre bientôt, puisque je dois atteindre le monastère de Ste Catherine, situé à côté du Mont Sinaï, à quelques 125 km d’ici, sur une route complètement désertique et montagneuse. Pas un point de ravitaillement, rien!!!

A suivre...
Wadi Rum et Aquaba
Le 3 novembre, 2007
Me voici maintenant dans le sud du pays, à Aquaba sur le bord de la mer Rouge, à 340 km de mon point de départ. J’ai passé les 2 derniers jours au cœur du désert du Wadi Rum à faire de la rando et à dormir sous la tente avec les bédouins. C’est un désert de roches et de sable rouge, un peu comme en Arizona avec des montagnes similaires, sculptées par l’érosion de même que plusieurs phénomènes géologiques. Un petit sentiment d’éloignement malgré le grand nombre de touristes !

Maintenant, c’est l’heure de la transition. Un après-midi à la plage et ce soir je traverse en Égypte. Les journées de plongée s’en viennent!

Après deux semaines en Jordanie, on commence à connaître les gens, la culture et surtout la manière de fonctionner dans le pays, surtout quand on voyage à vélo. Or, même si l’Égypte est aussi un pays arabe, ce ne sera pas du tout la même chose. Je passe maintenant en Afrique, c’est un nouvel apprentissage à faire, une nouvelle acclimatation qui commence bientôt. Il paraît que c’est beaucoup plus tumultueux, le touriste occidental étant vraiment perçu comme un signe de piastre ambulant!!! On va voir si c’est vrai !!!





La route des Rois et Petra
Le 30 octobre, 2007
Me voici à Wadi Musa depuis 2 jours. Cette ville est l’endroit certainement le plus touristique du pays, car c’est à partir de cette ville que nous entrons dans Petra, nouvelle merveille du monde depuis un sondage mondial fait il y a quelques mois. Cet endroit m’intrigue depuis presque 20 ans lorsque j’ai vu au cinéma Indiana Jones et la dernière croisade. La scène finale se déroule dans le fameux temple nabatéen de Petra, appelé Le Trésor. Le film jouait d’ailleurs dans la salle commune de mon hôtel!!! Merveilleuse journée de découverte et de rando sur ce site remplis d’histoire.

Par contre, le chemin pour ce rendre à Petra depuis Kerak, est celui de la Route des Rois qui est très exigeant pour le cycliste que je suis. En effet, le relief n’est pas des plus reposants car nous sommes en pleine montagne et les routes offrent de longues montées et aussi de longues descentes (souvent à 70 km/h pendant 10 km). Je préfère quant à moi une alternance plus régulière entre les montées et les descentes, souvent je prends 2 heures pour une montée et 20 minutes pour une descente!!!

Puisque le corps le demandait, j’ai fait une halte sympa dans le petit village bédouin de Dana où fête et bonne bouffe ont changé quelque peu le rythme du vélo. De plus, les paysages de la région sont à couper le souffle. C’est ce qui est motivant en Jordanie, le paysage change en l’espace de seulement 40-50 km, ce qui me plonge constamment dans un esprit de découverte.

Demain, en route vers le désert de Wadi Rum, c’est va être chaud!

Région de la mer Morte
Le 28 octobre, 2007
Premiers coups de pédale à partir de Madaba jusqu’au Mont Nebo, lieu saint où Moise aurait aperçu la terre promise. En effet, c’est certainement le meilleur endroit pour voir l’ensemble de la Palestine, la région de Jérusalem et la mer Morte! La route qui se rend d’ailleurs à celle-ci est incroyable par la beauté du paysage et pour ces 20 km de descente! Bon début! Par contre, la route qui la longe est dépourvue de tout, à l’exception d’une plage publique pour se baigner dans les eaux salées d’une mer située à 400m au dessous du niveau de la mer. Le point le plus bas sur terre!

Après une nuit à côté d’un poste de police de contrôle routier très acceuillant, une super rando de ’’canyoning’’ dans le Wadi Mujib, un canyon aux falaises de 50m de hauteur inondées d’une rivière de 4-5 mètres de large ! Après cette aventure rafraîchissante, une des pires montées jamais faites à vie, celle partant de la mer morte (-400m) jusqu’à Kerak, ville légendaire des croisades du 12 siècle (+-1000m) sous une chaleur torride digne de la mer Morte.

Cela donne une bonne idée du relief montagneux qui s’en vient et de la chaleur.... Il faut partir plus tôt!
Jérusalem!
Le 26 octobre, 2007
J’y suis, voilà Jérusalem! 4 heures pour traverser la frontière en passant par les territoires palestiniens sans trop de problèmes, c’est bon! J’ai donc passé 2 jours merveilleux au coeur des lieux saints de 3 religions importantes: le judaisme, l’islamisme et le christianisme. De plus, le hasard faisant souvent des choses inespérées, j’ai passé ces deux jours avec deux copains rencontrés sur des montagnes. Lode, un belge, avec qui j’ai grimpé l’Aconcagua, et Magain, un israelien rencontré au pied du Pic Lénine!!! Pour quelqu’un qui n’est pas croyant, il y a de quoi se poser des questions....

Aujourd’hui, de retour en Jordanie pour le début du voyage en vélo.
Amman, la capitale, et Jerash, ruine romaine.
Le 23 octobre, 2007
Depuis 2 jours tout est devenu plus simple, même facile je dirais! C’est l’acclimatation je crois, pour utiliser un vocabulaire de montagne. J’ai réussi à me ’’coller’’ quelques mots d’arabe utiles à la survie (pour dire merci, SVP, combien, bonjour, trop cher, et surtout, parlez- vous anglais!).

La thématique principale de mes deux jours à Amman et Jerash fut sans aucun doute l’Antiquité. En effet, outre les mosquées et les souks, l’industrie naissante du tourisme jordanien mise énormément sur les vestiges romain et grec. Jerash, dans le nord du pays, en est le meilleur exemple avec ses centaines de touristes par jour qui viennent contempler la plus vaste cité romaine et la mieux conservée de tout le Moyen-Orient.

Pour ce qui est d’Amman, on fait vite le tour! Le plus impressionnant est certainement la vue que nous avons du haut de la citadelle romaine qui domine cette ville immense et très étendue. Dire qu’il y a seulement 50 ans, elle ne comptait que 38 000 habitants! Il y en a maintenant 1.8 million grâce aux conflits voisins en Palestine et en Irak.

Aujourd’hui, une tentative d’entrer en Israël pour aller à Jérusalem, du moins aller tâter le pouls a la frontière...

A suivre!



Arrivee en Jordanie
Le 21 octobre, 2007
Après plus de 11 heures d’avion, j’ai passé de l’automne québécois au désert jordanien! Le choc est frappant! Première constatation, les jordaniens sont aussi chaleureux que leur réputation, surtout quand on les aborde avec un ou deux mots en arabe pour dire bonjour ou pour demander s’ils parlent anglais...

Je prendrai les 2 prochains jours pour faire du tourisme et pour me familiariser avec la culture locale. Il faut absolument qu’un minimum de vocabulaire arabe me ’’colle’’ à la mémoire, ce qui n’est pas facile! Je dis encore gratias à la place de choukrane pour dire merci!!!

Mon plan pour aller à Jerusalem se complique davantage, il paraît que le passage en Cisjordanie est très long et compliqué tant sur l’allée que sur le retour. A voir???

Prochain arrêt, la capitale Amman, où le tiers de la population du pays habite et où la circulation routière est 10 fois pire que le pont Champlain un vendredi après-midi! A suivre...
De la Jordanie à l’Égypte en vélo
Le 27 août, 2007
Le prochain périple ne sera pas un défi vertical, mais plutôt un défi horizontal. En effet, François-Xavier partira pour le Moyen-Orient au mois d’octobre pour la capitale jordanienne, Amman, dans le but de relier Le Caire, en Égypte, de l’autre côté de la mer Rouge et de la péninsule du Sinaï, en passant par Israël. Le voyage se fera seul sur deux roues à travers le desert et une région où plusieurs populations tentent de cohabiter... C’est par le biais du rythme que procure le voyage à vélo, qu’il découvrira et observera les cultures bédouines, arabes et juives dans un coin du monde mythique et risqué. Une aventure qui promet bien des regards et des réflexions. À suivre à partir du 19 octobre.

ACONCAGUA

Quelques infos pratiques avant de partir pour l’Aconcagua et le résumé de notre ascension en novembre 2004. Cliquez Aconcagua pour en savoir plus, ou sur info@hautdefi pour nous contacter. Nous avons aussi produit un film d’une soixantaine de minutes sur notre voyage de la Bolivie à l’Argentine: Aconcagua 2004, Au-delà des Andes.

PIC LENINE

Le résumé de notre dernière expédition en septembre dernier en textes et en photos.
Conférences sur notre expé au Pic Lénine
Le 19 juin, 2007
Quelques conférences vidéo , avec une exposition photo, ont été présentées au mois de mai à Montréal, à Québec et à Granby au sujet de notre dernière aventure en montagne au Pic Lénine, au Kirghizstan. Nous tenons à vous remercier d’y avoir assisté, ou d’avoir voulu y être, ce fut pour nous une bonne source d’encouragement et de motivation. Nous avons beaucoup appris de cette expérience positive. À nous fier aux commentaires recueillis, l’événement à été fort apprécié. C’est donc partie remise pour notre prochain périple.
Merci, de la part de l’équipe de Haut Défi.


Au revoir Pic Lénine
Le 10 octobre, 2006
Salut à tous! Le retour du Pic Lénine est déjà du passé. Il s’est effectué avant le temps, cela malgré nous. Incroyable fut cette expérience. Si certains Occidentaux croient que le Kirghizstan est synonyme de vide, alors ils font fausse route. L’accueil y a été tellement chaleureux. Que dire de cette Asie centrale qui a fait de nous des rêveurs devant un espace qui porte le signe de l’immensité. Plus encore, non seulement ce territoire s’est présenté à nous comme une vaste sensation, mais tous nos sens se sont éveillés à l’écoute d’une expression humaine: la langue kirghize. Ainsi, en même temps que nous avions à vivre l’étrangeté de cette langue, les familles nous ont fait vibrer par leur intensité et leur présence.

Au centre du monde, 12 journées de montagnes à se remémorer pour la vie à venir. Presque tous les moyens de transport nous ont permis d’atteindre le camp de base. D’abord, plus de vingt heures d’avion entre Montréal et Bishkek. Ensuite, de la capitale, une heure dans un avion de petit format et de grand bruit vers Osh. De cette ville musulmane, une randonnée de neuf heures en taxi jusqu’au camp de base, les yeux rivés sur les sommets du Pamir. Par la suite, les chevaux toujours valorisés ont propulsé nos 120 kg de matériel vers le camp de base avancé, nos pieds ont parcouru les huit heures nécessaires. Et finalement l’ascension à portée de nos attentes sachant que la saison d’escalade est terminée. Nous n’avons pas été surpris d’avoir été les seuls ou presque sur la montagne.

À un moment donné, notre tente de 6 pieds carrés et sa toile fragile ont été à l’ombre de tous les éléments naturels de la haute altitude. Oublier les dangers possibles en appréciant les moments forts. Pour Frédéric Bleau, le scénario des nuits a cessé d’être les sirènes d’ambulance et les pétarades de motocyclettes, lesquelles le réveillaient brusquement à 3 heures du matin sur la rue St-Denis, pour être remplacé par celui, plus extrême, de chutes d’avalanche et de morceaux de glacier.

Après 6 jours de présence, toutes les autres expéditions avaient quitté, laissant la glace, la roche, les corneilles et nos états d’âme seuls. Tranquillement, notre progression se déroulait avec une belle confiance en nos capacités. Le neuvième jour, nous partions du camp de base avancé pour coucher plus haut, soit le Camp II. Le lendemain, lors de notre retour vers le camp de base avancé, quelqu’un nous avait visités. Bon dieu de merde, qu’est-ce qu’on s’est fait voler ? Notre bouffe, tabarnak, notre bouffe "/$%?&. Une merde que jamais nous n’aurions pu imaginer. Nous ne comprenons pas. Euh! Sans bouffe, encore deux jours de marche pour atteindre la yourte la plus proche. Il fallait donc ramener tout le matériel nous-mêmes, tout en s’imposant une rapidité d’exécution, car la peur de crever de faim nous hantait. Avoir été volés par quelqu’un qui devait très bien connaître les conséquences de cet acte. Cet événement a vraiment été démoralisant. Heureusement, nous avions un téléphone satellite nous permettant de contacter un taxi pour nous récupérer.

Au-delà de notre questionnement sur le pourquoi de ce vol, nous avons adoré l’espace kirghize. En effet, cette rupture imprévue dans notre parcours n’a pas anéanti toutes les raisons qui nous poussent, chaque fois, à revenir dans un milieu de défis et de dépassements. La difficulté doit être, pour nous, de l’ordre du dynamisme et du palpable. Lorsque nous marchions, nous avons vu concrètement le chemin que nous tracions. Lorsque nous mangions, nous avons senti physiquement l’effet d’énergie. Aussi, quand nous décidions d’une action, nous prenions immédiatement connaissance des conséquences de celle-ci. Sans oublier, des millions de petites découvertes qui surgissent lors d’une telle aventure. De retour à Osh, quelques bières et de vives discussions pour se remonter le moral.
L’expédition kirghize en photos
Le 5 octobre, 2006
Voici quelques-unes des photos de l’expédition kirghize 2006 au Pic Lénine. Le site sera mis à jour toutes les semaines pour de nouvelles photos. Merci à toutes et tous d’avoir suivi notre expédition et surtout merci pour vos nombreux encouragements. Nous avons filmé notre périple du début à la fin et nous avons bien l’intention de partager ces moments inoubliables avec vous.
Séjour moscovite
Le 23 septembre, 2006
Sur le chemin du retour, nous profitons d’une escale de trois jours dans la capitale russe, un incontournable! Au premier coup d’oeil, la Ville nous apparaît grandiose et extravagante; larges avenues, grosses voitures européennes, immenses publicités et boutiques de luxe... En descendant l’Utila Tverskaya, nous apercevons les murailles du Kremlin au loin. Comme pour la tour Eiffel à Paris, le Colisée de Rome ou le mont Fuji, la Place Rouge et la basilique St-Basile nous frappent par leurs symbolismes puissants. Le passé soviétique est encore très fort dans ces lieux. Pour nous, Nord-Américains, c’est principalement la Maison Blanche et le Capitole d’un autre monde.

Plus tard, dans la rue et dans les parcs, nous remarquons que tout le monde à une bière à la main, que ce soient des jeunes, des vieux ou des gens d’affaires. Une sorte de cohésion naît après une longue semaine de travail. Le vendredi marque le début de longues festivités pour tous les genres, pour tous les goûts. Aussi les endroits publics extérieurs sont le point de départ pour tous. Pour nous aussi, étrangers.


Tourisme et repos à Karakol
Le 17 septembre, 2006
Après la montagne et les nombreuses heures de marche, il est grand temps, pour nous, de se laisser porter sur le dos des chevaux kirghizes dans les steppes et les régions montagneuses de Karakol. Nous partons dans quelques heures à bord de la vieille jeep soviétique de Valentine, un ’’vieux loup russe’’ qui est impliqué dans plusieurs affaires touristiques et autres. Il nous mènera jusqu’aux guides nomades kirghizes, plus haut dans la vallée. De là, nous entamerons une rando improvisée, selon notre demande du moment, selon nos intuitions... Les nuits se passeront certainement dans les yourtes. Nous pouvons déjà imaginer ce que sera la bouffe... comme au pied du Pic Lénine; pain sec, beurre de yak, yogourt et thé. Le bonheur et la jouissance sont à nouveau simples!
Long retour!
Le 14 septembre, 2006
À 2h et demie, ce matin, nous étions assis au Ala-Too Cafe, sur l’axe principal d’Osh, dégustant avec passion nos fameux Shashilik dont nous rêvions tant depuis des jours. Ce moment fut retardé de plusieurs heures, car le rendez-vous convenu par téléphone satellite avec Jazgul (fille de l’agence) était prévu pour 8h à Ashik Tash. Après avoir passé la nuit dans une yourte, à la chaleur avec un repas convenable, nous avons scruté l’horizon attendant ce fameux transport. À 9h30, rien, sauf deux Israéliens rencontrés à Osh, débarqués à cheval de nulle part, qui ont partagé le thé et leur temps avec nous. Il nous a fallu deux autres appels par téléphone satellite afin d’avoir la confirmation que le chauffeur était en route. ’ Mamane’, nomade du coin, qui fut notre porteur du premier jour, nous invite dans sa yourte pour partager le pain, le thé et le yogourt en attendant. À 14h30, bruit de voiture, Abjali est arrivé ! Après avoir démonté et remonté le carburateur, nous sommes prêts pour les adieux. Nous promettons à Mamane de lui envoyer des photos de notre rencontre.

Rendus à Sarry Mogul, dans la famille du chauffeur, il nous faut négocier la route vers Osh le soir même, parce qu’il avait plutôt prévu de passer la nuit chez lui. Nous partons donc deux heures plus tard avec 3 membres de la famille vers le village voisin pour le reconduire. Autre arrêt.... 7h cette fois, nous nous dirigeons pour de bon en direction d’Osh: 184 km qui prendront 6 heures et demie avec la chaufferette à fond pour assurer la survie du radiateur.

Après le trauma du vol
Le 13 septembre, 2006
Bonjour à tous nos concitoyens du Québec et d’ailleurs! Aujourd’hui, le 13, une famille kirghize nous accueille dans leur yourte avec des brochettes de viande et de la bière étiquetée ’’Moscou’’, en cyrillique évidemment. Sachez que ce sont des ’gens de montagne’ qui nous ont dérobé notre nourriture. Nous ne sommes plus dans l’espace sacré de l’altitude, dans le temps mythique de la Hauteur. Nous sommes ramenés à nous régénérer dans la zone profane de la steppe où peuvent se retrouver encore ces brigands terrestres. Nous ne voulons plus entendre parler de la misère humaine, nous marchons depuis deux jours avec 40 kg de charge chacun. Nous nous réapproprions tranquillement nos valeurs de grimpeurs idéalistes et d’amants de la nature.
Vol et non plus envol
Le 11 septembre, 2006
Salut à tous! Eh bien le 9, nous avons fait une tentative, réussie celle-là, pour le C II (deux) à 5 400 m. Nous avons passé la nuit bien endormis et remis de nos maux d’estomac. Ainsi, le 10 nous avons redescendu vers le CB avancé pour constater avec consternation que notre bouffe avait été volée ainsi que quelques pièces d’équipement. Il ne restait que quelques sachets de pommes de terre en purée et conserves de thon pour l’équivalent de 2 jours, pas davantage. Énorme déception. Une fatalité s’impose. C’est le retour obligatoire sans autre option. Tout ce qui s’appelle contrainte lors de ce retour est notre ennemi. Nous avons lu Mahmoud Darwich et nous le paraphrasons: ’’Ceux qui pleurent la montagne ne pleurent pas pour elle, mais pour les souvenirs qu’elle engendre’’.
Il faut retourner vers Achick Tash et y attendre le transport organisé par l’agence pour Osh et ce, le plus rapidement possible; départ demain matin...
Eau contaminée
Le 8 septembre, 2006
Salut à tous! Hier, le 7, nous avons tenté d’atteindre le camp II avec tout le matériel pour y passer la nuit, mais à près de 5 000 m malaise, ralentissement et demi-tour. Notre processus d’acclimatation n’est pas satisfaisant, que se passe-t-il? La réponse est simple: l’eau est imbuvable et la nourriture peu substantielle. Il faut révéler ici que l’eau pouvait très bien être contaminée au CB à cause de l’hygiène épouvantable et du manque d’entretien des toilettes. L’ascension pure et dure de l’idéal montagnard fait face dorénavant à cette réalité de la diarrhée et des maux d’estomac. Pour nous, il s’ensuit un manque d’énergie pour affronter la grimpe. Aujourd’hui, le 8, après avoir couché au CB avancé à 4 400 m, nous nous reposons en espérant relancer notre ascension demain vers le camp II à 5 400 m. Le bonheur n’est plus du tout simple.
Camp de base avancé
Le 5 septembre, 2006
Salut à tous! Quel choc matinal, plus ou moins inattendu, de voir de la neige à hauteur de 5 cm. Nous avons fait le parcours de Achikh Tash jusqu’au CB avancé pour une durée appréciable de huit heures. Il y a maintenant deux porteurs, Manas et son ami, qui nous accompagnent transportant chacun soixante kilos de matériel à cheval. Nous nous installons pour les deux prochaines semaines à l’intérieur desquelles deux journées au moins seront retenues pour ce qui est du processus d’acclimatation.
Au cours de la journée, nous avons échangé avec des membres de l’expédition russo-internationale qui nous ont informés des particularités du trajet à venir. De plus, ils nous ont laissé des bonbonnes de gaz et de la nourriture. Toujours apprécié, surtout dans ce contexte montagnard et avec nos réserves bien mesurées.
La fenêtre du ciel
Le 3 septembre, 2006
Salut à tous en ce dimanche! À 6h50, nous sommes réveillés, éveillés et émerveillés d’être à 3 600 mètres d’altitude, tout à côté du camp de base et au seuil de la yourte qui nous a abrités avec un nouveau compagnon de cordée, soit un porteur de la région. Notre objectif, aujourd’hui, est de se rendre au camp de base (dorénavant CB) afin de débuter notre processus d’acclimatation et d’installer l’équipement requis. À l’horizontale, la nuit de la yourte, il y avait une ouverture dans le plafond pour faire sortir la fumée, les anciens la nomment religieusement ’’fenêtre du ciel’’. Le bonheur simple et la simple jouissance, c’est pour nous.
Vers le camp de base
Le 2 septembre, 2006
Salut à tous les Québécois et autres intéressés ! Nous avons quitté la ville très musulmane d’Osh. Dix heures donc de jeep et de ’’terek’’ (petite auto), dix heures de règne minéral fait de roches, de sable et de steppes avant de faire place à la vision du premier camp de base (Ashik Tash). À bien y penser, la haute mer et la haute montagne ont ceci en commun qu’on appareille vers elles. Afin d’accéder à la mer, il faut un port; pour la montagne, il faut un camp.
Osh
Le 31 août, 2006
Maintenant, le trio est complété, nous avons survécu au vol Bishkek-Osh à bord d’un Yak 40 russe de l’époque de Khroutchtchev. Or, après trois mois de communication par internet avec notre agence locale, la rencontre réelle avec Jazgul a été plutôt décevante, une mauvaise compréhension de nos demandes nous a retardés d’une journée. Aujourd’hui, c est le jour de
l’indépendance kirghize, une journée de fête nationale où nous avons découvert plus en profondeur le pays et ses coutumes grâce à la visite du bazar d’Osh et de la montagne sacrée de Salomon entourée de yourtes-restaurants. Par comparaison avec Bishkek, Osh nous apparaît plus traditionnelle par l’habillement des gens et le mélange des cultures d’Asie centrale.

Demain, ce sera une journée de préparation et d’achat de matériel pour l’ascension.

Bishkek
Le 29 août, 2006
De l’aéroport P.E. Trudeau à celui de Bishkek, en passant par la Britannie et la Moscovie, une odyssée de 26 heures, arrêts et envols confondus, pendant laquelle seule l’anticipation de ce que nous n’avions pas encore imaginé nous a contentés et a prolongé nos pensées positives dans l’attente de la Kirghizie. En débarquant de l’avion, la fatigue nous frappe brutalement et il faut se tenir debout alors que la famille Moldalieva nous guette et nous emporte vers leur maisonnée campagnarde, tapissée de petits soins pour nous soigner l’âme en exil.
Avant de ressentir le summum de l’hospitalité autour d’une table festive confectionnée spécialement en notre honneur et bonheur, nous avons été témoins du fameux jeu traditionnel des steppes appelé soit ’’kukburu’’ ou ’’bouzkachi’’. À ce jeu, deux cavaliers se disputent la dépouille d’une chèvre, laquelle doit être déposée dans le but adverse. Il semble que ce soit l’ancêtre du polo européen, à la différence que le rituel du sacrifice de la chèvre (d’autres l’appellent le bouc émissaire) représente l’homme qui donne un coup de pied à son chien faute de pouvoir le donner à son patron.
Le sacrifice a comme rôle de ’’purger’’ symboliquement le groupe social de ses indésirables en polarisant sur une victime les tensions agressives de tous. La chèvre peut être tuée et il n’y aura pas de vengeance.
Pic Lénine en direct
Le 23 août, 2006
Pour cette expédition nous allons tenir un journal de bord en direct, pour ce nous allons utiliser un téléphone satellite pour transmettre notre progression, au jour le jour, sur la montagne.
À une semaine du départ (Montréal)
Le 20 août, 2006
Nous sommes attablés un dimanche après-midi sur la rue St-Denis, température exécrable, à discuter de ce qui reste à faire. Il y a énormément d’éléments à mettre en ordre alors que nos états d’âme sont bousculés à un point tel que nous ’’volcanisons’’ dans une tension digne de la haute altitude.
© 2017 Haut Défi - info@hautdefi.ca